samedi, octobre 30, 2004

Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 25 octobre au 31 octobre 2004)

«Le Snes a adopté le choix d’être révolutionnaire pour ne pas être réformiste». On trouve cette formule assassine dans un article du Nouvel Observateur très sévère sur ce syndicat. On signalera aussi une chronique cinéma (« Les Fautes d’orthographe ») dans le Figaro Magazine qui se termine en réflexion sur l’autorité à l’école.
A noter un changement pour cette chronique des hebdomadaires. Elle sera basée désormais sur la semaine (du lundi au dimanche) et publiée le samedi ou le dimanche. L’Express qui paraît le lundi sera donc traité la semaine suivante avec six jours de décalage.
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 28 octobre 2004 -

Snes : l’art du freinage
On connaît la chanson: quand il faut faire évoluer l’école, le Snes est contre. Le Syndicat national des Enseignements de Second Degré est devenu expert de la résistance au changement. «Une machine à dire non», résume Hervé Hamon, qui vient de boucler deux ans de voyage dans la machine Education nationale. L’adage s’est vérifié une nouvelle fois, cet automne, après la remise à François Fillon d’un rapport ambitieux et cohérent rédigé par une commission de spécialistes sous la direction de Claude Thélot . L’encre n’était pas encore sèche que les voix du Snes et dans une moindre mesure de la FSU (Fédération syndicale unitaire), à laquelle il appartient, se sont élevées: «Nous contestons l’essentiel des préconisations de ce rapport», résume Bernard Boisseau, secrétaire national du Snes. «Bonimenteurs», titre aimablement l’hebdomadaire du syndicat à l’intention du ministère.
Le rapport n’a pourtant rien de révolutionnaire. Pour l’essentiel, il charpente les évolutions en cours. Mais le Snes conteste tout. Le bagage minimum de connaissances et de compétences pour tous les élèves à la sortie du collège? Non: «C’est un peu mieux que la situation actuelle, mais on a des ambitions plus fortes», explique Gérard Aschieri, secrétaire national de la FSU, qui croit lire aussi que l’école renonce à l’élévation des qualifications. Renforcer le pouvoir du chef d’établissement et de son équipe pour piloter une politique commune afin qu’il devienne une sorte de «leader pédagogique», selon l’expression de la sociologue Agnès Van Zanten? «Non aux petits chefs», tranche Bernard Boisseau, du Snes. Réviser le statut et les horaires des profs, dont les pratiques ont pourtant beaucoup changé depuis 1950? «Non à la codification pointilleuse du métier»…
On pourrait hausser les épaules, pointer la mauvaise foi, mais il faut bien prendre cette posture syndicale au sérieux: le Snes a une vraie puissance de feu.[…]
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Le sociologue et le révolté
Ce livre pas comme les autres n’avait pas été programmé. Il s’est fait tout seul. C’est un document brut. On y découvre la correspondance que se sont échangée par ordinateurs pendant une année ledit Younes, 29 ans, et le sociologue Stéphane Beaud. Rien d’un entretien, mais un échange au long cours. En décembre 2002, Younes, 28 ans, avant-dernier enfant d’une famille nombreuse marocaine immigrée, marié et père d’un petit garçon, est emploi-jeunes dans une bibliothèque de sa commune de la banlieue lyonnaise. Il a abandonné la fac en deuxième année d’histoire. Un échec qu’il rumine. Il tombe sur l’enquête de Stéphane Beaud, «80% au bac… et après?», qui dénonce la démocratisation scolaire mal menée. Les longs récits des jeunes des HLM de Montbéliard, qui se sont eux aussi plantés en fac et qui avec l’aide du chercheur analysent leurs parcours, il s’y «voit dans un miroir». Il cherche le mail de l’auteur et lui envoie, «les larmes aux yeux», une belle lettre de remerciement. «Cher Monsieur, je me permets de vous écrire… C’est incroyable à quel point les vies que vous avez décrites ressemblent à la mienne… Votre livre va sûrement m’être utile pour mon avenir.» Le chercheur lui répond aussitôt: «Cher Monsieur, votre lettre m’a beaucoup touché.» Younes retapote un mot et met sur le tapis Pierre Bourdieu, «dont je suis en pleine découverte». Les deux «Monsieur» ne vont plus se lâcher. En un mois, le fil est noué, l’élève se lance dans l’exposé de sa vie en empruntant tous les langages, y compris le bourdieusien. Avant Noël, ils s’appellent par leurs prénoms, le maître tutoie l’élève et l’assure de ses «amitiés». En janvier, ils se rencontrent à Paris pour la première fois et reprennent le fil des échanges. Younes met à jour sa vie, dissèque des «étapes», scrute des pans de son histoire avec une lucidité parfois terrible. C’est nous qui avons la gorge souvent nouée.
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Le Point du 28 octobre 2004

Un bonus pour l'allemand
François Fillon s'apprête à tendre une belle Möhre (carotte) aux élèves français : ceux qui étudient la langue de Goethe pourraient bénéficier d'un bonus au bac, sous forme d'un coefficient supplémentaire. Grâce à cette mesure, et à d'autres incitations (création de classes européennes avec allemand), la baisse du nombre de jeunes Français germanistes pourrait être enrayée. En 2004, entre la sixième et la terminale, ils ne sont plus que 17 % à étudier l'allemand, contre 20 % en 2000. Aujourd'hui 91 % des collégiens choisissent l'anglais en première langue.
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L'Express du 25 octobre 2004

Rien vu...


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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 30 octobre 2004

ENTRETIEN
Boris Cyrulnik : docteur ès résiliences

Avec “parler d’amour au bord du gouffre”, son nouveau livre, Boris Cyrulnik prolonge son travail sur la résilience, cette capacité de survivre et de rebondir. En plus d’une vraie force intérieure, ce sont ceux qu’il appelle les “tuteurs”, les soutiens affectifs, qui aident à surmonter un traumatisme grave.
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NOSTALGIE L'école fait son cinéma
Après «les Choristes» (années 40) et «le Pensionnat de Chavagnes» (années 50), la trilogie sera au complet le 3 novembre avec la sortie d'un film sur l'école des années 60.
Dans les Fautes d'ortho-graphe aussi il y a une chorale. Mais les collégiens sont désespérés et leurs chants ne sont pas les plus beaux. Assis sous un préau, ils s'ennuient ferme en grelottant de froid dans la brume de l'hiver 67. On est à quelques mois d'une révolution estudiantine qui a déjà débuté en Amérique, mais dont les élèves du film de Jean-Jacques Zilbermann ignorent tout ; ce qui ne les empêche pas de couver la même révolte, telle qu'elle explosera en plein réfectoire, dans la dernière scène de ce long-métrage autobiographique.[…]
Ce que l'on voit très bien, par exemple, dans les Fautes d'orthographe, c'est que le maintien de l'autorité ne dépend pas de l'étendue de l'arsenal de sanctions dont on dispose : plus on en a, plus on en use, et plus l'autorité vire à l'autoritarisme, au risque de déclencher une mutinerie. Dans le film, ceux qui giflent ou donnent des coups de règle n'obtiennent rien. Quant aux exclusions après conseil de discipline, elles ne font que renforcer le sentiment d'injustice, la solidarité entre élèves, le courage qui leur manquait pour s'unir et se rebeller.
Le seul qui se fait respecter, c'est un surveillant qui n'élève pas la voix. Il ne cherche pas à se faire aimer, il ne punit pas beaucoup : il irradie ce que l'on nomme une autorité naturelle. Un mélange d'indifférence et d'assurance qui ne s'apprend pas. Et qui ne s'est d'ailleurs jamais appris. Il fait autorité, naturellement.
Car on l'oublie trop souvent : les enseignants persécutés, incapables de tenir une classe, stressés jusqu'à la dépression nerveuse ou le suicide par ce qu'ils endurent, ont toujours existé. Le phénomène ne date pas de 1968, ni de la réforme Jospin ! A en croire les anciens proviseurs et enseignants aujourd'hui retraités, les chahuts d'autrefois étaient même beaucoup plus spectaculaires que ceux d'aujourd'hui... quelle que soit l'importance des sanctions auxquelles s'exposaient leurs meneurs.[…] En clair, la demande d'autorité est aujourd'hui quasiment unanime : chez les enseignants comme chez les élèves, chez les parents de droite comme chez ceux de gauche, et dans tous les milieux sociaux, dont la ruée vers les établissements scolaires privés ne s'explique souvent que par cette seule raison. Car il est notoire que le secteur privé s'en tire mieux sur ce plan ; avec les mêmes élèves, moins de moyens financiers et moins d'encadrement. Tout simplement parce que les équipes pédagogiques y sont cohérentes et soudées, plus présentes aussi. Et que les parents, comme autrefois, n'ont généralement pas d'autre possibilité que d'entériner les décisions qu'on leur communique.
Nul besoin, par conséquent, d'en revenir à l'avant 68 que stigmatise si justement le film de Zilbermann : les coups de pied aux fesses et autres douches froides ne fonctionnaient déjà pas en ce temps-là. Personne ne demande leur retour. Mais il est permis en revanche de s'interroger sur la pertinence des changements qui sont intervenus depuis ; même le PS le fait. D'autant que les solutions efficaces et humaines qui pourraient contribuer à la restauration de l'autorité scolaire sont aussi simples qu'évidentes. Elles ne supposent que le respect du slogan favori, mais si rarement appliqué, de l'Education nationale : «Penser d'abord aux enfants, n'agir que dans leur intérêt.» Montaigne, en son temps, ne disait pas autre chose.
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Politis du 28 Octobre 2004

Rien vu...


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Marianne du 28 octobre 2004


Nouveau : le permis de cantine à points !
Face à la mauvaise conduite de certains élèves dans les réfectoires, une école primaire du Gard a instauré le « permis de cantine à points », inspiré du permis de conduire.
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vendredi, octobre 29, 2004

Revue de presse des 27, 28 et 29 octobre 2004

Pas grand chose à se mettre sous la dent cette semaine. Normal, ce sont les vacances…
On peut quand même noter le retour de la punition collective dans la dernière circulaire du Ministre . C’est le Figaro qui nous l’apprend.
Le Monde revient, lui, sur ce rapport (déjà évoqué dans Libération, il y a quelques jours) de l’Inspection Générale décrivant l’Académie de Paris comme une « machine à exclure »
Bonne Lecture...
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Libération



Enseignement et recherche, même combat Par Jacqueline Heinen professeure de sociologie, présidente de la Conférence permanente du Conseil national des universités (CP-CNU) et Jacques Moret professeur de biodiversité, vice-président de la CP-CNU.
[…]Pour la CP-CNU, le maintien d'un lien fort entre formation et recherche est primordial, car c'est une condition indispensable pour qu'un enseignant puisse dispenser une formation de qualité basée sur les avancées les plus récentes de la recherche. C'est aussi la condition d'un juste équilibre entre le développement et la transmission des savoirs fondamentaux et la nécessité, pour l'Université, de répondre aux besoins de la société. C'est pourquoi nous souhaitons que la réflexion sur l'avenir de la recherche soit menée conjointement à une réflexion sur l'avenir de l'enseignement supérieur.[…]
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Le Figaro


Fillon rétablit la punition collective à l'école
Après la dictée et la récitation, voici le retour annoncé de la punition collective. La dernière circulaire de l'Éducation nationale, parue hier au Bulletin officiel du ministère, fait bondir les syndicats de parents d'élèves. Motif : le texte que dénoncent les deux principales fédérations, la FCPE et la PEEP, remet en selle la «sanction collective» qui était officiellement bannie des principes de l'Éducation depuis plusieurs années.
La deuxième partie de la circulaire relative à «l'organisation des procédures disciplinaires» porte sur les «moyens d'action à la disposition des enseignants en matière disciplinaire». Le texte explique que «s'il est utile de souligner le principe d'individualisation de la punition ou de la sanction, il faut rappeler qu'une punition peut être infligée pour sanctionner le comportement d'un groupe d'élèves identifiés, qui, par exemple, perturbe le fonctionnement de la classe».
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France-Allemagne : équivalence des certificats professionnels
L'Allemagne et la France se sont mises d'accord aujourd’hui pour reconnaître l'équivalence de certains certificats professionnels afin de faciliter l'accès mutuel aux marchés du travail dans les deux pays, selon une déclaration commune de deux ministres de l'Education faite Berlin.
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L'Humanité



Rien vu...


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Le Parisien



Supprimer la Pentecôte dérange un tiers des académies
LE FEUILLETON du lundi de Pentecôte continue. C'est Jean-Pierre Raffarin lui-même qui a relancé la polémique en déclarant, hier matin au micro de RTL, que le lundi de Pentecôte serait « travaillé dans les entreprises comme dans les écoles (...) sauf si le recteur décide, dans tel département, pour des raisons locales traditionnelles fortes - je pense au Gard par exemple - de choisir une autre journée dans l'année ». Echaudée par la fronde des députés de la majorité au moment où François Fillon, ministre de l'Education nationale, déclarait que le lundi de Pentecôte serait désormais un jour travaillé à l'école - annonce suivie, le 17 septembre, du désaveu du Premier ministre -, la Rue de Grenelle se refuse désormais à toute déclaration : « Le dossier est géré directement par Matignon », précisant seulement qu'« une réunion des recteurs est prévue le 9 novembre, l'un des points à l'ordre du jour sera le lundi de Pentecôte ».
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La Croix


Enfants surdoués, enfants fragiles
Edouard, 15 ans, vient de rentrer en classe prépa scientifique à Nice. Avec deux ou trois ans d’avance sur ses camarades. Mais sa maman, Catherine (qui exerce actuellement un métier de standardiste), n’a pas le sentiment de l’avoir «poussé». Au contraire. Elle se «mord les doigts, dit-elle, de n’avoir pas pris plus tôt conscience de ses problèmes». Elle ne voulait pas non plus, quand il était petit, «en faire un singe savant», alors qu’elle avait remarqué «qu’il faisait des choses que les autres ne faisaient pas» : il parlait à un an ; à 4 ans, il avait un vocabulaire très élaboré, prononçait des phrases du genre «il faut bien assumer les conséquences de ses actes» ; à 5 ans, il avait déjà un peu appris à lire tout seul.
«À côté de cela, dit-elle, il était maladroit en sport, avait du mal à lacer ses chaussures, à manger tout seul…» Et puis à l’école, il avait de bons résultats, mais sans plus. Et surtout il s’ennuyait, n’obéissait pas, pleurait souvent et n’avait pas de copains. Des signes d’un malaise, qu’elle avait alors, déplore-t-elle, sous-estimé. À 7 ans, des tests passés chez un psychologue diagnostiquent un QI supérieur à 150. […]Édouard ressemble à beaucoup de ces enfants qu’on dit aujourd’hui «intellectuellement précoces» ou «à haute potentialité», parce qu’on ne veut plus parler de «surdoués». Mais on a encore du mal à les qualifier, car on ne sait pas encore très bien qui ils sont. Pendant longtemps on a cru en effet qu’il s’agissait de «petits génies» sans problème, puis on a pris conscience que ces enfants pouvaient être aussi en échec scolaire et avoir des difficultés, comme le rappelle Monique Binda, présidente de l’Association nationale pour les enfants intellectuellement précoces (Anpeip). «On sait, dit-elle, que cette précocité peut être une faiblesse, que cette avance intellectuelle – et son décalage par rapport au développement biologique – peut être un facteur de fragilité
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20 minutes


«Ravaillac», l’Education renvoyée à ses études
C’est désormais le plus célèbre des journaux lycéens. Réalisé par des élèves d’Henri-IV, Ravaillac a remporté, hier, en appel devant la cour administrative de Paris, son procès contre l’Education nationale. En mars 2002, Patrice Corre, proviseur du prestigieux établissement, avait interdit la publication d’un numéro de Ravaillac sur la sexualité, dont la couverture affichait un groupe d’élèves entièrement nus. Pour l’association qui publie le journal, c’est une « atteinte à la liberté d’expression ». Elle demande alors au tribunal administratif d’annuler cette décision et gagne en première instance. La cour d’appel vient de confirmer l’annulation.
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Le Monde


L'école à Paris : une machine à creuser les inégalités
Un rapport de l'inspection générale de l'éducation nationale indique que les résultats des élèves parisiens sont moins bons que la moyenne française. A toutes les étapes de la scolarité, les meilleurs bénéficient de toutes les attentions.
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La capitale dispose pourtant de bons moyens humains, financiers et culturels
En termes de moyens consacrés à l'école, la capitale est particulièrement bien dotée. Son école primaire "bénéficie de moyens d'enseignement à nuls autres pareils en quantité comme en diversité", notent les auteurs du rapport sur "L'évaluation de l'enseignement dans l'académie de Paris".
[…] Tout pour réussir donc. Et de relativement mauvais résultats. De l'un à l'autre, il y a des défis de taille auxquels est confrontée l'académie et qu'elle n'arrive pas à relever. Même si le PIB par habitant y est supérieur de 50 % à la moyenne, la capitale reste une ville profondément diverse, où cohabitent des familles aisées, à très haut niveau culturel, et "un monde ouvrier, paupérisé, immigrant et non francophone", avancent les auteurs du rapport.
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Janson-de-Sailly, 120 ans et toujours aussi chic
Cent vingt ans, mais toujours autant d'influence. Le prestigieux lycée Janson-de-Sailly, dans le 16e arrondissement de Paris, a dignement fêté, dans les premiers jours d'octobre, son anniversaire. Plus personne ne se souvient de ses débuts, un peu honteux. Janson était un bourgeois du XIXe siècle, cocu et sans enfant, qui a déshérité sa femme et fait don de sa fortune à l'Etat pour qu'il éduque les jeunes connus pour leur piété filiale.
Cent vingt ans après, Janson a des tas de petits-fils reconnaissants, devenus hommes de tête, de pouvoir et d'argent. Une belle lignée.
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mardi, octobre 26, 2004

Revue de presse des 23, 25 et 26 octobre 2004

Voici une revue de presse des samedi 23, lundi 25 et mardi 26 octobre. Le colloque du CRAP sur l’autorité à l’école qui s’est déroulé à Montreuil a réuni plus d’une centaine de personnes.
Le Figaro nous propose un dossier sur l’autorité, bien loin des conclusions de notre colloque… Alain Bentolila dans le même journal plaide pour la disparition des ghettos scolaires.
A signaler aussi la publication dans l’humanité d’une tribune de « sauver les lettres »…
Bonne Lecture...
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Libération du 26/10/04


Collège poursuivi pour vol de scolarité
Une famille porte plainte après l'expulsion d'une élève musulmane couverte d'un bonnet.
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L'enseignement public à Paris, machine à exclure
Paris, capitale des inégalités scolaires. Ce que chacun pressentait est confirmé par un rapport confidentiel de l'Inspection générale de l'Education nationale, dont Libération a eu connaissance. Intitulé «Evaluation de l'enseignement dans l'académie de Paris», il vient d'être remis au ministre de l'Education, François Fillon, et n'est pas destiné à être rendu public
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Le Figaro du 26/10/04


De plus en plus d'incidents dans les maternelles
La cour de récréation serait-elle devenue une jungle et les enfants, des terreurs de bacs à sable ? Phénomène encore rare il y a une quinzaine d'années, la violence se propage dans les écoles primaires dès la maternelle. Le nombre d'actes signalés pour l'année scolaire 2003-2004 y est supérieur de 5% par rapport à l'année précédente. S'il y a dix-huit fois moins d'agressions à l'école qu'au collège et au lycée, 4 360 incidents y ont cependant été signalés en 2003-2004, dont 994 concernent les seules maternelles. Les actes les plus répandus sont les insultes ou menaces graves, suivies des violences physiques.
Dès l'âge de 4 ou 5 ans, des enfants adoptent les comportements que l'on observait autrefois chez leurs aînés.
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Ces écoles où l'autorité fait loi
Après une rentrée où la question du voile s'est montrée plutôt discrète, c'est le thème de l'autorité à l'école qui continue d'alimenter le débat. Sujet à la mode s'il en est à observer le nombre d'ouvrages mais aussi de films qui lui sont consacrés. Les Fautes d'orthographe, qui sort en salles le 3 novembre, aura-t-il autant de succès que Les Choristes ? Quelle émission de télé-réalité succédera au «Pensionnat de Chavagnes» sur M 6 qui a fait d'excellents scores d'audience ? Non seulement chez les adultes, séduits par ce retour au bon vieux temps, mais surtout auprès des jeunes, qui ont découvert, les yeux écarquillés, ce qui, à quelques décennies près, aurait pu leur arriver.
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Calme précaire au lycée professionnel La Tournelle
A La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), c'est un proviseur à poigne qui a été choisi pour diriger le lycée professionnel La Tournelle, réputé difficile. Le calme est de retour mais, dans cette ambiance de violence contenue, tout peut déraper à tout instant.
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Prytanée de La Flèche : un encadrement militaire
Au Prytanée militaire national, l'autorité finit par s'effacer tant elle est acceptée. Revers de la médaille : après trois ans de cocon militaire, les élèves ne sont pas toujours prêts à affronter le monde extérieur.
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Jours tranquilles au collège de Montbard
La drogue ? Les tournantes ? Le jeu du foulard ? Inconnus ici. Les plus gros incidents l'an dernier ? Une fille, énervée, a lancé un coup de pied dans la canalisation des toilettes qui a cédé. Et deux «troisième» ont tenté de prendre la poudre d'escampette.
Sont interdits au collège les chewing-gums, les portables et les baisers d'amourettes adolescentes. C'est l'absence de chewing-gum qui fait le plus râler dans les rangs. La dernière cuvée a fait 86% de réussite au brevet. «Touchons du bois mais c'est un collège plutôt calme», commente la principale, Martine Perrignon, avenante, qui entame sa neuvième année à Pasteur.
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Contre les ghettos scolaires, le mélange Par Alain Bentolila
Le rapport Thélot se garde bien d'évoquer la triste réalité des ghettos scolaires et le principe, jamais mis en cause, de la discrimination positive. Mais pourquoi est-il si urgent de lutter contre la ghettoïsation scolaire ? me direz-vous. Après tout, elle ne concerne qu'une minorité d'élèves, entre 15 et 20%. Certes ! Mais si notre école accepte que, pour des centaines de milliers d'élèves, l'échec scolaire et social soit une fatalité, elle affaiblit globalement sa crédibilité, car elle admet alors qu'en son sein, existent des zones où l'on flétrit l'espérance de se hisser au-dessus de sa condition par le savoir et l'intelligence ; car elle accepte alors que soient confinés des enfants qui pensent que le pari de l'école ne mérite pas d'être tenté et finissent par confondre enfermement et choix identitaire.
Si l'on s'est contenté jusque-là d'arroser des ghettos scolaires, n'est-ce pas parce qu'ils étaient le reflet à peine édulcoré de ghettos sociaux inviolables, fondés sur la précarité et l'absence de perspective de promotion sociale et d'ouvertures culturelles ?
Il faut que l'école agisse en sachant que la lutte sera longue, coûteuse et peu populaire ; autant dire qu'il faudra, pour la mener, des hommes oublieux de leurs propres privilèges et aussi des privilèges de leurs enfants. Car la seule voix à suivre est celle du «mélange». Lutter contre la ghettoïsation scolaire, c'est introduire, pas à pas, des éléments de mixité culturelle et sociale : faire de la différence un principe positif de la politique éducative. Cela signifie que la mobilité positive doit remplacer la discrimination positive et que, par exemple, l'établissement des cartes scolaires intègre en douceur cette décision de ne plus accepter l'existence «d'écoles-poubelles».
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L'Humanité du 26/10/04


Effroi à la maternelle !
Un banal fait divers ? Vendredi dernier, à quelques heures des vacances, une fillette de trois ans, en petite section maternelle à l’école d’Altkirch (Haut-Rhin), a été sévèrement bousculée dans la cour de récréation par deux garçons et une fille de grande section, tous trois âgés de cinq ans. Selon la gendarmerie, citée par l’AFP, la gamine aurait été poussée contre une structure de jeu, avant d’être rouée de coups de pied par ses « agresseurs ». La fillette, brièvement hospitalisée, souffre d’ecchymoses, notamment au visage, de griffures profondes et d’une morsure à la main droite. Anecdotique ? Pas vraiment. Ce week-end, la bagarre de cour de récré a littéralement enflammé les médias
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Lire, écrire, compter : oui, mais « pour de vrai » ! par Françoise Puel et Luc Richer, enseignants et membres du collectif Sauver les lettres.
La tribune du 30 septembre 2004, intitulée « École légitime ou école autoritaire ? », accusait ceux qui s’opposent aux réformes imposées à l’école d’hier et d’aujourd’hui de défendre, dans la nostalgie, une école autoritaire et illégitime.
Dénonçons d’emblée le mensonge.
Ces opposants ne sont nullement pour un retour aux coups de règle sur les doigts, et l’autorité qu’ils veulent voir installée à l’école repose sur le rôle du savoir rétabli au centre et l’objectif d’une réelle instruction publique dans l’enseignement. Cette autorité-là, il est vrai, se situe aux antipodes de l’autoritarisme qui sévit depuis au moins une quinzaine d’années, du cours préparatoire au baccalauréat : méthodes innovantes obligatoires, pressions continuelles sur les enseignants pour qu’ils adoptent une « pédagogie de projets » au détriment des programmes nationaux, inspections cassantes pour ceux qui ne plient pas...
Mais programmes allégés et méthodes expérimentales ont abouti à ce résultat : plus des deux tiers des écoliers et les trois quarts des collégiens ne maîtrisent pas complètement les enseignements de base ! Il est alors infiniment plus commode, bien entendu, pour les propagandistes de l’innovation pédagogiste expérimentale, de présenter les enseignants récalcitrants comme autant de réactionnaires nostalgiques des années trente.
Eh bien non, ce qui nous anime, ce n’est pas la nostalgie ; c’est la volonté de voir impulsé à l’école un travail de fond, notamment sur la langue. Il faut donc, par exemple, en maternelle, mettre fin à l’imposture de la « lecturisation » - dans le jargon des soi-disant « scientifiques » de l’éducation -, en primaire, mettre fin à l’impérialisme de méthodes d’apprentissage de la lecture qui ont fait la preuve de leur nocivité, et, dans le secondaire, mettre fin au saupoudrage de notions éparses de vocabulaire, de grammaire et de conjugaison, considérées comme acquises parce que nommées au détour d’un texte dans un enchaînement de séquences : tout cela conformément au dogme actuel.
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Le Parisien du 26/10/04


Une collégienne contre-attaque
LES PARENTS d'une jeune musulmane de 13 ans qui refuse d'ôter son bonnet en classe ont décidé de contre-attaquer, en déposant hier un recours préalable devant le tribunal administratif de Lyon. Les parents de Zahra protestent contre le fait que, depuis le jour de la rentrée, leur fille a été exclue de la salle de classe pour être installée dans le bureau du principal ou à la bibliothèque où elle recopie tant bien que mal les cours de ses camarades.
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L'idée qui va booster l'allemand
COMMENT inciter les jeunes Français à apprendre l'allemand ? Jamais la langue de Goethe n'a été aussi peu appréciée, puisque 17 % seulement des élèves, entre la sixième et la terminale, l'étudient, contre 20 % en 2000. Un phénomène lié essentiellement à la difficulté de l'apprentissage et à l'image du pays, qui ne cesse de s'accélérer avec une baisse continue de 1 % à chaque rentrée. Le président Jacques Chirac annoncera aujourd'hui à Berlin, à l'occasion du quatrième Conseil des ministres franco-allemand), « des mesures spécifiques pour inverser cette tendance».
L'objectif pour l'Elysée est de « préserver la diversité linguistique et culturelle de l'Europe ». Mais comment concrètement résister à l'hégémonique anglais choisi par 91 % des collégiens, une langue qui paraît aujourd'hui indispensable lorsqu'on travaille et voyage ? Selon Europe 1, François Fillon, le ministre de l'Education, rencontrant vendredi des professeurs de langues au lycée Lavoisier à Paris, aurait lâché l'idée de donner un bonus au bac à ceux qui font allemand. En clair, leur permettre de bénéficier d'un coefficient supplémentaire.
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La Croix du 26/10/04


Rien vu...


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20 minutes du 26/10/04


Enquête à la maternelle d’Altkirch
La cour de l’école était-elle bien surveillée ? L’inspection académique du Haut-Rhin a annoncé, hier, l’ouverture d’une enquête pour éclaircir les circonstances dans lesquelles trois enfants de cinq ans ont violenté une fillette de trois ans dans la cour de récréation de l’école maternelle d’Altkirch. Au moment des faits, la cour était sous la surveillance de quatre enseignants qui, semble-t-il, n’ont rien remarqué. Une réunion technique est prévue aujourd’hui à l’école pour étudier la configuration de la cour de récréation. « Il est beaucoup trop tôt pour parler de défaut de surveillance », a estimé Georges Dupon-Lahitte, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), contacté hier.
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A Paris, l’exclusion est à bonne école
De la maternelle au lycée, l’enseignement public parisien serait une énorme machine à exclure les élèves les plus faibles. C’est ce que conclut un rapport de l’inspection générale de l’Education nationale, intitulé Evaluation de l’enseignement dans l’académie de Paris, dont Libération a publié hier les principaux extraits. Cette étude de 120 pages a été remise il y a une quinzaine de jours au ministre de l’Education, François Fillon, et au recteur d’académie, qui rappelle avoir lui-même commandé cet audit. A l’académie, on se disait, hier, « guère surpris par les résultats de cette enquête, puisqu’ils viennent confirmer des dysfonctionnements que l’on avait ressentis dès 2002 ».
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Le Monde daté du 27/10/04


L'Allemagne et la France renforcent leur coopération
Paris et Berlin se sont aussi mis d'accord pour reconnaître l'équivalence de certains certificats professionnels afin de faciliter l'accès mutuel aux marchés du travail dans les deux pays, selon une déclaration commune de deux ministres de l'éducation. Edelgard Bulmahn et François Fillon ont signé cette déclaration qui reconnaît "une équivalence générale" après des années de négociations.
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Histoire et langues doivent relancer la coopération franco-allemande
Un conseil des ministres commun s'est tenu, mardi 26 octobre, à Berlin. Pour rendre plus concrètes les relations entre les deux pays, il a été décidé de lancer un manuel d'histoire commun, qui sera proposé dans les lycées, et d'encourager l'enseignement de la langue du voisin.
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Education : François Fillon lance "une consultation à grande échelle"
Après la remise du rapport Thélot, qui proposait des pistes et des mesures à envisager, il s'agit désormais pour le ministre de l'éducation nationale d'élaborer concrètement la loi d'orientation sur l'éducation qui doit être votée au printemps 2005.
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vendredi, octobre 22, 2004

Revue de presse du vendredi 22 octobre 2004

Le Monde nous informe que le ministre de l'éducation nationale a annoncé que cinq réunions thématiques comprenant les syndicats auraient lieu dans le mois qui vient afin de mettre la dernière main au projet de loi d'orientation et de programmation sur l'école.
Après la mi-novembre, le ministre fera des propositions qu'il soumettra aux syndicats avant de "se tourner" vers le premier ministre, à qui il demandera son "arbitrage". Après avoir reçu le rapport Thélot, Jean-Pierre Raffarin a souhaité que le projet de loi d'orientation soit présenté en conseil des ministres en décembre ou en janvier afin qu'il soit prêt pour la rentrée 2006
Le rythme de parution de cette chronique devient plus aléatoire pendant une dizaine de jours pour cause de colloque du CRAP et de vacances ensuite du rédacteur de cette revue de presse.

Bonne Lecture, et… bonnes vacances !
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Libération du 22/10/04


Si les citoyens se mêlaient de recherche....
Un paysan hostile aux OGM, un biologiste plutôt favorable, une sénatrice verte, un biologiste qui réclame des «conférences de citoyens» pour dire aux chercheurs où chercher, un militant altermondialiste mais pas du tout convaincu de la pertinence de cette proposition... Le tout dans un sous-sol du campus de Jussieu (Paris Ve), mercredi soir, avec le titre - un tantinet ambitieux - de «Forum social de la recherche». Souterrain, discret, pétri de contradictions, c'est le débat dissimulé sous la lutte pour les crédits, sous la négociation de la réforme : la recherche pour qui ? Pour quoi ?
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Le Figaro du 22/10/04

Lyon-III souffre des débordements extrémistes de ses professeurs .
«Les étudiants sont en train de vivre la pire rentrée de Lyon-III», estime Jérémie Garcin, le responsable de Corpo à l'université Jean-Moulin. A cause des propos de Bruno Gollnisch – qui y enseigne le japonais et le droit – sur les chambres à gaz ? Non. Ce qui préoccupe la plupart des étudiants de cette université lyonnaise, ce sont les cafouillages dans les plannings dus à la mise en place de la réforme des filières. Ni la publication du rapport de la commission présidée par l'historien Henry Rousso sur le racisme et le négationnisme à Lyon-III – que très peu ont lu –, ni les prises de position du numéro deux du Front national n'ont donné lieu à un débat public. C'est à peine un sujet de discussion dans les patios et les couloirs.
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L'Humanité du 22/10/04

Éducateurs, oui ; délateurs, non ! .
Des enseignants Nantais ont fait grève hier pour soutenir des familles étrangères menacées d’expulsion du pays ou de leur logement. En filigrane, le refus de devenir des délateurs.

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Le Parisien du 22/10/04

A l'école, des exclusions et quelques compromis .
DOUNIA, MANELE, Khouloud... et sept autres jeunes filles musulmanes voilées ne retourneront pas dans leur établissement scolaire à la fin des vacances de la Toussaint, qui débutent ce soir dans la majorité des collèges et des lycées. Jamais, depuis la rentrée et l'entrée en vigueur de la nouvelle loi qui interdit tout signe religieux à l'école, elles n'ont accepté de se présenter tête nue en classe.
Depuis mardi, elles sont donc neuf - quatre à Mulhouse (Haut-Rhin), trois à Flers (Orne), une à Villeurbanne (Rhône) et une à Mâcon (Saône-et-Loire) - à avoir été officiellement exclues. Le dixième cas doit être examiné aujourd'hui, toujours à Flers où réside une importante communauté turque. Une première rafale de sanctions qui intervient après sept semaines de dialogue.
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La Croix du 22/10/04

Editorial : Après la sanction .

La loi sur les signes religieux ostensibles prouve au moins une chose : il est possible de transformer une intention discutable en réussite statistique. Selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale, 637 élèves s’étaient présentés le jour de la rentrée en infraction avec la législation. Deux mois plus tard, dans leur écrasante majorité, les jeunes concernés se sont conformés à la loi du 15 mars 2004, dite improprement loi contre le voile.[…]
Ce succès vaut-il pour autant un communiqué de victoire ? Rappelons que dans le cadre des dispositions existant avant la loi, les situations réellement conflictuelles étaient à peine plus nombreuses. Des compromis étaient trouvés. Fallait-il vraiment un tel débat pour contrer une menace dont l’ampleur demeurera toujours discutée ?
Les partisans de la loi croyaient nécessaire de réaffirmer un principe. C’est désormais chose faite. Mais demeure quand même une question très concrète : quel avenir assurer à des enfants qui refusent la loi commune pour des raisons qui, souvent, les dépassent ? Dounia et Khouloude, 12 et 13 ans, les deux collégiennes de cinquième exclues à Mulhouse, devront être, malgré tout, scolarisées. Leurs parents projettent de les inscrire au Cned (Centre national d’enseignement à distance). Mais cette voie peut-elle remplacer la richesse d’une communauté éducative, lieu d’échange ? L’exclusion est toujours un échec. Peut-être celui de ne pas avoir su convaincre avant. Mais certainement celui de ne plus pouvoir convaincre après.

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20 minutes du 22/10/04

De l’amiante dans les locaux de Sciences-Po.
Un des amphis de Sciences-Po vient d’être fermé à cause de l’amiante. Située à l’intérieur du panneau d’isolation phonique de la pièce, l’amiante, découverte le 20 juillet lors de travaux de rénovation, ne risquait toutefois pas de se propager à l’air libre. L’air ambiant a été mesuré et contrôlé, et il est parfaitement sain.
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Le Monde daté du 23/10/04

François Fillon veut "porter la réforme" de l'école avec les syndicats.
Le ministre de l'éducation, François Fillon, a souhaité jeudi "porter" avec les syndicats la réforme de l'école. Il a annoncé qu'il les recevrait pour cinq réunions thématiques dans le mois qui vient afin de mettre la dernière main au projet de loi d'orientation et de programmation sur l'école.
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jeudi, octobre 21, 2004

Revue de presse du jeudi 21 octobre 2004

Parlez vous le globish ? Le rapport Thélot préconise d’inclure dans le socle commun l’ "l'anglais de communication internationale".(global english) dès le CE 2
Le globish c’est justement cet anglais réduit à une centaine de mots et qui selon les spécialistes de communications permet de communiquer dansd le monde entier>. "Why not ?" c’est finalement la même chose que le bas latin à la fin de l’empire romain… Un dossier à lire dans le Monde
A signaler aussi un article de Christian Forestier, ancien conseiller du Ministre, ancien Recteur, sur les conséquences du rapport Thélot sur l’enseignement supérieur. A lire dans Libération.


En savoir plus sur le globish…



Bonne Lecture...
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Libération du 21/10//04



L'égalité sur la voie des élites Par Christian FORESTIER
président du Haut Conseil de l'évaluation de l'école, professeur associé à l'université de Marne-la-Vallée.
Chaque année, 150 000 jeunes, soit 20 % d'une génération, quittent le système éducatif pour aborder le monde du travail sans véritable diplôme ou qualification reconnue. Un chiffre excessif tant il est porteur d'exclusion et de difficultés durables. Excessif et qui, de plus, rend imparfaitement compte de nos difficultés futures car il faut lui ajouter une partie non négligeable de ceux qui ont obtenu une qualification formelle mais à partir de diplômes dont la «professionnalité» est contestable. Les études du Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) montrent bien que tous les premiers diplômes professionnels ne sont pas égaux devant l'emploi. En réalité, ce sont près de 200 000 jeunes entre 16 et 18 ans qui nous quittent chaque année avec une espérance d'insertion professionnelle trop faible.
A l'autre extrémité du spectre, un peu plus de 150 000 jeunes adultes, soit encore le cinquième d'une génération, quittent l'enseignement supérieur avec un diplôme de niveau égal ou supérieur à celui de la licence. Chiffre très insuffisant, loin derrière les 32 % qui constituent la moyenne des trente pays de l'OCDE. Sait-on par exemple que le système universitaire chinois forme environ un million d'ingénieurs par an, soit proportionnellement deux fois plus que nous ? Contrairement à une idée largement répandue, la France n'est pas dans le peloton de tête des pays en ce qui concerne la délivrance des qualifications universitaires les plus élevées, bien au contraire, elle occupe un rang tout à fait moyen. Il y a longtemps que des voix s'élèvent pour nous alerter : notre capacité de formation de diplômés de haut niveau est insuffisante si nous voulons continuer à demeurer parmi les grandes puissances. […]
nous devons avoir un haut niveau d'exigence en matière de première qualification professionnelle à tous les niveaux ; seule cette exigence peut nous permettre une politique ambitieuse de formation tout au long de la vie. Il est faux de penser que le développement nécessaire des secondes, voire des troisièmes formations, nous exonère de quoi que ce soit en formation initiale ; c'est bien du contraire qu'il s'agit. Quant à la reprise de la démocratisation interrompue, elle ne peut que résulter d'une réelle volonté politique. Dans son avis sur «l'orientation à la fin du collège et au lycée», le Haut Conseil de l'évaluation de l'école a tenu à mettre en garde sur les effets pervers de la sacralisation du projet personnel de l'élève. Il n'est pas correct de penser qu'il n'y a aucun rapport entre projet de l'élève et origine sociale : dès le départ, les ambitions ne sont pas les mêmes. C'est à l'institution dans son ensemble qu'il revient de prendre ses responsabilités, en tenant compte, bien sûr, des goûts et des capacités de chacun mais surtout en affichant une politique réelle d'éradication des sorties non ou peu qualifiées et d'élargissement de l'accès aux qualifications les plus élevées.
Une proposition donc : la France se fixe pour objectif, pour les dix prochaines années, de tendre vers la moitié d'une génération obtenant un diplôme de l'enseignement supérieur (soit une augmentation de 1 % par an) et de diviser par deux le nombre d'élèves quittant l'école sans diplôme ni qualification (soit une diminution de 1 % par an).
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Le Figaro du 21/10///04


Rien vu...


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L'Humanité du 21/10//04


Un rabiot de débat pour l’école
Douze minutes par organisation. Non seulement le temps du débat n’est pas terminé, mais en plus il est calibré au poil près. Cet après-midi, de 15 heures à 17 h 30, François Fillon rencontre les fédérations syndicales de l’éducation afin de recueillir leur opinion au sujet de la future loi d’orientation sur l’école. La concertation ne s’arrête pas là. Déjà en ligne, un site Internet (1) invite chacun à donner son avis. Des face-à-face entre le ministre et des représentants de corps de métiers de l’éducation ont débuté hier et dureront jusqu’au 10 novembre. Tantôt un proviseur, tantôt un prof en ZEP, tantôt un administratif, chaque rencontre se déroulant à huis clos. Parallèlement, le ministre participera à cinq rencontres thématiques, dont la première se tient demain à Paris et porte sur les langues vivantes. Enfin, François Fillon devrait rencontrer plusieurs intellectuels, avant de remettre, en novembre, son projet de loi au Conseil des ministres.
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Voile, premières exclusions
Depuis le début de l’année scolaire, l’Alsace faisait partie des régions où les cas de port de voile s’avéraient les plus nombreux. Après discussion avec les élèves et les parents concernés, le phénomène s’était réduit de façon considérable. Pourtant, Michèle Feder, la principale du collège Jean-Macé à Mulhouse, a dû annoncer mardi soir, l’exclusion définitive de son établissement de deux élèves âgées de douze ans, à l’issue d’un conseil de discipline et d’en faire ainsi les premières collégiennes à être exclues d’un établissement scolaire en application de la loi sur les « signes ostensibles d’appartenance religieuse ».
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Le Parisien du 21/10//04


Et maintenant Sciences-po...
L'organisation des cours à l'Institut d'études politiques de Paris est en ce moment perturbé. En cause : la découverte d'amiante, le 20 juillet dernier, à l'occasion de travaux réalisés dans l'amphithéâtre Chapsal. Depuis, cette grande salle de cours de 300 places est interdite d'accès aux étudiants, qui suivent désormais les cours... au cinéma l'Arlequin.
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La Croix du 21/10///04


Rien vu...


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20 minutes du 21/10///04


Voile à l’école, premières exclusions
Les voiles tombent un à un. Une lycéenne de Flers (Orne) a été exclue hier matin de son établissement parce qu’elle refusait d’ôter son foulard islamique, six semaines après la rentrée scolaire. Un peu plus tard dans la journée, deux autres adolescentes scolarisées à Mulhouse ont eu droit au même traitement. L’une d’elles avait quitté son voile mais continuait d’arborer un bandana. « Le conseil de discipline s’est interrogé sur le caractère religieux ou non du bandana et n’a pas décidé cette exclusion définitive de gaieté de coeur », a commenté le proviseur de son établissement.
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Le Monde daté du 22/10///04


Faut-il rendre l'apprentissage de l'anglais obligatoire dès le CE2 ?
Rendre l'anglais obligatoire à l'école, au même titre que le français ou les mathématiques. Jean-Pierre Raffarin y est favorable. Le premier ministre l'a clairement dit : c'est l'une des propositions de la commission du débat national sur l'avenir de l'école présidée par Claude Thélot (Le Monde du 14 octobre) qu'il compte reprendre.
Celle-ci considère que tous les Français devraient maîtriser, au terme de leur scolarité, ce qu'elle appelle "l'anglais de communication internationale".
Dès lors, elle propose qu'il leur soit enseigné dès le CE2, l'élève pouvant ensuite choisir sa seconde langue vivante en 5e. A écouter Matignon, donc, cette réforme a de fortes chances de figurer dans la prochaine loi d'orientation sur l'école, annoncée pour la fin de l'année. Et les arguments ne manquent pas. Non seulement, aujourd'hui, 97 % des élèves ont appris volontairement l'anglais pendant leur scolarité. Mais en plus, ils l'apprennent mal : leur niveau est médiocre et ne cesse de se dégrader.
Dans les faits, l'affaire est loin d'être conclue. Les déclarations de Jacques Chirac à Hanoï, le 7 octobre, auraient pu inciter M. Raffarin à plus de prudence : "Rien ne serait pire pour l'humanité que de progresser vers une situation où l'on ne parlerait qu'une seule langue", a déclaré le chef de l'Etat, qui a toujours défendu " la diversité culturelle et la richesse des langues". "Il n'est pas exclu que cette question soit un point d'arbitrage. Il faut entendre les points de vue", commente-t-on à l'Elysée. Car une telle mesure rencontrerait de fortes résistances aussi bien du côté de la francophonie la plus traditionnelle, qui a des relais importants au sein du Parlement - notamment chez les souverainistes, mais pas seulement - que d'une partie du monde enseignant.
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Déjà faible, le niveau des élèves français a baissé entre 1996 et 2002
« Relativement médiocres." Telles sont les performances en anglais des élèves français comparées à celles de leurs camarades de six pays européens, selon une étude, "Evaluation des compétences en anglais des élèves de 15 ans à 16 ans dans sept pays européens", publiée par le ministère de l'éducation nationale en mars 2004.
Quels que soient les domaines testés, compréhension de l'oral et de l'écrit, compétence linguistique, production écrite, les résultats des jeunes Français sont nettement inférieurs à ceux des élèves des six autres pays participants (Suède, Finlande, Norvège, Pays-Bas, Danemark, Espagne). En 1996, année de la dernière étude comparable, ce n'était pas le cas : les jeunes Français avaient un niveau en anglais inférieur à celui des Suédois et à peu près équivalent à celui des élèves espagnols.
Cette évolution de 1996 à 2002 s'explique surtout par le recul en compréhension de l'oral et en production écrite. Le ministère avance plusieurs explications : "Le statut de l'apprentissage de l'anglais en primaire, son usage en cours par les enseignants, et plus encore le rapport à la langue dans les contextes scolaire ou extrascolaire."
Dans les autres pays, l'anglais est obligatoire dès l'école primaire et commence systématiquement en troisième ou quatrième année de scolarité obligatoire. En France, la moitié des élèves de l'échantillon 2002 ont bénéficié d'une initiation à l'anglais en CM1-CM2.
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L'enseignement de l'anglais aggrave les inégalités, par Jean-Paul Nerrière
ancien vice-président d'IBM Europe et vice-président d'IBM Etats-Unis en charge du marketing international. Ancien vice-président du Comité national pour le développement des grandes écoles.Claude Thélot vient d'apporter au ministre de l'éducation nationale son éclairage sur l'avenir de l'école. Il y a peu, Bernard Plasait, alors sénateur, faisait ses recommandations sur notre industrie touristique. Ils se rejoignent en recommandant la maîtrise d'un "anglais de communication internationale. C'est tout l'objet du "globish", sur lequel je souhaite attirer l'attention de François Fillon.
La langue parlée internationalement de nos jours n'est plus l'anglais de la reine, ni même celui de Mickey, mais un dialecte pauvre qui n'attendait qu'un nom, une codification et une délimitation. Ce dialecte s'appelle désormais le globish.
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En Espagne, l'enseignement dès 8 ans a permis de nets progrès
Depuis les années 1990, une politique volontariste a permis aux jeunes Espagnols de faire des progrès en anglais. En Espagne, l'organisation du système éducatif appartient à l'Etat qui fixe un corpus commun minimum notamment sur les contenus, mais chaque région aménage à son gré les enseignements et les horaires.
Une loi de 1990 a fixé le début de l'apprentissage de l'anglais dès l'âge de 8 ans, mais dans la majorité des régions, les enfants l'étudient dès 6 ans, ce que le gouvernement socialiste voudrait étendre à toute l'Espagne. La deuxième langue sera enseignée dès 12 ans. Il est prévu également de dédoubler les classes de langues au-delà de 20 élèves. Les élèves du primaire ont au minimum 3 heures d'anglais par semaine sur les 25 heures hebdomadaires. Au secondaire, ils ont en moyenne 3 à 4 heures d'anglais par semaine.
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De Vivendi Universal à Vivendi Universel
Veiller sur elle. La protéger des trahisons des siens, comme des agressions extérieures. Ne rien laisser passer. Certains - hommes politiques, intellectuels - s'en sont fait une spécialité. En VRP de la langue française, ils œuvrent au quotidien pour tenter, dans un monde dominé par la culture anglo-saxonne, d'enrayer son recul.
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Last but not least (L’éditorial du Monde

Voilà une de ces querelles dont raffolent les Français. En proposant de rendre l'enseignement de l'anglais obligatoire à l'école dès le CE2, le rapport de la commission Thélot était assuré de déclencher une belle polémique.
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mercredi, octobre 20, 2004

Revue de presse du mercredi 20 octobre 2004

Les premiers conseils de discipline pour exclure des jeunes filles voilées ont lieu en ce moment. C’est pratiquement le seul titre de la presse aujourd’hui pour ce qui concerne l’école. En attendant la loi Fillon….


Bonne Lecture...
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Libération du 20/10/04


Premières exclusions de la loi laïcité.
Hier soir, deux collégiennes de Mulhouse (Haut-Rhin), qui refusaient de retirer leur foulard islamique depuis la rentrée, ont été exclues en conseil de discipline. Aujourd'hui, deux lycéennes de la même ville devraient connaître le même sort. Puis douze autres adolescentes alsaciennes passeront à leur tour en conseil de discipline après les vacances de Toussaint. Mais, à la demande des chefs d'établissement du Bas-Rhin, ces conseils ne se tiendront pas dans les collèges et lycées, comme c'est d'ordinaire la règle : ils seront «délocalisés» dans les locaux de l'inspection académique.
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Ce que deviennent celles qui gardent le voile.
Exclues l'année dernière, elles étudient à distance, à l'étranger, ou ont cessé l'école...
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Le Figaro du 20/10/04

Deux élèves voilées exclues de leur collège .
Deux élèves refusant d'enlever leur voile ont été exclues hier du collège Jean-Macé de Mulhouse. Elles sont les premières à faire l'objet de sanctions disciplinaires pour non-respect de la loi sur la laïcité.Huit autres conseils de discipline sont prévus cette semaine.
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Le privé réclame davantage de postes .
Les responsables des parents d'élèves de l'enseignement privé (Unapel) l'ont confirmé hier : ils n'ont pas constaté d'afflux de jeunes filles voilées dans les écoles privées à la rentrée. En revanche, ils ont observé une nouvelle hausse des inscriptions : 2 500 élèves supplémentaires par rapport à la rentrée 2003, où l'enseignement catholique avait déjà observé un accroissement de ses effectifs de 13 000 élèves.
De quoi inciter Eric Raffin, le président de l'Unapel, à relayer la revendication de l'enseignement catholique pour obtenir des postes d'enseignant supplémentaires.
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Une collégienne tuée par la chute d’une grue à Nantes.
Une fillette de 12 ans a été tuée et un garçon légèrement blessé ce matin par la chute d'une grue dans une rue près d'un collège à Rezé, en proche banlieue de Nantes.
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L'Humanité du 20/10/04

Rien vu… .


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Le Parisien du 20/10/04

Rien vu… .


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La Croix du 20/10/04

Rien vu… .


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20 minutes du 20/10/04

Rien vu… .


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Le Monde daté du 21/10/04

La loi sur le voile a conduit à deux premières exclusions
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Dounia et Khouloud, 12 ans, ont été exclues, mardi 19 octobre, du collège Jean-Macé de Mulhouse, en application de la loi du 15 mars sur l'interdiction du port des signes religieux ostensibles à l'école. Huit autres jeunes filles devaient passer en conseil de discipline avant la Toussaint.
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Khouloud, 12 ans : "Ils viennent de détruire ma vie".
Réunies dans le salon après la rupture du jeûne, Dounia, sa sœur Manèle, Khouloud, Samia et Sarra, toutes françaises d'origine algérienne, partagent leur désarroi. "Ils viennent de détruire ma vie", assure Khouloud, du haut de ses 12 ans.
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Dix conseils de discipline avant les vacances de Toussaint
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Dix conseils de discipline devaient se réunir entre mardi 19 octobre et la fin de cette semaine pour décider du sort d'élèves ayant refusé de se conformer à la loi du 15 mars interdisant les signes religieux ostensibles à l'école. Ces jeunes filles voilées devraient être exclues de leurs établissements par les conseils de discipline, composés de représentants des personnels, des parents et des élèves. 62 autres élèves se trouvent toujours dans la phase dite de dialogue, aucune sanction n'ayant été encore prononcée mais les élèves n'assistent pas aux cours. Ces dossiers devraient passer en conseil de discipline après les vacances de la Toussaint qui débutent samedi 23 octobre et se terminent le 3 novembre.
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Trois lycéens sikhs demandent à la justice leur réintégration.
Lundi, Jasvir, Ranjit et Bikramjit, tous trois élèves au lycée Louise-Michel de Bobigny (Seine-Saint-Denis), ont saisi le tribunal en référé pour que celui-ci prononce leur "réintégration pleine et entière" ou ordonne la consultation "dans les plus brefs délais" d'un conseil de discipline pour statuer sur leur sort. Car, depuis la rentrée et l'application de la loi du 15 mars qui interdit les signes religieux ostensibles à l'école, ils n'assistent pas aux cours. Ils ont enlevé leur turban mais pas leur kefki, un sous-turban qui laisse dégagés la nuque, les oreilles et le front. "Notre religion nous interdit de couper nos cheveux et exige que nous les couvrions pour des raisons d'hygiène", explique Manprit, venu soutenir ses camarades. Dans des établissements où les règlements intérieurs interdisent le port des couvre-chefs, cela n'a pas suffi.
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mardi, octobre 19, 2004

Revue de presse du mardi 19 octobre 2004

Quand c’est fini, ça recommence…. Après la consultation Thélot sur l'école et la remise du rapport de la commission nationale du débat, voici venu le temps du débat Fillon en vue de l'élaboration de la loi d'orientation et de programmation sur le système éducatif. Le ministre de l'Éducation a ainsi prévu un calendrier extrêmement serré de rencontres, déplacements et autres entretiens, le tout complété par un site Internet sur lequel chacun pourra suivre l'avancée du dossier, mais également s'exprimer.
On peut lire cette information dans Le Figaro et d’autres journaux.
Le dernier chic sera cependant d’être invité au repas de Fillon (rassurez vous c’est pas pour nous…) : pas plus de huit convives avec au menu la loi… Fillon !

Le site de la consultation sur la loi d’orientation

Bonne Lecture...
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Libération du 19/10/04


Le ministère rallonge la sauce du débat sur l'école
Quand le débat est fini, le débat continue. Une semaine après la remise du rapport de la Commission du débat national sur l'avenir de l'école, présidée par Claude Thélot, l'Education nationale a annoncé le lancement d'un nouveau débat, destiné à porter la future loi d'orientation sur les fonts baptismaux _ en l'occurrence, le Conseil des ministres prévu fin décembre ou début janvier au cours duquel François Fillon présentera son texte définitif.
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Pour en finir avec Chavagnes
On ne reviendra pas en arrière, les collégiens d'aujourd'hui ne sont plus les élèves d'hier. L'engouement pour un retour aux méthodes pédagogiques des années 50 masque difficilement le sentiment de débordement des adultes face aux adolescents. Il faut savoir ce que l'on veut : museler le développement de l'individu en n'écoutant pas ce qu'il a à dire pour avoir la paix, ou l'encourager à parler pour l'aider à trouver son propre chemin. Si une société fait le choix de la deuxième proposition, elle doit se donner les moyens d'aller au terme de cette démarche et ne pas donner un coup de frein brutal au moment de l'adolescence parce que la machine s'emballe et les exigences deviennent trop fortes.
Au coeur du débat, voici le rapport Thélot. Certains croient y voir, à travers la notion de «socle commun» de connaissances indispensables, une sorte de régime minceur, sans sel ni colorants ajoutés, que l'on infligerait aux élèves, et qui risquerait de les appauvrir, voire de les carencer durablement. D'autres se réjouissent d'un certain retour à l'autorité et aux bonnes vieilles recettes d'antan. Si cette formule, assez maladroite, de socle commun des connaissances, était l'unique objet de ce rapport, le risque existerait, en effet, de se focaliser encore une fois sur les contenus, les sacro-saints programmes, et de passer à côté de l'essentiel. Mais ce rapport met en avant, semble-t-il, et il faut lui en faire justice, un certain nombre de notions essentielles à travers la demande de «personnalisation des apprentissages» : la diversité des élèves, les différentes formes d'intelligence et d'accès aux connaissances. Il réclame plus d'innovation de la part des enseignants.[…]
Il est curieux que le savoir soit, en France, corollaire d'austérité. S'il ne faut pas galvauder la notion d'effort nécessaire à tout apprentissage, il ne convient pas en revanche d'assimiler l'effort à l'ascétisme au point que seuls les pensionnats de jadis permettraient de cultiver cette valeur. Mais quoi, est-il si difficile de faire cohabiter bon niveau de connaissances et plaisir à apprendre ? Il faut, pour ce faire, former les enseignants à la communication et à la gestion des relations interpersonnelles autour de projets élaborés en commun.
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Le Figaro du 19/10/04


Consultations tous azimuts pour élaborer la loi Fillon
Bis repetita. Après la consultation Thélot sur l'école et la remise du rapport de la commission nationale du débat, voici venu le temps du débat Fillon en vue de l'élaboration de la loi d'orientation et de programmation sur le système éducatif. Le ministre de l'Éducation a ainsi prévu un calendrier extrêmement serré de rencontres, déplacements et autres entretiens, le tout complété par un site Internet sur lequel chacun pourra suivre l'avancée du dossier, mais également s'exprimer.
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L'Humanité du 19/10/04


La chronique de Cynthia Fleury.
Le bien scolaire commun

Le « socle commun » ? Il faut lire François Dubet pour découvrir le bien-fondé d’une telle approche. Le sociologue pose la seule question qui vaille : « Peut-on obliger les élèves à aller à l’école sans leur garantir un bien commun ? » Si l’on réfléchit bien, le "SMIC scolaire" c’est surtout le choix d’une culture commune « indépendante des logiques sélectives. » L’école doit faire le choix d’une justice sociale : « Il faut définir ce à quoi chacun a droit, étant entendu qu’une fois ce seuil atteint, rien n’interdit d’aller plus loin et même beaucoup plus loin » - le SMIC n’a jamais empêché les meilleurs d’être mieux payés ! Alors c’est vrai que les accusations d’un système à deux vitesses pleuvent car définir une « culture commune » c’est nécessairement faire des « sacrifices », mais comment préserver les vaincus du système scolaire du mépris des gagnants élevés à l’élitiste républicain ?
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Le Parisien du 19/10/04


Ecole : vous avez encore la parole !
Décidemment , les français n'en finissent plus d'être consultés sur l'école. Déjà ils avaient été près de 1 million à participer aux 26 000 débats, organisés dans de nombreux établissements scolaires, l'hiver dernier, en vue de l'élaboration du rapport Thélot. Et maintenant ils sont encore invités à commenter ce fameux rapport, remis il y a tout juste une semaine au Premier ministre, et qui propose une série de pistes pour permettre « une meilleure réussite de tous les élèves ».
Plus question de réunions dans les écoles, cette fois, la parole peut être prise grâce à un site Internet* lancé ce matin par le ministère de l'Education. Chacun peut donner son point de vue. Est-il préférable de commencer à apprendre à lire dès la grande section de maternelle... Chaque remarque, à en croire le ministère, sera traitée et étudiée.
Mais pourquoi une nouvelle contribution de « Monsieur-Tout-le-Monde » ? Parce que François Fillon, le ministre de l'Education nationale chargé d'élaborer la nouvelle loi d'orientation sur l'école, qui sera connue d'ici à fin décembre, votée au printemps 2005 et probablement appliquée à la rentrée 2006, veut continuer à consulter tous azimuts. « Le rapport Thélot est une des bases de sa réflexion, il y a des propositions intéressantes, d'autres qui nous laissent plus dubitatifs, comme l'allongement du temps de travail des enseignants, explique son entourage. Il n'est pas tenu de tout retenir. Alors, il ne néglige aucune autre piste. » Outre le Web, sorte de grande boîte à idées, le ministre entame également toute une série de rencontres : avec les syndicats enseignants, dont la première réunion est prévue jeudi à Matignon sous l'égide du Premier ministre, avec des intellectuels comme Alain Finkielkrauth ou Eric Orsenna, avec « les enseignants de terrain » par le biais de visites
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Voile : premier conseil de discipline
ELLE S'APPELLE Khouloud, elle a 12 ans et elle vient de rentrer en 6 e . Elle sera la première élève voilée de France, depuis l'application de la nouvelle loi sur la laïcité, à être expulsée d'un établissement scolaire. Aujourd'hui à 16 heures, comme le prévoit la circulaire gouvernementale, un conseil de discipline se réunira au collège Jean-Macé de Mulhouse.
Une fois la réunion achevée, l'adolescente devrait ne plus être acceptée dans l'enceinte scolaire. « Cela fait près de deux mois maintenant que la loi est entrée en vigueur, remarque Gilles-Jean Klein, directeur de la communication du rectorat à Strasbourg. Il fallait bien un moment qu'on la fasse appliquer jusqu'au bout. »
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La Croix du 19/10/04


Parents américains en quête d’autorité
Les jeunes parents, pris dans une spirale de consommation excessive, se posent la question des limites à fixer à leurs enfants
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20 minutes du 19/10/04


Montreuil donne des cours de religion aux instits
Le Centre civique d’étude du fait religieux (CCEFR) de Montreuil (93) ajoute une corde à son arc. A partir du mois prochain, le CCEFR et la mairie de Montreuil vont mettre en place un cycle de formations à destination des instituteurs de CM1 et de CM2 de la ville. Il se déclinera en trois modules de trois heures. Une trentaine d’enseignants sont déjà inscrits. « La formation portera sur deux questions fondamentales : “qu’est-ce que signifie être enseignant dans l’école de la République” et “Comment répondre aux interrogations des enfants et de leurs parents” », résume Marie-Françoise Hébrard, l’inspectrice d’académie qui pilote cette formation. Une initiative qui aura valeur de test et pourrait s’étendre, par la suite, à d’autres académies.
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Le Monde daté du 20/10/04


Rien vu...


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lundi, octobre 18, 2004

Revue de presse du lundi 18 octobre 2004

Un texte très vigoureux de François Dubet dans Libération qui pose la question (déjà évoquée dans son dernier livre) « Qu’est-ce qu’une école juste ? » et défend la notion de socle commun comme garantie contre la relégation produite par l’école actuelle. Dans le même journal, Alain Lançon, nous invite à relire Alain.
Un autre membre de la commission Thélot, Alain-Gérard Slama, s’exprime dans le journal où il est éditorialiste pour prendre, lui aussi, la défense du rapport et de la notion de « socle commun » prenant le contre-pied de la ligne éditoriale du Figaro Magazine de samedi dernier.

Bonne Lecture...
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Libération du 18/10/04



Pour un «socle commun» par François Dubet
Imaginons que demain, par une sorte de miracle, les élèves des grandes écoles soient exactement à l'image de la société française, que les filles, les enfants d'ouvriers, d'employés, d'immigrés y soient proportionnellement aussi présents qu'ils le sont dans l'ensemble de la société. Cette école serait sans doute beaucoup plus juste qu'elle ne l'est aujourd'hui, le pur mérite des individus serait reconnu, les inégalités sociales neutralisées et l'arbitrage scolaire, parfaitement impartial. Rien ne nous invite à abandonner cet idéal. Mais cette école de rêve serait-elle parfaitement juste ? Elle ne serait meilleure que dans la mesure où les vaincus de cette sélection parfaitement équitable ne seraient pas abandonnés, relégués, humiliés et dépourvus de toutes ressources. Autrement dit, il ne faut pas se poser le problème de la justice scolaire uniquement du point de vue des «vainqueurs», mais aussi de celui des «vaincus», des plus faibles, des plus fragiles et peut-être des moins bons.
C'est là le véritable sens d'une culture commune, celui d'une exigence de justice consistant à garantir aux plus faibles des élèves ce à quoi ils ont droit pour mener une vie personnelle, civique, sociale, acceptable, pour faire que leur scolarité ne ferme pas bien plus de portes qu'elle ne leur en ouvre.
[…] Pourquoi, dès qu'il s'agit de l'école, un raisonnement aussi simple se heurte-t-il aujourd'hui à de telles oppositions, allant d'une partie de l'extrême gauche au Figaro Magazine, du Snes à «Sauver les lettres» ? Il existe un argument solide : celui de la difficulté de définir ce socle dû à tous afin qu'il soit, à la fois, exigeant, accessible et utile à tous. Autre crainte légitime, la définition d'une culture commune de base ne pourra pas se faire sans «sacrifices» puisque les élèves ne peuvent pas tout appendre.[…]
Cependant, les résistances qui se manifestent aujourd'hui sont aussi d'une tout autre nature car elles rejettent le principe même d'une culture commune au nom de l'excellence, de la grande culture et du droit de chaque élève de se préparer à l'Ecole polytechnique dès la classe de CP, même si l'écrasante majorité n'y parviendra jamais. Au fond, il y a là l'acceptation d'une sorte de darwinisme scolaire dans lequel l'immense majorité des élèves, confrontés aux ambitions les plus hautes, ne seront définis que par leurs lacunes, leurs faiblesses, leurs «orientations» successives.[…]
Le débat sur la culture commune n'oppose pas les «républicains» aux «pédagogues» _ je me sens assez républicain et fort peu pédagogue. Il oppose l'incantation méritocratique considérant que l'école juste est un vaste mécanisme de distillation fractionnée dans lequel l'excellence exigée de tous conduit pratiquement à la relégation du plus grand nombre (surtout des plus pauvres et des plus démunis) à ceux qui considèrent que si l'école doit, bien sûr, hiérarchiser les compétences et le mérite, cela ne peut se faire au prix du «massacre» des plus faibles. Ce sont là les véritables termes de l'alternative et celle-ci est lourde de conséquences car elle conduit, soit à accepter que l'école ne soit en fait que le lieu d'une concurrence brutale dans laquelle chacun vient chercher les diplômes qui garantissent une position sociale honorable, soit à considérer que ce jeu inévitable et peut-être nécessaire doit être neutralisé durant la scolarité obligatoire.
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Alain, sauveur des cancres
Dans cet interminable «grand débat» sur l'école _ il n'y a que des «grands débats», aujourd'hui en France ; aucun sujet ne semble mériter les petits _, bien des choses étonnent et d'abord celle-ci : la difficulté d'éviter Charybde, l'enflure de la démagogie, et Scylla, le suint de la nostalgie. La plupart des adultes qui «grand-débattent» sont de deux espèces. Les uns craignent tant leurs enfants et leur image répressive qu'ils préfèrent flatter une sorte de néant colérique. Les autres semblent regretter le temps d'une école dite républicaine, où autorité et intégration coulaient prétendument de source, comme des pis d'une vache hexagonale enchantée.[…]
Le philosophe Emile Chartier, dit Alain, était un républicain ; il fut aussi un grand pédagogue. Fils d'un vétérinaire normand et devenu philosophe, il n'oublia pas d'où il venait, ni ce qu'il avait vu : il se racontait assez peu d'histoires sur cette école de la République qu'il incarna, et peut-être pour cette raison, mieux que personne. Il forma à la philosophie des générations d'élèves reconnaissants jusqu'à sa retraite, en 1933. Lire ou relire ses Propos sur la pédagogie et l'éducation permet de dégonfler un peu «le grand débat», et d'abord de comprendre que, pas plus que l'islam, la place centrale de l'enfant n'est incompatible avec les virils principes de la République.
Alain vante la lenteur de la pensée, la discipline de soi, l'effort nécessaire, sa séparation d'avec le jeu, le fait qu'il faut «mériter ses plaisirs» ; il exige beaucoup, car il aime beaucoup : ce n'est pas un démagogue. Il rappelle aussi que l'école n'est pas la société, ni même une société : c'est un lieu d'expérience propre, où l'enfant apprend et devrait libérer ses forces. Alain est toujours du côté de l'élève : de son imagination concrète, de sa spontanéité pas encore réduite, de ses erreurs fertiles qu'il faut comprendre et corriger en sa compagnie. Il porte l'élève, et avant tout le cancre, car «la démocratie a pour devoir de revenir aux traînards», plutôt que d'enfler «scientifiquement les grenouilles». Nourri de Montaigne, Alain accueille les impasses et les folies enfantines, car «avec quoi ferais-je ma sagesse, sinon avec ma folie redressée ?» Il est du côté des cancres car il se souvient qu'il eut la chance sociale de ne pas en être un. Ni démagogue, ni «nostalgogue».
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Petits génies de la musique
«Les cours de musique améliorent le QI» est le titre d'une communication récemment publiée par la revue Psychological Science. Le chercheur canadien Glenn Schellenberg y rapporte que les enfants de 6 ans _ à qui l'on fait suivre une année d'enseignement de musique (en sus de l'école, bien sûr) _ voient leur QI progresser plus vite que ceux qui n'en suivent pas. Voilà du bon gros résultat spectaculaire, propre à remplir les conservatoires municipaux au-delà de leurs capacités.[…]
Résultat très discuté : pas moins d'une trentaine d'études sont revenues sur le sujet ces dix dernières années. La plus récente, qui date du printemps, soutient que l'«effet Mozart» possède une base moléculaire : des rats exposés à de hautes doses de Wolfgang Amadeus se seraient mis à produire plus de ces substances complexes qui, dans le ciboulot, favorisent l'interconnexion des neurones. Pour l'heure, on ignore tout des effets de Sheila sur ces mêmes rongeurs.
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Le Figaro du 18/10/04


Pour le rapport Thélot face à l'urgence par Alain-Gérard Slama
Un libéral a toutes les raisons de l'être en tout, sauf en matière d'éducation. Pour dispenser à tous les modes de raisonnement, les savoirs et les codes de civilité sans lesquels il n'est pas possible de faire société, l'éducation ne doit pas, ne peut pas être libérale. Les sociétés multiculturelles ont beau se réclamer du modèle libéral, elles ne tiennent ensemble que si elles sont unies par un patriotisme irrationnel et dangereux.
Cette conviction est au coeur de la laïcité à la française. Elle est confortée par le constat de la montée des intégrismes et des dérives du patriotisme constitutionnel américain. Elle réunit aujourd'hui, dans leur très grande majorité, les républicains de droite et de gauche. […]
Il en va de même aujourd'hui de la commission du débat national sur l'avenir de l'école, présidée par Claude Thélot, qui a remis son rapport au premier ministre le 12 octobre dernier.[…] Il est normal que, durant plus d'un an de travail, des voix dissonantes se soient fait entendre. L'éthique de la conviction s'est parfois heurtée rudement à l'éthique de la responsabilité. Mais il est faux que, comme on l'a lu dans la presse, les «pédagogues» se soient heurtés aux «républicains». C'est même une des surprises de cette commission que, à peu d'exceptions près, les adeptes du pédagogisme aient fait beaucoup plus de chemin en direction des tenants de la transmission républicaine que les seconds vers les premiers.[…] Le résultat de ce concours exceptionnel de bonnes volontés et de circonstances est un texte qui représente, par rapport à la doctrine jusqu'ici prévalente, et avec une légitimité sans précédent, une formidable avancée. Jusqu'ici, l'école a vécu dans la philosophie de l'obligation de moyens. Elle fournissait le bagage, et que le meilleur gagne. Notre modernité, à savoir l'ère des masses et les transformations de mentalités engendrées par la technique, lui font, comme aux autres institutions, une obligation de résultats. L'objectif de faire réussir tous les élèves est le titre qui a été retenu pour le rapport. […]
Jamais on n'avait été aussi précis sur les moyens de garantir aux élèves la possession des savoirs qu'il n'est pas permis d'ignorer, à commencer par la langue : on ne le lâchera pas avant qu'il l'ait assimilée, et cela non pas à l'appui du sabir du préau ou des couplets des rappeurs, mais sur la base de textes littéraires ou historiques, en rendant au livre et à la chronologie leur dignité égarée. Jamais non plus on n'a autant mis l'accent sur la recherche de l'excellence, quel qu'en soit le domaine, dans une voie pour laquelle on se sera assuré, en individualisant les parcours, que l'élève possède une véritable vocation, grec ancien ou contrebasse. Quitte à abandonner, par le jeu des options, le mythe de l'école unique et à accepter, pour les matières de base, la prolongation des apprentissages, sinon leur redoublement. Cela exige moins un renforcement des moyens qu'un redéploiement, comme on disait naguère, des 104 Md d'euros, soit 7% de notre PIB que coûte notre système éducatif, avec jusqu'à présent les résultats que l'on sait.
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M6/ Le quotidien des lycéens
M 6 change de programme... et d'époque. Après avoir «décrit» le système éducatif des années 50 dans «Le pensionnat de Chavagnes», la chaîne se penche sur la vie des lycéens d'aujourd'hui dans «Ma terminale». Un nouveau rendez-vous qui présente la particularité, selon la direction de M 6, d'avoir «les apparences du réel et la force d'une fiction». Tournée dans un établissement de Rochefort (Charente-Maritime) en pleine période scolaire, cette saga en 26 épisodes sur le quotidien d'une classe mélange habilement deux genres : documentaire et sitcom haut de gamme. «C'est une fiction ! Toutes les séquences ont été écrites par des auteurs pour des comédiens», rectifie son réalisateur, Stéphane Meunier.
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L'Humanité du 18/10/04


Plus de violence à l’école ?
Les chiens de garde aboient et la caravane des violences scolaires continue d’avancer. En dépit des mesures sécuritaires impulsées à l’automne 2002 et fermement entretenues depuis, le nombre des agressions commises dans le cadre scolaire n’a pas diminué. C’est même l’inverse qui semble se produire. L’année 2003-2004 affiche une progression de 13 %, selon l’enquête SIGNA 2003, révélée vendredi par le ministère de l’Éducation nationale. Un recensement annuel qui permet de comptabiliser et de classer les actes de brutalité selon leur nature, à partir de données que les chefs d’établissement transmettent aux inspections académiques.[…] Reste à savoir quelle confiance accorder à l’enquête. Si les situations varient incontestablement d’une année à l’autre, la fluctuation s’explique, aussi, par les obstacles auxquels se heurte le recensement. Les chefs d’établissement ne font pas toujours remonter les données, et la qualification des violences en termes juridiques n’est pas simple à manier pour qui n’a pas bénéficié d’une formation en droit. Ce qui peut conduire à des erreurs d’appréciation. Sans parler de l’écueil majeur : le silence. Prof ou élève, une victime ne se signale pas systématiquement. Honte de n’avoir pu se défendre ou peur des représailles, les motifs de se taire sont nombreux, qui peuvent fausser les chiffres, concernant le racket, par exemple.
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Le Parisien du 18/10/04


Rien vu...


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La Croix du 18/10/04


Rien vu...


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20 minutes du 18/10/04


«L’âge d’or des mathématiques, c’est aujourd’hui»
Gilles Dowek Professeur à Polytechnique, il fait découvrir les maths à la Cité des sciences, à Paris


Est-ce bien scientifique d’aborder les mathématiques par des jeux d’esprit ? A toutes les époques, les mathématiciens se sont envoyé des défis. Par exemple, au xvie siècle, un Hollandais avait proposé à ses collègues une équation du 45e degré. Il s’agissait d’un jeu gratuit, dont aucune théorie ne dépendait. C’est François Viète, grand mathématicien français de l’époque, qui l’a résolue. Et ce qui est amusant, c’est qu’à la cour d’Henri iv il a probablement été beaucoup plus célèbre pour ce fait d’arme que pour avoir, par exemple, déterminé les dix premières décimales de pi !
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Marche et vélo, le ramassage scolaire écolo
Des villes incitent les parents à ne plus utiliser leur voiture pour mener les enfants à l’école
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En file indienne avec le bus pédestre du Tremblay
A l’angle de l’avenue de la Poste et de la rue Louis-Dequet, un petit groupe d’enfants attend. « Il est 8 h 07, tant pis pour Emir ! » Le Pédibus doit arriver à l’heure à l’école élémentaire Victor-Hugo, but de cette marche matinale. Au Tremblay-en-France (93), on a opté pour le ramassage scolaire à pied. Celui-ci couvre en moyenne un périmètre de 1,5 kilomètre, quand celui à vélo, plus adapté à la campagne, va jusqu’à 3 kilomètres.
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Villeneuve-d’Ascq: les parents font corps avec les enseignants
Après le choc, les soutiens s’organisent à l’école Calmette de Villeneuve-d’Ascq. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la maison du directeur, Jean-Luc Deletrez, et celle d’une enseignante à la retraite ont été incendiées, et les murs de l’école recouverts de tags taxant le directeur de « pédophilie ».
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Le Monde daté du 19/10/04


Chat : La réussite de tous les élèves est-elle possible ?
L'intégralité du débat avec Claude Thélot, président de la commission nationale du débat sur l'avenir de l'école, lundi 18 octobre.
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Étendre la discrimination positive "socio-économique" à toutes les grandes écoles, par Eric Keslassy
[...] L'ascenseur social, ralenti à bien des étages, est ici en panne. La dIVersification sociale du recrutement des grandes écoles ne sera pas spontanée. La discrimination positive "socio-économique" est aujourd'hui la seule solution qui puisse permettre de sortir de cette situation. L'expérience réussie de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) le démontre.[…]
Cette initiative prometteuse doit se généraliser. Par conséquent, nous appelons les grandes écoles, notamment Polytechnique, l'ENA (Ecole nationale d'administration), l'ENS (Ecole normale supérieure), l'ENM (Ecole nationale de la magistrature) et HEC (Hautes études commerciales), à suivre l'exemple de l'IEP en mettant en place une discrimination positive socio-économique, avec les modalités qu'elles considéreront les plus conformes à leurs spécificités, afin de diversifier socialement leur recrutement.
Notre demande exprime le désir de voir notre démocratie davantage inspirer confiance et notre République se renforcer.
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Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 14 octobre au 18 octobre 2004)

Le Figaro magazine poursuit sa critique du rapport Thélot (déjà entreprise avant même sa publication) et se fait le porte parole des «républicains». Il croit discerner dans les propos du Premier Ministre une remise en question implicite des conclusions du rapport
Le Point considère,que le rapport fait «Pschitt» et qu’il propose un «moins disant culturel». Le Nouvel Obs, en revanche décerne à ce rapport une bonne note et juge qu'il place la barre très haut… et à gauche.
Bonne lecture
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Le Nouvel Observateur du jeudi 14 octobre 2004 -

Le rapport qui veut changer l’école
Abolir la dictature des maths, fixer un bagage minimum de connaissances, faire travailler les profs autrement et plus longtemps... En un an de travail, la commission Thélot a mené une réflexion profonde et cohérente. Analyse des huit propositions phares qui permettraient enfin de faire bouger les choses
Qu’est-ce qui coince? Le poids des habitudes. Les résistances des syndicats, et en particulier le Snes, majoritaire dans le second degré, plutôt élitiste, dont la posture se résume souvent à réclamer «plus de moyens» et à bloquer sur tout le reste. La résistance des parents aussi, ceux qui tirent avantage du système et qui feraient la grimace si on modifiait la donne. Et au-delà? Comment faire appliquer une nouveauté, si modeste soit-elle, dans les établissements? Comment forcer un professeur à introduire une heure de «vie de classe» par semaine, s’il estime qu’il a mieux à faire? Qui va le sanctionner? Personne. Si le système a évolué, un peu tout de même, c’est parce qu’il se trouve des gens, sur le terrain, qui décident de changer leurs pratiques, d’eux-mêmes.
Alors, se lancer à l’assaut de la forteresse éducation, pour un ministre, est une gageure. D’où une certaine lâcheté en matière de réforme. «Les ministres craignent la remise en question de l’architecture globale», résume-t-on à Education et Devenir, un important mouvement de réflexion pédagogique. Il est plus simple de faire une circulaire sur la dictée (tout le monde est d’accord), ou de souhaiter publiquement que les professeurs retrouvent leur autorité (qui s’en plaindrait?), que de remettre à plat le système.
Le rapport Thélot finira-t-il lui aussi dans un tiroir? Ce serait dommage. D’autant qu’il bouscule des tabous. Par exemple, il ose remettre en question l’objectif de mener 80% d’une classe d’âge au bac, un chiffre utopique, expliquant qu’il vaut mieux viser une qualification pour tous les élèves, même modeste. Le Snes n’apprécie pas. Mais François Fillon s’est déjà approprié cette proposition.
Même si le texte porte la griffe de son président, la commission a une légitimité, celle de parler au nom de la nation. Car elle s’appuie sur les milliers de débats qui se sont tenus en France l’année dernière. La réflexion menée a été exceptionnellement profonde et cohérente. En gros: l’école a une responsabilité morale. Elle doit faire réussir tous les élèves qui lui sont confiés (et pas seulement les plus riches ou les plus chanceux). Elle se doit de leur transmettre des valeurs communes, de leur permettre de «construire une image positive d’eux-mêmes» et d’en faire des citoyens debout. «Pour Claude Thélot, ce qui est important, ce n’est pas de dégager une élite, mais de s’assurer que tout le monde a le bagage nécessaire pour se débrouiller dans la vie», résume Antoine Prost. C’est le retour à l’esprit de Jules Ferry. Le rapport place donc la barre très haut. Et plutôt à gauche.
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«La prochaine loi se fondera sur nos travaux»
La méthode employée par la commission du débat national sur l’avenir de l’école donne à son rapport une légitimité considérable, explique son président Claude Thélot
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Le Point du jeudi 14 octobre 2004

Ecole : Le rapport qui fait « pschitt
Censé refléter les attentes des Français, le rapport Thélot ne recommande-t-il pas plutôt un « moins-disant éducatif »?Lire la suite de l’article

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L'Express du lundi 18 octobre 2004

Demain l'école par Claude Allègre
La rentrée des classes est toujours un moment propice à la publication de livres sur l'école. Au moment où sort le fameux rapport Thélot, fruit du grand débat sur l'école et préalable à une nouvelle loi d'orientation, alors que les appels au bon sens sur le rôle de l'école se transforment en plaidoyers poignants pour le «retour aux cavernes» au nom des valeurs de notre jeunesse, il n'est peut-être pas inutile de lire quelques ouvrages qui replaceront le débat dans un contexte plus réaliste. Parmi la floraison actuelle, en voici quatre dont je recommande la lecture. […]Le livre d'Alain Bentolila Tout sur l'école (Odile Jacob), comme les ouvrages de Bruno Descroix, Demain les profs (Bourin éditeur), et de Marie-France Santoni-Borne, L'Elève au cœur (Seuil), posent la question de l'enseignement dans les quartiers sensibles et des élèves en difficulté.
Le livre de François Dubet L'Ecole des chances (Seuil) est plus général, plus théorique aussi, mais le sujet est identique. Craignant la résignation des politiques devant les difficultés à surmonter les corporatismes pour réformer l'école, il plaide le refus des statu quo et montre pourquoi changer l'école est plus nécessaire que jamais. Ce livre dissèque la signification de slogans usés et pourtant irremplaçables, comme «Ecole juste» ou «Egalité des chances».
Bref, écrit par le meilleur sociologue spécialiste de l'école, ce document reprécise et approfondit des valeurs qui doivent demeurer au cœur de tout projet républicain. Un livre lucide et volontariste.
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L’œil du psy : La haine de l’autre
Des jeunes que l'école n'a pu socialiser ni intégrer optent pour le rejet de l'autre: «pédé», Arabe, juif, Noir, femme...[…] Le rapport Thélot sur l'école, qui vient d'être publié, rappelle opportunément que la socialisation est l'un des objectifs de l'école primaire. Le droit à la différence est l'une des valeurs essentielles de notre société. Ce qui est précisément le contraire du repli communautaire qui est à la recherche de l'homogénéité du groupe.
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 18 Octobre 2004

L e rapport Thélot, et après...
Le plus intéressant dans ce qui s'est passé mardi à Matignon, lors de la remise du rapport de Claude Thélot, est peut-être la définition que le Premier ministre y a donné de l'idéologie : «Quand la réponse arrive avant la question.» Claude Thélot n'était pas explicitement visé, ni son rapport ; mais il était quand même tentant de prendre cela pour une critique déguisée, tant ces propos paraissaient s'appliquer au principal reproche que l'on peut faire à ce document : proposer des réponses, mais après avoir éludé les vraies questions, en oeuvrant pour éloigner ou discréditer ceux qui tentaient de les soulever.[…] Les «républicains» ne sont pourtant pas d'irréductibles passéistes, bien au contraire : ils sont les ardents défenseurs d'une volonté réformatrice que ne désavouerait sûrement pas la majorité de l'opinion publique, élèves en tête. Démissionnaires de la commission Thélot parce qu'il était impossible d'y faire entendre leur voix, ils aspirent à une école égalitaire et non pas égalitariste, ouverte à tous et sans ghettos, où les élèves progressent selon leurs aptitudes et leur mérite, en redoublant si nécessaire et en bénéficiant de davantage de moyens s'ils en ont besoin, mais sur la base de programmes qui ne leur donnent pas une instruction et des diplômes au rabais. Une école qui accepte enfin d'évaluer ses résultats, sans tricher. Et de changer ses méthodes ou son mode de fonctionnement lorsque ces résultats conduisent, comme aujourd'hui, à renvoyer chaque année des dizaines de milliers d'enfants qui ne savent ni lire ni compter correctement et qui désespèrent de la société.
Une école qu'il est encore possible de construire, dès la rentrée 2006, ainsi que l'a indiqué mardi Jean-Pierre Raffarin. Sur quelles bases ? Il appartient désormais à François Fillon d'en décider. Un examen pourrait notamment être réintroduit avant l'entrée ou en fin de 6e, afin d'homogénéiser le niveau des collégiens. L'évaluation sous toutes ses formes (celles des élèves, des enseignants et des méthodes d'apprentissage) pourrait être également réhabilitée. Et même si aucune réforme officielle des IUFM n'est au programme, il paraît plus que probable que ses dirigeants seront fortement incités à davantage de réalisme et d'efficacité. Une réforme sans révolution, en somme. En douceur, mais en profondeur. Dans le droit fil des espoirs de ceux qui savent, ainsi que l'a rappelé mardi le Premier ministre, que les difficultés de l'école depuis vingt ans «ne sont pas qu'une question de moyens» ; ne serait-ce que parce que son budget n'a jamais cessé d'augmenter, alors que le nombre de ses élèves ne cesse de diminuer.
Ceux qui rêvent d'une école plus performante et enfin apaisée peuvent en tout cas garder espoir. En raison d'un tout petit mot, prononcé par le Premier ministre au beau milieu de son allocution, lorsqu'il a précisé qu'il disait «oui», pour sa part, «à la définition républicaine de l'école»... ce qui était une façon fort courtoise, mais très directe, d'indiquer qu'il n'était pas vraiment d'accord avec le fond, ni surtout avec les manques, du rapport Thélot.
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ENFANTS Est-il hyperactif ?
On a tôt fait aujourd’hui de taxer un enfant boule de nerfs d’hyperactif. Tous les petits énergiques ne le sont pas ! Voici les six critères qui permettent de poser sûrement le diagnostic.
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Politis du jeudi 14 octobre 2004

Rien vu...


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Marianne du lundi 18 octobre 2004

Rien vu...


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