samedi, février 19, 2005

Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 14 au 20 février 2005)

Je prenais un pari la semaine dernière sur les titres des hebdomadaires et j’annonçais « La réforme impossible »comme titre possible. Les rédacteurs en chef des hedbos m’ont donné raison puisqu’on retrouve ce titre dans plusieurs journaux (L’express et Le Point).
On lira aussi avec intérêt le dossier du Nouvel Obs sur le cannabis et l’article sur la « stratégie de Lisbonne » et ses effets sur l’Éducation Nationale dans Politis.
Dernière chronique avant des vacances lointaines et méritées . Retour pour une revue de presse des quotidiens le 7 mars prochain. A bientôt !

Bonne lecture…
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Le Nouvel Observateur du jeudi 17 février 2005 -


Ecole : la leçon finlandaise
Alors qu’en France le débat fait rage autour du projet de loi pour l’école de François Fillon, Caroline Brizard est allée voir ce qui se pratiquait en Finlande, où les élèves arrivent en tête de tous les classements internationaux. Un système entièrement décentralisé, pas de cours magistraux, des chefs d’établissement seuls maîtres à bord, des profs recrutés sur leur pédagogie autant que sur leurs connaissances... Une véritable leçon de choses
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Fillon sur l’air des lampions
Le projet de loi n’est qu’un prétexte, et les manifestations des profs et des élèves reflètent un malaise plus profond que le ministre de l’Education nationale n’a su ni voir venir ni prévenir. C’est sans doute une des grandes leçons de ces journées où Fillon a dû faire face à la rue lycéenne […]
La réforme Fillon cristallise un malaise autrement plus profond. «Le ministre ne prend pas en considération les vrais problèmes de l’éducation, martèle Khaled, 21 ans, vice-président de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), la deuxième organisation lycéenne. Le manque de profs, d’encadrants, d’infirmières, ça monte depuis un an. L’égalité entre les lycéens passe par davantage de moyens.»
Les lycéens réclament un débat. Pourtant, il a déjà eu lieu l’année dernière. «Le projet de loi n’est qu’un prétexte. La mobilisation dépasse cet épiphénomène. Elle exprime une exaspération, un malaise latents, estime Dominique Pasquier, sociologue au CNRS. Les lycéens ne sont pas nécessairement bien informés de la réforme, mais ils ont bien conscience qu’ils sont dans un système qui ne donne pas les mêmes chances à tous.» Et ils en ont marre. Ils ont le sentiment que depuis quelques années, on se moque d’eux. Que les discours officiels et leurs envolées lyriques sur les vertus du modèle républicain masquent mal la faillite de l’égalité des chances. Qu’il y a des lycées «pourraves» et des lycées «de bourges», et que les premiers les conduisent droit dans le mur. Alors l’idée qu’on puisse s’attaquer au bac, dernier bastion déclaré de l’égalité entre les élèves, leur est insupportable.
Cette inégalité entre les établissements ne doit rien en effet à la fatalité. Elle s’enracine dans un égoïsme de classe qu’ils ressentent confusément. «Les milieux favorisés refusent de jouer le jeu de la mixité scolaire. Ils contournent systématiquement la carte scolaire et renforcent les effets de ségrégation. Du coup, on observe un décalage toujours plus grand entre des établissements d’élite où l’éducation familiale des enfants est en adéquation avec la culture scolaire traditionnelle, fondée sur l’humanisme classique, et à l’autre bout, des établissements où les jeunes développent une culture à part, médiatico-publicitaire, coupée du monde des adultes, faite de codes vestimentaires, de langage, de musique, qui leur permettent de se reconnaître entre eux, poursuit la sociologue.
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Chronique d’une réforme avortée
Fillon était contraint par les promesses de Chirac et le calendrier de son prédécesseur, mais il a aussi accumulé erreurs et maladresses...
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Le cannabis : Une drogue pas si douce...
La loi française sur les stupéfiants compte parmi les plus répressives d’Europe. Et pourtant à 18 ans un jeune sur deux a déjà «fumé». Le shit est aujourd’hui un «produit de consommation courante». Or, selon les experts, il peut déstabiliser les personnalités fragiles. Faut-il le diaboliser comme s’y emploie le gouvernement ? Quand commence la surconsommation? Comment en parler aux ados et les aider à en sortir? Enquête
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« Les parents doivent dire non »

De plus en plus d’ados fumeurs de shit, de plus en plus tôt : le docteur Xavier Pommereau, spécialiste des comportements à risque, croit à la vertu pédagogique de l’interdit […]
Dans une société qui n’a jamais été aussi individualiste, nous accordons un prix très important à nos enfants, devenus un bien rare, puisque nous n’en faisons pas beaucoup. Les enfants sont l’objet de toutes les attentions, ils ont l’impression d’avoir leurs parents sur eux, collés. D’être leur chose. Et en même temps, face à eux, les adultes sont complètement en panne. Alors que sur l’ensemble de la planète la majorité des adolescents souffrent de malnutrition, de carences matérielles, de la guerre, nos ados des pays riches, qui ont un confort de vie sans précédent, sont aussi dans une difficulté existentielle sans précédent. Autrefois, il y avait la puberté, période charnière entre l’enfance et l’âge adulte: on était un enfant, puis on devenait grand. Aujourd’hui, les ados n’arrivent pas à trouver leurs distances par rapport à leurs parents. Du coup, ils se sont inventé une nouvelle planète, la planète ado. Entre 8 ans et 25 ans, il y a des postures, des looks, des consommations – tabac, alcool, cannabis... – qui servent de rites de passage et disent: «Je suis ado.» Ça, ça n’a jamais existé auparavant. A coup de gel pour se mettre les cheveux en pétard, de paillettes, de mode gothique, ils se fabriquent un uniforme. A travers l’apparence, 85% des ados arrivent globalement à prendre leurs marques – au sens propre comme au sens figuré – par rapport aux parents. Les autres, 15%, s’en sortent mal parce qu’ils ont de bonnes raisons d’avoir des troubles de l’identité.[…]
Pour le cannabis, les parents doivent dire: «On est contre. Le cannabis est une substance illicite. Il est hors de question de te voir circuler à la maison avec ce genre de produit, et que tu en consommes chez nous avec tes amis.» Point à la ligne. Si l’enfant en consomme ailleurs, on n’a pas de prise. On peut juste le déconseiller. S’il va le fumer en cachette, il intègre une limite. C’est le rôle des parents de la lui définir. Les parents copains, ça ne va pas. Il faut qu’ils s’interrogent sur l’excès et la répétition. La question devrait être: quand les ados vont trop loin, pourquoi?
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«Je me souviens d’Arnaud...»
Clarisse Martin*, 40 ans, est professeur de gestion. De 1993 à 2003, elle enseignait dans un lycée professionnel en zone d’éducation prioritaire, près de Versailles
«La situation s’est réellement aggravée au cours des dix dernières années. Aujourd’hui, "fumer" pour des élèves – surtout à partir de la première – est aussi normal, aussi anodin que d’allumer une cigarette ou de prendre une bière. D’autant plus qu’on leur dit partout qu’il n’y a pas de dépendance. En classe, on repère facilement celui qui commence à "fumer". Il se met à manquer souvent. En cours, il a les yeux rouges, il s’endort. Quand vous lui posez une question, il rêve, il n’a pas l’air de comprendre. C’est un poids mort. Je l’adresse généralement au médecin scolaire. Parfois, il reprend le droit chemin. Parfois, il décroche tout à fait: il a accumulé trop de retard. Je pense à Arnaud*. A 20 ans, il était en terminale. Un élève aux yeux clairs, très mal dans sa peau, très triste. Mais par ailleurs fin, intelligent, qui avait du répondant en classe… enfin le matin! Après le déjeuner, il était complètement amorphe. Il fumait entre midi et deux. Un vrai gâchis. En début d’année, il était seul à se droguer. Mais en décembre il avait fait des émules. Ils étaient huit à dix – uniquement des garçons – à tirer sur des joints. Au lycée, nous nous sommes alarmés. J’ai demandé à rencontrer ses parents. Son père était journaliste, sa mère parlait trois langues. Ils étaient au courant, mais impuissants. Arnaud nous a promis d’arrêter. Il a fait une cure de désintoxication. A la rentrée des vacances de Noël, il semblait aller mieux. Puis il a replongé. Après un accident de Mobylette, il est revenu par intermittence, puis plus du tout.»
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Tout le dossier


Découvrir le reste du dossier

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Le Point du 17 février 2005


Réformes La comédie française

Vite, retirons la loi sur le bac, les jeunes sont dans la rue ! Les ministres se suivent et les réformes s'enlisent. L'Education nationale reste le symbole de l'immobilisme[…]
Dès le mois de juillet, le ministre de l'Education avait alerté l'Elysée et Matignon sur le télescopage d'un budget rigoureux et d'une réforme de l'école. Parmi ses collègues, il s'attire alors les mêmes reproches qu'au ministère des Affaires sociales : « Trop prudent, il espère passer à travers les gouttes et ne choisit pas entre une vision à long terme et un léger bricolage. » Pourtant, comme le dit son prédécesseur Claude Allègre, il se retrouve « dans la nasse ». Les professeurs tiennent leur vengeance sur les retraites, la suppression des travaux personnels encadrés (TPE), la révision de la carte scolaire - déjà les députés de l'UMP, comme les socialistes naguère, réclament des postes et Raffarin les écoute. Alors le bac n'apparaît que comme la cristallisation indirecte de tous les mécontentements qui met - circonstance aggravante - les jeunes dans la rue. Vite, vite, Chirac conseille de supprimer cette dose de contrôle continu devenu épouvantail pour la gauche alors même qu'elle était présentée, il y a quelques années, comme un juste recours contre l'« examen couperet ». Le bac ? Ce n'était, dit-on dans l'entourage du président, qu'« un test ». Un point d'incompréhension inutile, dans une réforme importante. Ah bon ? Fillon, en reportant la discussion sur le baccalauréat, espère circonvenir la contestation et sauver sa réforme de l'école tandis que Juppé, dans son blog (le 11 février), écrit benoîtement, après s'être « passionné » avec ses correspondants pour le « bac en débat » : « Il faudra que nous reparlions d'autres questions sensibles : l'orientation, par exemple, ou la gestion des ressources humaines de cette immense administration de plus d'un million de fonctionnaires qui ne permet pas le bon épanouissement de ses troupes. »
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Le dossier thématique « Éducation »

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L'Express du 14 février 2005


La réforme impossible
Trois axiomes semblent régir la scène éducative en France. 1. Tout ministre de l'Education se doit de faire une réforme. 2. Il est entendu que cette réforme ne changera rien de fondamental. 3. Toute réforme digne de ce nom doit susciter le mécontentement des enseignants, la contestation des lycéens et, si possible, un tollé général. François Fillon, actuel ministre de l'Education, n'échappe pas, ces jours-ci, à cette fatalité paradoxale.
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La déception Fillon
Il avait tout prévu. Le 28 mars 2004, à 20 heures, François Fillon s'est invité sur le plateau de TF 1. Il escompte être le seul ministre à gagner sa bataille régionale. L'avant-veille, il a déjeuné avec Nicolas Sarkozy. Il est enfin décidé à sortir du bois: il vise Matignon ou Bercy. Sauf que le supposé vainqueur unique devient... le battu le plus inattendu de la soirée. Les Pays de la Loire passent à gauche et Fillon tarde à s'en remettre. «J'ai construit toute ma vie politique sur mon implantation locale, confiera-t-il. D'un coup, je me suis retrouvé sans aucune racine. Ce fut très déstabilisant.»
Il n'a plus les pieds sur ses terres et, à Paris, il se coupe les mains. Il hérite malgré lui du ministère de l'Education nationale, avec une idée en tête: y rester le moins de temps possible. A l'automne, quand l'UMP change de président, l'Elysée juge sévèrement son rapprochement avec Sarkozy. Fillon, qui n'avait pas apprécié d'être écarté de la direction du parti en 2002 après en avoir été l'un des inspirateurs, doit néanmoins se contenter d'un titre de conseiller politique peu valorisant.
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Pas pro, l'enseignement technique
A l'heure d'une énième réforme, Yves Malier, membre du conseil de l'Académie des technologies, dénonce la piètre formation des maîtres de lycée professionnel
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 19 février 2005


Il faut supprimer le bac
PAR ALAIN-GÉRARD SLAMA


En 1995, Jacques Chirac a eu le courage de supprimer le service militaire au lendemain de son élection à l'Elysée. Une institution sacro-sainte tombait, pour des raisons regrettables, sans doute, mais incontournables : elle était devenue ingérable, elle avait cessé d'être démocratique à force de statuts particulier, et elle n'était plus acceptée.
Il faudrait aujourd'hui qu'une décision de même ampleur mette un terme à un examen vieux de deux siècles, qui n'appartient qu'à nous et qui souffre des mêmes plaies : lourdeur incontrôlable, inefficacité dans la lutte contre les inégalités, obsolescence de fait. Avec près de 650 000 candidats, 4 millions de copies, 4 000 sujets, 3 filières dans la voie générale, 5 dans la voie technologique et 60 dans la voie professionnelle, ce diplôme de fin d'études secondaires, censé constituer également le premier grade universitaire, est devenu une machine du père Ubu. Il ampute la scolarité de deux mois en fin de première et de terminale. La moindre erreur dans le libellé d'un sujet devient aussitôt une affaire nationale.
L'effacement des inégalités par la grâce du baccalauréat est devenu un leurre : les enfants de professeurs et de cadres, reçus à 75%, s'orientent vers le bac général, et tout particulièrement vers le bac S, de plus en plus souvent exigé dans l'enseignement supérieur ; les enfants d'agriculteurs et d'ouvriers, reçus à 50%, sont titulaires d'un bac professionnel trop cloisonné, qui comporte plus de risques de chômage qu'un brevet supérieur.[…] La sacralisation du bac est devenue le dernier rempart de l'idéologie du tronc commun, qui explose de toutes parts. Et c'est elle, aujourd'hui, qui bloque tout. A l'évidence, il faudra du temps pour que notre société accepte que les filières professionnelles soient revalorisées, que l'équilibre de la carte scolaire soit assuré par le retour des classes d'excellence et que la qualité des certificats de fin d'études délivrés par chaque établissement soit stimulée par l'objectif de la préparation aux examens et aux concours d'entrée, seuls en mesure de garantir l'efficacité d'un enseignement supérieur ruineux, qui élimine, avant la fin du premier cycle, près de 45% d'étudiants désorientés.
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François Fillon entre deux feux

Il y avait donc «urgence». En réclamant cette procédure exceptionnelle pour faire adopter son projet de loi d'orientation sur l'éducation à l'Assemblée nationale, François Fillon a joué à quitte ou double, montrant par là à quel point sa situation était devenue difficile, voire intenable. Un beau gâchis : le ministre était plutôt populaire, sa cause aussi, et l'aventure se termine dans une épreuve de force dont l'éducation, probablement, sera la première victime. Incompréhension, faiblesse puis raidissement sont le lot de toute réforme mal emmanchée. François Fillon a été pris dans le tourbillon des illusions entretenues sur la capacité du pouvoir à changer la vie des plus jeunes. Un des grands chantiers de la réforme s'en trouve mis à mal.
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«Lé ado ré1vente L langaj»
Les ados réinventent le langage... Apparue avec internet, la messagerie instantanée est devenue la coqueluche des adolescents pour une communication en temps réel et un espace de discussions libres qui piétinent les règles de l'orthographe.
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Ados: quand s'inquiéter ?
Anxiété et dépressions sont en augmentation chez les jeunes. Entre un ado bougon et un ado dépressif, il y a de la marge. Comment distinguer le normal du pathologique ?
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Politis du 17 février 2005


Réforme de l’éducation : le non-dit européen
C’est un secret bien gardé. Une cachotterie si préservée qu’il faut savoir gré à Thomas Ferenczi, rédacteur en chef du Monde, d’avoir en quelque sorte vendu la mèche dans sa dernière chronique (11 février). « La réforme de l’école répondant en partie aux objectifs que s’est donnés l’Union, pourquoi François Fillon n’explique-t-il pas mieux ce qu’est le projet européen dans ce domaine ? », interroge ingénument ce fin connaisseur des arcanes bruxellois. Faute de réponse du ministre, nous nous sommes plongés dans les textes avec l’ardeur du néophyte et l’innocence de Candide. Le résultat de cette recherche en paternité est éloquent.[…]
La Commission et le Conseil européens sont parvenus à dégager une ligne commune de réforme des systèmes éducatifs. Mobilité, flexibilité, employabilité, productivité en constituent les maîtres mots.
L’impulsion fondamentale de ce grand chamboulement est donnée, en mars 2000, au Conseil européen de Lisbonne. Constatant que l’Union européenne se trouvait face à « un formidable bouleversement induit par la mondialisation et par les défis inhérents à une nouvelle économie fondée sur la connaissance », les chefs d’État et de gouvernement ont retenu un « objectif stratégique fort » à l’aune duquel se décident, pour plusieurs années encore, la plupart des politiques en Europe. Cet objectif vise à faire de l’UE, d’ici à 2010, « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ». Il appelle, souligne les conclusions du Conseil, non seulement « une transformation radicale de l’économie européenne », mais aussi « un programme ambitieux en vue de moderniser les systèmes de Sécurité sociale et d’éducation ». C’est ainsi que les systèmes éducatifs, dans toute l’Europe, ont été mis à contribution pour permettre la réalisation de ce qu’on appelle désormais « la stratégie de Lisbonne ».[…]
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Marianne du 14 févier 2005


Rien vu...


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vendredi, février 18, 2005

Revue de presse du vendredi 18 février 2005

«Objectif mars » c’est le (bon) titre de Libération à propos de la course contre la montre engagée entre la loi Fillon et la mobilisation lycéenne et enseignante. Les quotidiens essayent de faire le point sur les travaux de l’assemblée et parient sur la date de fin du débat.. .
La revue de presse prend des vacances et je vous donne rendez-vous le lundi 7 mars prochain. Bonnes vacances pour ceux qui partent et bonne reprise pour les autres.

Bonne Lecture...
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Libération du 18/02/05


La course contre la loi Fillon est engagée
Le PS a réussi à renvoyer la fin de l'examen de la loi au 28 février. Matignon craint un parasitage du référendum par les protestations sur l'éducation.
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Dominique Pasquier, sociologue au CNRS spécialiste des adolescents :
«Les modes d'accès à la culture des jeunes échappent aux adultes»

A l'exception des lycées d'élite, les modes d'accès à la culture des jeunes échappent au monde adulte. Ils ne se reconnaissent pas dans la culture académique délivrée par les enseignants. Ni dans celle de leurs parents, sans pour autant que cela crée de tension : les rapports parents-enfants sont largement pacifiés. Les lycéens d'aujourd'hui ont complètement autonomisé leurs pratiques culturelles, lesquelles jouent un rôle central dans leur socialisation. Tout se passe derrière la porte de la chambre, sur écrans, hors du regard des parents. Celui de l'ordinateur sur lequel on chatte, celui du portable sur lequel on s'envoie des SMS, celui de la télé où l'on joue _ les garçons surtout _ à des jeux vidéos dont les parents, bien souvent, ignorent tout.[…]
Le risque que prennent les jeunes qui refusent de se soumettre au jugement normatif de leurs camarades est d'être marginalisés socialement. Ce qui les place dans une situation intenable : chez eux, de plus en plus, ils reçoivent une injonction à l'authenticité sur le mode «sois toi-même, construis ton projet de vie», alors qu'à l'école, le message des pairs est «pour être soi, il faut d'abord être comme les autres».
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Grosse fatigue et grosse mobilisation en vue
Dès lundi, les lycéens de la zone B rentrent de vacances et pourraient prendre le relais.
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Editorial Incapacité
C'est une figure obligée en France que de décréter «la réforme impossible». L'idée est plus volontiers propagée par la droite, sans doute parce qu'elle se confond avec sa volonté de rogner l'Etat providence auquel les Français sont attachés et traduit sa difficulté à le faire. La «réforme impossible» participe de ces lieux communs qui dispensent d'analyse sérieuse sur l'art politique. Comme si la réforme existait en soi. Comme s'il n'y avait pas les ambitieuses et les médiocres, les fondamentales et les superficielles, les courageuses et les molles du genou, les bien préparées et les bâclées. Celle de François Fillon sur l'avenir de l'école semble cumuler beaucoup de défauts. Au point, dès le départ, de susciter les critiques des professionnels de l'éducation sans soulever l'enthousiasme de sa majorité parlementaire. Il est vrai que le ministre lui-même n'était pas très chaud pour une loi et eût préféré des décrets. Jacques Chirac n'a pas voulu l'entendre. Que vaut une réforme qui à l'origine n'est guère portée par son auteur et relève plus du fait du prince que de la conviction qu'il faut vraiment en passer par elle pour améliorer le système scolaire ? Pour convaincre, il faut être convaincu et organiser la concertation, toutes choses qui ont manqué à Fillon et à sa majorité. […]
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Portrait : Hors commerce
Sophie Talneau, 28 ans. Le chômage des jeunes explose, même pour les surdiplômés : sortie de Sup de Co en 2001, elle est toujours sans emploi et vit avec le RMI
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Le Figaro du 18/02/05


Villepin défend l'égalité des chances sur le terrain

Dominique de Villepin au bord des larmes. La scène est rare. Elle se déroule au début de la semaine à Lyon, où le ministre de l'Intérieur est venu remettre la Légion d'honneur à Azouz Begag, fils d'immigrés algériens devenu chercheur au CNRS, et à qui il a commandé récemment un rapport sur l'égalité des chances dans les métiers de la sécurité.
Né à Lyon, le chercheur-écrivain évoque avec une émotion communicative les attitudes de discrimination subies par sa famille. «Notre République n'a pas toujours su tenir les promesses faites à chacun», commente Villepin qui se donne pour mission de «donner leurs chances à tous ces jeunes qui, dans nos quartiers, veulent aimer la République».
L'égalité des chances, la lutte contre les discriminations, c'est le grand combat que s'est assigné le ministre de l'Intérieur. Rien à voir, souligne-t-il à chaque fois, avec la «discrimination positive», vantée par Nicolas Sarkozy, «mon prédécesseur», comme il aime à le désigner.
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Une refondation républicaine PAR DOMINIQUE DE VILLEPIN

Il aura fallu l'anniversaire de la loi de 1905 pour mesurer à quel point les valeurs de notre République sont des valeurs modernes. Tout l'enjeu est de les refonder et de les faire vivre entre nous.
Prenons la laïcité: elle permet aujourd'hui aux différents cultes de fonctionner sereinement sur notre territoire, dans le respect de la liberté de conscience de chacun. Alors que nous voyons de nombreux pays en Europe et ailleurs s'interroger sur la place des religions dans la sphère publique, nous avons à notre disposition un modèle qui a fait ses preuves et qui nous permet de construire l'avenir. Voyez les progrès considérables que nous avons accomplis avec le CFCM dans l'organisation du culte musulman: en quelques mois, nous avons réussi à mettre sur pied une formation pour les imams qui ne parlent pas notre langue, un cursus universitaire pour les futurs imams et une aumônerie musulmane dans les prisons. Nous sommes sur le point de créer une fondation qui mettra fin aux difficultés de financement du culte musulman et offrira toutes les garanties de transparence sur l'utilisation des fonds. 2005 marquera un tournant dans l'organisation de l'islam de France.
Prenons les droits de l'homme: ils offrent à chaque citoyen des droits en vertu de sa simple condition d'homme. C'est aujourd'hui le meilleur rempart contre le risque communautariste, qui n'attribue des droits à chacun qu'à raison de la couleur de sa peau, de sa religion ou de son origine sociale. Une France communautariste, ce serait une France morcelée, une France du repli. Ce serait renoncer à une double aspiration qui a toujours fait notre force: l'unité de la nation et la défense de l'intérêt général, au-delà des intérêts particuliers.[…] Oui, il faut nous battre pour faire vivre le principe d'égalité qui est au cœur de notre pacte social. Aujourd'hui, il butte contre trois obstacles inacceptables. Premier obstacle: un parcours scolaire qui n'offre pas de deuxième chance à ceux qui sortent sans diplôme ni qualification. Deuxième obstacle: les discriminations à l'embauche, au logement ou dans les loisirs. En France, quand on s'appelle Rachid ou Farida, on a trois fois moins de chances de trouver un travail à niveau d'études égal. Qui peut se résigner à cela? Changeons notre regard, changeons nos mentalités. Troisième obstacle: la persistance d'actes racistes et antisémites qui gangrènent le corps de notre nation et qui sont indignes d'elle.
Face à cette réalité, la tentation est grande d'aller au plus court et de s'engager dans la voie de la discrimination positive. Je veux le redire clairement: je crois que c'est une impasse.
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L'Humanité du 18/02/05


Guerre de positions sur l’école
Les amendements qui obtiennent le consensus ne sont pas toujours ceux qui font le moins jaser. Prenez celui déposé par la députée apparentée communiste Huguette Bello. Il ne compte que deux lignes : « Le dernier alinéa de l’article L. 113-1 est complété par ces mots : "ou dans les régions d’outre-mer". » Derrière cette disposition, il s’agit de compléter un chapitre du Code de l’éducation qui stipule, en substance, que l’école est ouverte aux enfants de moins de trois ans et que cette possibilité doit être rendue possible en zone « urbaine, rurale ou de montagne ».[…]Les autres dépôts d’amendements n’ont fait que confirmer les clivages politiques. Ceux proposés par la gauche se sont vu rejeter, à quelques exceptions près. Les arguments dont use la droite sont principalement juridiques. Les propositions visant à favoriser l’accès des enfants handicapés à l’école ont ainsi été refusées parce que déjà inscrites dans la loi sur l’égalité des droits et des chances. Parfois le rejet est justifié parce que l’idée figure au rapport annexe du projet de loi. Lequel n’aura aucune valeur légale, il faut le rappeler. Quant aux articles les plus décriés, ils ne devaient pas être traités avant la fin de journée, voire avant ce matin. Ainsi, l’article 6, qui définit le socle de connaissances que devront maîtriser les enfants à l’issue du collège. Le ministre avait déjà fait comprendre que l’EPS y serait réintégrée, mais la discussion n’était toujours pas engagée sur ce point.
Il faut dire que les députés avancent lentement. À 15 heures, alors que s’ouvrait la cinquième séance, ils n’avaient pas encore attaqué l’article 4 de la loi. Un paradoxe quand on sait l’empressement de François Fillon à faire adopter son projet, qu’illustre l’urgence déclarée sur le texte. Certains députés UMP ne sont pas étrangers à ce fait. Président de séance durant la journée de mercredi, Jean-Louis Debré a singulièrement fait traîner les choses, ce qui tendrait à démontrer les désaccords qui déchirent la droite. D’un côté, Jacques Chirac (et donc Jean-Louis Debré) qui juge méchamment un projet suscitant le remous social, à quelques semaines du référendum sur la constitution. De l’autre, Nicolas Sarkozy (donc François Fillon) qui oeuvre pour la promptitude des réformes.
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Fillon échoue à prendre de vitesse profs et lycéens
Le ministre a peur. Pour les organisations lycéennes, d’enseignants et de parents d’élèves, la dernière décision de François Fillon est sans ambiguïté. En déclarant l’urgence sur le projet de loi sur l’école, le résident de la Rue de Grenelle a trahi la crainte du gouvernement de voir sa réforme échouer. Cette décision « montre la peur du ministre pour le mouvement lycéen, qu’il espère casser », analyse Coralie Caron, secrétaire générale de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). Avec une procédure abrégée, la loi pourrait ainsi être adoptée avant la fin des congés scolaires, qui s’étirent jusqu’au 6 mars pour la zone C (région parisienne et Bordeaux).[…]
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Le Parisien du 18/02/05


Rien vu...


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La Croix du 18/02/05


Rien vu...


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20 minutes du 18/02/05


Paris : Les classes ferment, les tensions montent
Le recteur affine ses propositions. Sur les quarante-six classes qu’il proposait initialement de fermer, trois sont maintenues. Onze classes devraient par ailleurs être ouvertes, ainsi que six classes pour enfants souffrant de déficiences mentales. Mais cet « énorme effort » ne satisfait pas les parents et enseignants touchés par les fermetures. Hier après-midi, une centaine d’entre eux ont bloqué l’avenue d’Ivry (13e). « Ils ont une vision trop micro-locale, et nous, panoramique, soupire-t-on à l’académie. Cette année, Paris ne perd aucun poste. »
La répartition des fermetures est « politique », est néanmoins convaincu Michel Delattre, du syndicat enseignant Unsa : « On privilégie les écoles des amis politiques, au détriment des arrondissements populaires.» Il pointe l’exemple de l’école Chomel (7e), où est scolarisé « le petit-fils de Chirac ». « Il n’y a aucune suppression de poste, alors qu’elle est dans le même cas que celles du 13e. »
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Paris : L’académie s’intéresse aux instits municipaux
Une circulaire va être diffusée « fin mai-début juin » à la communauté éducative, dans le cadre du « pilotage pédagogique » que compte mener l’académie de Paris. Celle-ci entend notamment se pencher sur l’utilisation des 820 professeurs de la Ville de Paris (PVP). Spécificité parisienne héritée de « l’éducation populaire » de 1871, ces enseignants municipaux dispensent chaque semaine 3 h 30 de cours de musique, d’arts plastiques ou d’éducation physique et sportive. « Que font, pendant ce temps, les enseignants de l’Education nationale ? », s’interroge-t-on à l’académie. Des emplois du temps clairement établis vont donc devoir être dressés dans les écoles. Simple « effort de formalisation », selon le rectorat.
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Loi Fillon, premières mesures votées
Cinq articles adoptés sur soixante-deux. Les députés ont commencé à voter hier les premières mesures concrètes du projet de loi Fillon sur l’école. Une adoption ralentie par les amendements déposés par l’opposition. Théoriquement, l’examen du projet doit se terminer aujourd’hui. Un calendrier difficile à tenir.
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Ouest-France du 18/02/05


Rien vu...


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Le Monde daté du 19/02/05


Les députés adoptent le "socle commun de connaissances", élément-clé de la loi Fillon

Si les manifestations des lycéens n'ont pas enrayé la machine parlementaire, l'examen du projet de loi sur l'école de François Fillon a pris du retard, jeudi 17 février, à l'Assemblée nationale. Les députés ont, toutefois, adopté la disposition au centre de son projet de loi sur l'école, qui instaure "un socle commun de connaissances et de compétences" à acquérir par chaque élève durant la scolarité obligatoire. Le rythme des débats apparaît ralenti. "Le risque est fort" que l'examen du texte ne puisse être achevé dans la nuit de vendredi avant les vacances parlementaires estimait l'entourage de François Fillon. Dans ce cas, il faudrait soit prolonger le débat soit le renvoyer au lundi 28 février. La gauche, très critique à l'égard du projet de loi, ne verrait probablement pas ce retard d'un mauvais œil. Ni les lycéens qui considèrent que le gouvernement cherche à les prendre de vitesse pendant leurs vacances. Soucieux d'accélérer le rythme, le Sénat, à la demande du gouvernement, a avancé la date d'examen du texte du 23 au 15 mars.[…] Ni l'EPS, ni l'enseignement artistique n'ont été ajoutés dans les "connaissances indispensables pour poursuivre avec succès sa scolarité". En revanche, le groupe UMP a fait valoir qu'il allait proposer plus tard, avec l'accord du gouvernement, que le brevet national des collèges comporte "une épreuve d'EPS, sous forme de contrôle continu, ce qui est une manière d'inciter les élèves à l'assiduité".
Au-delà de cette bataille sur les disciplines, le groupe PS a réclamé, sans succès, que la notion de socle soit largement amendée. "La majorité y voit un bagage minimum", a déploré Yves Durand (PS, Nord) en dénonçant une "conception minimaliste et élitiste". "Il y a une véritable dérive de la majorité qui consiste à réduire les ambitions pour l'école de la République", a insisté Jean-Pierre Blazy (PS, Val d'Oise).
La critique est venue également de Pierre-André Périssol. Le député UMP de l'Allier aurait souhaité que la définition précise du socle commun soit renvoyée au Parlement. Mais son amendement a été rejeté. Dans une volonté de compromis, l'Assemblée a voté un amendement, stipulant "que le gouvernement présenterait tous les trois ans au Parlement un rapport sur la manière dont les programmes prennent en compte le socle commun".
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Sciences-Po Paris s'inquiète pour sa politique de recrutement en ZEP
L'adoption, jeudi 17 février, dans le cadre du débat sur la loi Fillon à l'Assemblée, d'un amendement proposé par Dominique Tian (UMP, Bouches-du-Rhône) sur l'égalité des chances a provoqué une vive réaction de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris. Dans un communiqué, l'IEP a affirmé que son expérience des conventions ZEP (zones d'éducation prioritaire) venait d'être condamnée : "L'Assemblée nationale met fin au recrutement des élèves de ZEP", a affirmé l'Institut. Mais le ministère de l'éducation nationale et M. Tian ont récusé l'analyse de Sciences-Po Paris, assurant que les conventions ZEP n'étaient en aucun cas remises en cause.
L'amendement de M. Tian, que la commission des affaires sociales avait adopté au préalable, dispose que "l'enseignement supérieur contribue à l'égalité des chances". Pour cela, il autorise les établissements du supérieur à signer des conventions avec des lycées afin de préparer les élèves issus de milieux défavorisés à intégrer une université ou une grande école.
Le texte donne ainsi une valeur législative aux expériences déjà conduites par l'Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) et par l'IEP d'Aix-en-Provence, deux établissements qui aident des lycéens à préparer les épreuves, mais qui n'ont pas créé de concours spécifique, comme l'IEP de Paris.
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La petite enfance et le masculin, par Juliette Rennes et Renaud Martin
membres de l'association Mixcité

Il faut une indépendance d'esprit singulière ou une histoire individuelle hors du commun à un jeune homme pour s'imaginer exercer un métier relatif à l'accueil ou à l'éducation de la petite enfance. La condamnation sociale de la déclinaison au masculin de ces emplois se lit dans les usages linguistiques. Le terme d'"assistante maternelle", qui figure dans le texte de loi sur la professionnalisation de cette activité, adopté le 9 février à l'Assemblée nationale, en est un bon exemple.Le terme exclut doublement les hommes : non seulement par la féminisation, mais encore par la référence à la maternité, devenue invisible tant elle est courante, comme dans l'incontournable "école maternelle", qu'on serait peut-être avisé un jour de rebaptiser "école enfantine".
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Réforme Fillon : que veulent les lycéens ?

Chat avec Constance Blanchard, présidente de l'UNL,
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jeudi, février 17, 2005

Revue de presse du jeudi 17 février 2005

URGENCE ! C’est le mot du jour, repris dans tous vos quotidiens….
Avec la procédure d’urgence (dont Le Monde nous rappelle les modalités), le vote à l’Assemblée Nationale devrait s’achever le 2 mars, c’est-à-dire avant la fin des vacances de la zone C (Ile de France + Bordeaux). L’argument utilisé est qu’on ne souhaite pas que le débat sur l’école « pollue » le vote sur le traité constitutionnel en Europe. Un argument très discutable…Pour beaucoup il s’agit avant tout d’une provocation vis-à-vis des élèves et des enseignants. Quelle va être la riposte ?
Bonne Lecture...
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Libération du 17/02/05


Education: Raffarin tente de prendre les lycéens de vitesse
Raffarin en pompier pyromane. Alors que le gouvernement semblait avoir remisé les déclarations va-t-en-guerre sur la «negative attitude» des syndicats enseignants ou la «manipulation» des lycéens par les professeurs, Jean-Pierre Raffarin a fait savoir hier que le gouvernement demandait l'urgence sur la réforme Fillon. La fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) a immédiatement stigmatisé «l'énorme peur» qui sous-tendait ce choix, tandis que le Syndicat des enseignants (SE-Unsa) soulignait «l'incapacité politique du gouvernement à mener le dialogue».
De fait, cette procédure raccourcit le temps de discussion d'une loi puisque la navette entre Assemblée nationale et Sénat est supprimée. Il n'y aura donc qu'une lecture du texte par les députés, censée s'achever le 2 mars par le vote solennel de la loi, puis une lecture par le Sénat. Résultat, le texte pourrait être définitivement adopté dès le mois d'avril.
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«Personne ne sait vraiment qui a été élu»
Mardi soir, la coordination lycéenne se réunissait dans un amphi de Jussieu. Ambiance
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Le Figaro du 17/02/05


Fillon déclare l'urgence sur son texte
François Fillon a déclaré hier matin l'urgence sur son projet de loi d'orientation sur l'école, à l'issue de la discussion générale du texte. La procédure d'urgence, prévue à l'article 45 de la Constitution, est habituellement annoncée par le gouvernement avant l'ouverture des débats sur un projet de loi. Elle permet de n'organiser qu'une seule lecture d'un texte dans chacune des assemblées, et donc d'éviter les navettes. Le ministre de l'Education nationale veut en effet que son projet soit définitivement adopté «avant la fin mars» pour que le débat sur l'école «ne pollue pas» la campagne référendaire sur la Constitution européenne.
Cette procédure a déjà provoqué la réaction du syndicat lycéen Fidl, qui a estimé que cette déclaration d'urgence traduisait l'«énorme peur» que les élèves inspirent au gouvernement. De son côté, François Hollande a réaffirmé hier que la «meilleure solution» n'était pas d'«accélérer les débats, mais d'arrêter» l'examen du projet de loi pour «prendre le temps de la discussion» avec les «partenaires». D'ores et déjà, la gauche a annoncé qu'elle poursuivrait la bataille parlementaire au Sénat, où le texte vient en discussion à partir du 23 mars.
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L'Humanité du 17/02/05


Ils passent en force !
L’urgence est déclarée sur le projet de loi d’orientation pour l’école : le gouvernement l’a fait savoir hier, en fin de matinée. Le texte de François Fillon ne fera donc qu’un seul passage au lieu de deux devant l’Assemblée et le Sénat (le 23 mars), avant d’être discuté en commission mixte paritaire. Il devrait être adopté d’ici la mi-avril. Une envie d’aller vite, très vite, qui s’est aussi manifestée par une recommandation faite aux députés de la majorité de retirer une bonne partie de leurs amendements. La déclaration d’urgence n’est pas une mesure rare, certes, mais mérite d’être relevée tant il a déjà été reproché au gouvernement son empressement à faire passer sa loi. Frustrées par le manque de concertation, les organisations de personnels, de parents ou d’élèves voyaient dans les débats parlementaires une dernière occasion d’être entendues. Le gouvernement leur coupe l’herbe sous le pied et mord, du même coup, dans une discussion qui vise pourtant à définir l’école des dix prochaines années.
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Editorial par Michel Guilloux
La provocation


Décidément, ce gouvernement ne connaît qu’un seul langage : celui de la force. Rendant compte du Conseil des ministres, mercredi matin, Jean-François Copé n’a pas assez de formules dans son sac pour évoquer la volonté de « dialogue » et d’« écoute » du gouvernement. Deux heures plus tard, le président de séance à l’Assemblée nationale lit aux députés examinant le projet de loi Fillon une lettre du premier ministre. Jean-Pierre Raffarin annonce la décision de Matignon de remplacer le débat en cours par la procédure d’urgence.
Ces actes à eux seuls suffisent à disqualifier toutes ces belles phrases, qui n’apparaissent dès lors que pour ce qu’elles sont : enrobage, démagogie et volonté de détourner l’attention. Alors que la plupart des académies sont en vacances, plus de 80 000 jeunes et enseignants ont manifesté mardi. Ceux de la Réunion ne sont pas en reste, en grève à 63 %. Signe du niveau de mobilisation, des lycéens en congés se sont tout de même retrouvés à défiler par grosses grappes à Lyon, Grenoble ou Toulouse.
Le gouvernement pensait fort courageusement faire adopter la loi sur l’école par le Parlement en jouant du calendrier scolaire.
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« Bolkestein s’occupe de l’entreprise, Fillon de l’école »
Pour le député (PCF) François Liberti, la loi n’est qu’allégeance aux objectifs économiques européens.
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Le Parisien du 17/02/05


Profs et lycéens cherchent à maintenir la pression Côté enseignants Côté lycéen
POUR LES ENSEIGNANTS et les lycéens, le plus dur commence aujourd'hui. Après avoir donné le tournis au monde de l'éducation, les contestataires de la loi Fillon cherchent comment maintenir la pression, alors que les Franciliens seront à leur tour en vacances demain soir pour quinze jours. Hier, la décision du gouvernement de déclarer l'urgence sur le projet de loi Fillon discuté à l'Assemblée (cela accélérera le processus en privant l'examen du texte d'une seconde lecture à l'Assemblée et au Sénat) a braqué un peu plus les opposants à la réforme.
Du PS aux syndicats lycéens ou enseignants, tous ont dénoncé ce « passage en force » qui laissera moins de temps à l'opposition de s'exprimer. L'entourage du ministre de l'Education nationale assure que « cela ne changera rien au bon déroulement des débats ».
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La Croix du 17/02/05


Accélération de la réforme de l’école
Afin d'éviter un enlisement dans une nouvelle crise scolaire, le gouvernement veut que la loi soit adoptée avant fin mars
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20 minutes du 17/02/05


Rien vu...


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Ouest-France du 17/02/05


École : le gouvernement accélère le débat
Le gouvernement a décidé de réduire le débat sur la réforme de l'école en déclarant l'urgence sur le projet de loi en cours d'examen à l'Assemblée nationale. La gauche voit là « un passage en force », qu'elle a dénoncé avec vigueur.
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Le Monde daté du 18/02/05



Le gouvernement déclare l'urgence sur le projet Fillon
En réaction, les deux syndicats lycéens, la FIDL et l'UNL, ont appelé mercredi à une mobilisation nationale le mardi 8 mars.
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François Fillon cherche à prendre de vitesse le mouvement lycéen
Fragilisé par l'ampleur des mouvements de protestation contre sa réforme de l'école, le ministre de l'éducation a dû se résigner à demander la procédure d'urgence sur son texte. Avec une consigne impérative de l'Elysée : boucler la réforme au plus vite avant le référendum sur l'Europe
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Des mésententes Ferry-Darcos à la déclaration d'urgence, deux années de rendez-vous ratés et de déconvenues
Ce devait être un "rendez-vous" de la nation avec son école (François Fillon), un "vrai exercice de démocratie directe" (Jean-Pierre Raffarin), l'occasion de "tracer un nouveau chemin" pour l'éducation (Jacques Chirac) - et un moyen de réconcilier la droite avec le monde éducatif. Le "grand débat" sur l'école était chargé de toutes les promesses par le gouvernement Raffarin, il se termine dans la confusion et un débat parlementaire rabougri : face au risque d'un conflit social durable avec les lycéens et les enseignants, le gouvernement a déclaré l'urgence afin d'écourter l'examen du projet de loi d'orientation "pour l'avenir de l'école". Récit de deux années de débats et de déconvenues.[…]
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Un réformateur habile, mais un politique dilettante
M. Fillon a porté la réforme des retraites, en 2003. Sans chercher à en obtenir un gain politique[…] Il risque de payer un prix politique élevé pour cette réforme de l'éducation nationale dont il ne voulait pas. Sa réputation de ministre habile résistera-t-elle à la série de décisions à laquelle il a dû se résoudre : abandon de la réforme du baccalauréat et, maintenant, choix de l'urgence pour prendre de vitesse les mouvements lycéens. "Je m'attendais à des crispations, dit-il aujourd'hui. Mais il y a deux sortes de ministères : ceux où l'on réforme et ceux où l'on gère. Je préfère les premiers."
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La "déclaration d'urgence" régie par l'article 45 de la Constitution
La Constitution française établit que tout projet de loi doit être examiné - et, si besoin, amendé - successivement par l'Assemblée nationale et le Sénat, avant d'être voté en termes identiques par les deux Assemblées. Cette "navette" entre les deux chambres peut théoriquement se poursuivre indéfiniment. Pour éviter, en cas de désaccord, que le processus ne dure trop longtemps, une procédure particulière est prévue. Après deux lectures par chaque Assemblée, le premier ministre peut provoquer la réunion d'une commission mixte paritaire, comprenant sept députés et sept sénateurs, chargée d'élaborer un texte de compromis, soumis ensuite aux deux Assemblées. Si le gouvernement déclare l'urgence, cette commission se met en place après une seule lecture, et plus aucun amendement n'est recevable, sauf si le gouvernement l'autorise. Ce pouvoir est conféré au gouvernement par l'article 45 de la Constitution.
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Le faux calcul de François Fillon, par Bertrand Girod de l'Ain
professeur émérite de l'Université Paris-Dauphine.


François Fillon, ministre de l'éducation nationale, vient de déposer son projet de loi d'orientation pour l'avenir de l'école sur le bureau de l'Assemblée nationale. Il débute par une affirmation solennelle :"La nation fixe au système éducatif l'objectif d'assurer que 80 % d'une classe d'âge accèdent au niveau du baccalauréat et de conduire 50 % de l'ensemble d'une classe d'âge à un diplôme de l'enseignement supérieur.[…] D'où deux urgences :
1. - Rendre raisonnables, donc plus accessibles, les programmes des lycées, dont la prétention stupéfie les observateurs étrangers. Elle est notamment due à une concurrence entre les sections. La plus récente, la filière des sciences économiques et sociales, pour ne pas paraître roturière, a fait très fort. Ses programmes, très remarquables, seraient tout à fait à leur place à l'université, mais pas au lycée. Un extrait en classe de première : "Marché et société : définir la notion d'institutionnalisation. Les concepts d'institution et d'institutionnalisation ne doivent pas être confondus."
Les conséquences de tels programmes sont masquées par la générosité des oraux de rattrapage. Ils permettent d'accorder le bac, mais non d'avoir acquis cette capacité aux études supérieures.
2. - Repenser l'organisation et la pédagogie des premiers cycles universitaires, qui produisent beaucoup moins de survivants qu'ailleurs.
Dans le collège américain (correspondant à nos premiers cycles universitaires plus l'année de licence), les cursus sont composés par moitié d'une option disciplinaire et d'un tronc commun de culture générale incluant de nombreux choix. L'étudiant hésitant sur ses objectifs scientifiques peut d'abord se consacrer à remplir ses obligations de culture générale.

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mercredi, février 16, 2005

Revue de presse du mercredi 16 fevrier 2005

Aaah ! Enfin un texte qui défend la vraie France contre l’antiFrance !(les amateurs de SuperDupont –BD de Loeb et Alexis dans Fluide Glacial apprécieront, toute une époque…)
Il faut absolument lire le texte de Bernard Debré (médecin et député UMP de Paris) dans le Figaro. Quelqu’un qui sait parler aux jeunes… Voici un extrait de sa « lettre à un jeune manifestant » : « Toi qui n'as pas encore 20 ans et qui manifestes dans la rue, connais-tu véritablement cette réforme ? […] Toi qui n'as pas 20 ans, tu es une proie facile pour les syndicats politisés ; ils t'utilisent dans le but de ne jamais rien changer, ils sont les plus «ringards» d'Europe. Ils ont toujours refusé l'évolution, la modernisation, qu'elles viennent de droite ou de gauche. Tu as toujours marché pour eux et rien ne change. Que vas-tu répondre à ceux qui te disent avec raison que 50% des jeunes de ton âge ne savent pas écrire sans faute, ne lisent pas ou peu, ne parlent aucune langue étrangère ? Te crois-tu capable d'affronter un jour les jeunes Belges, Allemands, Italiens ou Espagnols ?[…]
En refusant l'effort, tu te refuses à ton pays et à ta famille. En vérité, tu attends que d'autres puissent à l'avenir subvenir à tes besoins. Tu es contre l'élitisme affirmes-tu, mais tes copains, ceux qui le pourront, partiront aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs. Ils sont nombreux à l'avoir déjà fait, pour obtenir des diplômes, ceux qui vont compter dans l'avenir. Alors tu trouveras une France véritablement coupée en deux, entre ceux qui, comme toi, auront joué les révolutionnaires et qui se seront trompés d'époque et les autres qui auront accepté l'effort, la lutte, et qui dirigeront notre pays et occuperont les postes les plus importants.
»
Repos !, vous pouvez fumer…
Bonne Lecture...
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Libération du 16/02/05


Tableau noir pour François Fillon
Mobilisation lycéenne qui double en une semaine, débat houleux sur la loi à l'Assemblée: récit de la longue journée du ministre de l'Education nationale.
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Casses et interpellations à Paris
Une demi-douzaine de vitrines, de cabines téléphoniques et quelques Abribus cassés, des vols de portables et de portefeuilles au sein du cortège, quelques cassages de gueule : des débordements ont eu lieu hier lors de la manifestation lycéenne parisienne. Notamment dans une zone située entre la tête de cortège et un double cordon de CRS qui reculait en marche en arrière, précédé par de nombreux camions. «De la provoc», commente un prof.
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La réforme en échec scolaire
Et l'histoire se répète. Comme en 1986 avec la loi Devaquet, comme en 1995 avec le Smic jeune et la réforme des IUT avec déjà un certain Fillon, comme en 2003 avec l'autonomie des universités, la droite tente de réformer l'école après avoir juré qu'on ne l'y reprendrait pas, et une partie des lycéens et des étudiants descend dans la rue pour s'y opposer. Et comme toujours, le gouvernement est pris dans la nasse. Un mouvement lycéen, c'est de la nitroglycérine politique : pas de service d'ordre pour atténuer les débordements et faire tampon entre casseurs et CRS ; pas d'organisation capable de toper avec le ministre à un accord et de renvoyer les lycéens chez eux, du moins dans un premier temps.
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Editorial Panier dégarni
Commencée aux grandes orgues, la politique éducative de Chirac-Raffarin se termine à l'harmonica. Parler de «réforme» est d'ailleurs une appellation bien pompeuse. Ce panier garni passablement dégarni réussit le tour de force d'être à la fois inconsistant et intempestif. Cela est moins contradictoire qu'il peut paraître car le peu d'ambition réelle justifie a posteriori le manque de moyens engagés.[…] On a dit qu'un vrai réformateur n'a pas simplement de bonnes idées mais trouve aussi le moyen de les mettre dans la tête des autres. Fillon n'avait pas de bonnes idées et ne les a mises dans la tête de personne. Le résultat prévisible de cette non-réforme était hier dans la rue.
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Pour un service public enfantin Par Clémentine AUTAIN
L'accueil de la petite enfance doit être un objectif politique prioritaire de la gauche.

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Le Figaro du 16/02/05


Nouvelle démonstration de force des lycéens
Lycéens et enseignants étaient au rendez-vous hier pour marcher contre la loi Fillon à Bordeaux, mais surtout à Paris, où le défilé a été émaillé d'incidents. Huit personnes ont été placées en garde à vue pour «vols et agression contre les forces de l'ordre». Les manifestants étaient entre 30 500, selon la police, et 50 à 60 000, selon les syndicats (Fidl et UNL pour les lycéens, FSU pour les enseignants) à Paris. A Bordeaux, seule académie à ne pas être en vacances avec l'Ile-de-France, entre 14 et 15 000 personnes ont défilé. Ils étaient enfin 5 à 6 000 à la Réunion. Les cortèges ont donc rassemblé plus largement que la semaine dernière, lorsque la plupart des académies n'étaient pas en vacances. Il est vrai que, cette fois-ci, les enseignants étaient également de la partie. Si le projet de loi d'orientation sur l'école est au coeur des revendications, les questions budgétaires sont en passe de cristalliser la grogne. Côté enseignants, le prochain rendez-vous devrait avoir lieu le 12 mars. Les vacances seront achevées et la majorité des syndicats devraient appeler à manifester. Hier, seuls les sympathisants de la FSU se trouvaient dans la rue.
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François Fillon défend son «projet de justice» devant les députés
«Nous avons lâché ce que l'on pouvait lâcher», confiait François Fillon hier, avant l'ouverture des débats sur son projet de loi d'orientation sur l'école à l'Assemblée nationale, alors qu'il venait de déposer un amendement pour en retirer la réforme du bac. Un amendement adopté plus tard dans la soirée par la commission des affaires sociales de l'Assemblée. «Maintenant, on va passer. Je ne crois pas que les socialistes veuillent que la situation s'envenime durablement, sinon le référendum sera menacé», a encore expliqué le ministre, qui veut faire adopter sa réforme d'ici à la «fin mars», avant le début de la campagne référendaire.
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Le PS veut retrouver le soutien des enseignants
Ne pas oublier ses fondamentaux. Le PS n'en est qu'à l'ébauche d'un projet pour 2007, mais une chose est sûre : la place de l'éducation devra être bien visible pour s'assurer du soutien des profs. «Il ne faut pas laisser le lien se distendre», expliquait le 5 février le premier secrétaire du PS, François Hollande. L'éducation «est un domaine où nous avons obligation de résultat plus que de moyens», ajoutait-il avant de participer à des assises régionales de l'éducation organisée par le PS à Rennes. Bref, les socialistes redoublent d'efforts et de discours pour séduire leur électorat traditionnel.
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Lettre à un jeune manifestant PAR BERNARD DEBRE

Toi qui n'as pas encore 20 ans et qui manifestes dans la rue, connais-tu véritablement cette réforme ? Tu parles du bac comme s'il était l'examen le plus important de ta vie, certes il l'est ; mais déjà 80% des élèves le décrochent ; bientôt ils seront 100%. […]
Toi qui n'as pas 20 ans, tu es une proie facile pour les syndicats politisés ; ils t'utilisent dans le but de ne jamais rien changer, ils sont les plus «ringards» d'Europe. Ils ont toujours refusé l'évolution, la modernisation, qu'elles viennent de droite ou de gauche. Tu as toujours marché pour eux et rien ne change. Que vas-tu répondre à ceux qui te disent avec raison que 50% des jeunes de ton âge ne savent pas écrire sans faute, ne lisent pas ou peu, ne parlent aucune langue étrangère ? Te crois-tu capable d'affronter un jour les jeunes Belges, Allemands, Italiens ou Espagnols ?[…]
En refusant l'effort, tu te refuses à ton pays et à ta famille. En vérité, tu attends que d'autres puissent à l'avenir subvenir à tes besoins. Tu es contre l'élitisme affirmes-tu, mais tes copains, ceux qui le pourront, partiront aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs. Ils sont nombreux à l'avoir déjà fait, pour obtenir des diplômes, ceux qui vont compter dans l'avenir. Alors tu trouveras une France véritablement coupée en deux, entre ceux qui, comme toi, auront joué les révolutionnaires et qui se seront trompés d'époque et les autres qui auront accepté l'effort, la lutte, et qui dirigeront notre pays et occuperont les postes les plus importants.
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Ecole : tenir bon
Alexis Brézet


Fallait-il renoncer si vite à la réforme du bac ? En cédant d'entrée de jeu aux revendications des lycéens, François Fillon, avec l'accord de Jacques Chirac, espérait sauver l'essentiel : la réforme de l'école. La taille des cortèges ainsi que la virulence des slogans scandés hier dans les rues de Bordeaux ou de Paris témoignent, à tout le moins, que la partie n'ira pas sans difficulté. Quand ils ne réclament pas la tête du ministre, c'est de la totalité de sa loi que les représentants des lycéens et des enseignants, relayés par la gauche à l'Assemblée, demandent désormais le retrait. Fillon a retiré le bac, le voici sommé d'enlever le haut.
Reculer, une fois encore, face au mammouth, parce qu'il pousse devant lui la piétaille lycéenne ? On n'ose croire que ce gouvernement, qui, sur le dossier des retraites ou celui de l'assurance-maladie, a su faire la preuve que la fermeté face à la rue pouvait être payante, se résoudra à pareille extrémité. A la veille du référendum sur l'Europe, et alors que le pays va bientôt entrer dans une séquence électorale décisive, un retrait du texte serait un signal politique désastreux. Permettrait-t-il, au reste, de désamorcer la grogne «sociale» ? A considérer le caractère, au mieux irrationnel au pis purement idéologique, des critiques portées contre la loi Fillon, on est en droit d'en douter.[…]
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L'Humanité du 16/02/05


« Nous ne nous Fillon pas à ta réforme »
Il fallait en choisir un. Harry s’est creusé la tête. Et finalement a inscrit sur un gros carton tenu par deux ficelles : « Ta réforme, nous ne nous y Fillon pas »... Manière de dire au ministre de l’Éducation que sa reculade de circonstance sur la question du bac ne suffira pas à calmer la colère des lycéens. « Ce n’est pas que la question du contrôle continu, explique cet élève de 1re L au lycée Essouriau des Ulis (Essonne). On veut aussi garder nos options, on veut aussi garder nos TPE. » Bref, comme quelque 60 000 lycéens et enseignants d’Île-de-France (et quelques dizaines de casseurs, hélas), Harry est venu place de la République avec une requête claire et nette : le retrait de l’ensemble du texte.
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Les restrictions budgétaires s’incrustent dans le débat
Alors que la carte scolaire 2005 commence à être connue, la colère monte dans les établissements.
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Papis et mamies à la sortie des écoles
Comment remplacer les emplois-jeunes ? La question est toujours d’actualité dans les communes qui ont accueilli plus de 70 % du programme « Nouveaux services, emplois-jeunes » mis en oeuvre à partir de 1997. La Ville de Paris vient d’annoncer qu’elle transférera progressivement le travail de surveillance des 250 points d’école classés comme les plus dangereux par les 500 agents locaux de médiation sociale vers des emplois de vacataires assurés par des mères de famille, des retraités ou des étudiants habitant les quartiers à proximité des établissements qu’ils surveilleront. Ce « nouveau dispositif expérimental faisant appel à la participation des citoyens à la vie de la cité » devrait être mis en place dans les prochaines semaines, au fur et à mesure de la fin des contrats des emplois-jeunes.
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« Ni pigeons ni moutons »
« L’ignorance est l’intelligence », était l’un des mots d’ordre régissant le 1984 de George Orwell, en vertu de quoi le ministère de l’Éducation fut débaptisé au profit d’un nouveau ministère de l’Ignorance. La « novlangue », manifestement François Fillon sait la pratiquer à l’occasion. Interrogé hier à l’Assemblée nationale, l’homme a qualifié son texte de loi de « projet de justice », fort de « puissants leviers de transformation », opposés comme il se doit dans pareil exercice de rhétorique à « l’immobilisme actuel ». Il ferait, comme la plupart de ses égaux ultralibéraux, bonne figure dans un ministère « orwellien ». Sur le mode de « l’esclavage, c’est la liberté », on n’en finirait pas d’égrener les mêmes impératifs remis au goût du jour par la politique actuelle : « l’inégalité, c’est l’égalité », « la sélection par l’argent est la promotion sociale », « la régression, c’est l’innovation », sans oublier « l’esprit de réaction, c’est la réforme ».
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Le Parisien du 16/02/05


Les lycéens ne désarment pas
Même s'ils n'ont pas franchi le cap des 100 000, comme jeudi dernier, les lycéens restent fortement mobilisés contre la loi Fillon. Principalement à Paris, où des casseurs ont gâché l'ambiance. A l'Assemblée, les députés ont, comme prévu, enterré la réforme du bac.
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Hier soir, l'Assemblée a enterré la réforme du bac
COMME FRANÇOIS FILLON l'avait promis après la première grosse manifestation lycéenne jeudi dernier, un amendement du gouvernement supprimant les dispositions concernant la réforme du baccalauréat a bien été voté hier soir, en commission, à l'Assemblée nationale. La FIDL a immédiatement réagi. « Ce recul du gouvernement ne doit nullement masquer que le reste du projet est toujours un danger pour l'éducation », a indiqué le syndicat lycéen dans un communiqué
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A Paris, les casseurs gâchent la fête
CONTRAIREMENT à la semaine dernière, plus d'une centaine de casseurs sont venus perturber la manifestation parisienne. A l'issue d'une série d'interpellations, quinze d'entre eux ont été placés en garde à vue pour des faits de violence, de dégradations et de vols en réunion. Selon la préfecture de police de Paris, trente CRS ont été blessés et quatre policiers hospitalisés.
Quelques lycéens ont également été molestés, et certains se sont fait voler leur téléphone portable. Les dégâts, guère importants finalement, se sont concentrés au début du boulevard Arago où quatre vitrines et une vingtaine de voitures ont été endommagées par des casseurs. Contrairement à leur « tactique » habituelle, ils étaient cette fois en tête de cortège, à quelques mètres d'un imposant cordon de CRS.
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La Croix du 16/02/05


Les lycéens maintiennent la pression
Alors que les députés examinaient la loi sur l'école, mardi 15 février, lycéens et enseignants ont manifesté pour l'abandon de la réforme
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Coup de blues à la classe prépa
Si la plupart des élèves de prépa vont bien, il ne faut pas négliger ceux, peut-être plus fragiles, pour qui cette voie royale est source de mal-être, voire de déprime
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20 minutes du 16/02/05


Les lycéens veulent réformer autrement
On prend les mêmes et on recommence. Soixante mille lycéens et enseignants, selon la police, ont manifesté une nouvelle fois hier après-midi dans toute la France. Après le retrait de la réforme du bac par le ministre de l’Education, François Fillon, les manifestants réclamaient hier le retrait de l’intégralité de la réforme de l’éducation au profit d’un projet « plus ambitieux ». Paroles de manifestants parisiens.
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Le contre-feu de Fillon
Le vote est déjà prévu pour le 2 mars. Les députés ont entamé hier après-midi l’examen du projet de loi d’orientation sur l’école. Un texte amputé de son volet sur le bac, mais qui conserve ses autres dispositions : socle commun de connaissances, contrats individuels de réussite éducative, création d’un conseil pédagogique ou encore rénovation de la formation des enseignants.
En ouvrant les débats parlementaires hier, François Fillon a assumé son rôle. « Cette école, nous avons le devoir de l’adapter à notre temps », a indiqué le ministre de l’Education nationale. Celui-ci a relevé des contradictions dans les reproches faits à son projet : « Certains lui reprochent sa prudence, d’autres l’accusent de bouleverser les équilibres actuels. » Le ministre se dit ouvert à des amendements, même s’il estime être allé au bout des concessions.
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Ouest-France du 16/02/05


École : François Fillon justifie sa réforme
L'Assemblée nationale a commencé d'examiner, hier, le projet de loi réformant l'école au moment même où les lycéens qui y sont opposés battaient une nouvelle fois le pavé. François Fillon a réaffirmé que son projet était indispensable pour une école plus juste et plus égalitaire
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Le Monde daté du 17/02/05


M. Fillon défend son projet de loi sur l'avenir de l'école devant des députés peu enthousiastes
Le ministre de l'éducation, critiqué par les socialistes qui dénoncent "une copie bâclée", s'est exprimé, mardi, sur fond de manifestations lycéennes. Il espère faire voter son texte avant la fin mars.
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La coordination nationale lycéenne appelle à un rassemblement vendredi
Ne pas faiblir malgré les vacances. La coordination nationale lycéenne a appelé, au soir des manifestations du mardi 15 février, à un rassemblement, vendredi 18, devant l'Assemblée nationale. Elle a acté le principe d'une manifestation tous les mardis et a appelé les lycéens à se joindre au défilé enseignant, prévu courant mars à l'appel de l'interfédérale (FSU, SGEN-CFDT, FERC-CGT, FAEN, UNSA-Education).Toutefois, plus de 70 % des élèves seront en vacances à partir du 21 février. Il faudra attendre le lundi 7 mars pour que la reprise des cours soit générale.
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Université : l'échec programmé d'une réforme, par Bernard Kalaora
professeur de sociologie à l'Université Jules-Verne d'Amiens et chercheur au laboratoire d'anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAIOS-CNRS-EHESS).


Voilà déjà un an que la plupart des universités sont passées au LMD (système licence-master-doctorat : il s'agit de la mise en conformité avec les diplômes européens), sans bruit et sans passion. Rares sont les débats et les écrits suscités par ce passage contrairement à la recherche, qui a réussi ponctuellement à se mobiliser et à faire prendre conscience à l'opinion publique de la situation déplorable où elle se trouve.
Par opposition, une chape de silence pèse sur l'Université qui prend valeur d'acquiescement d'une réforme dont les craintes, a posteriori, paraissent injustifiées. Tout se serait donc bien passé comme l'ont laissé croire les quelques rares médias qui se sont penchés sur la question, les étudiants seraient même gagnants étant donné des formes de contrôle plus personnalisé et moins sélectif. Par un coup de baguette magique, l'Université se serait mise à l'harmonisation européenne des diplômes sans dommages et heurts, et cela à budget constant, ce qui relève d'un vrai miracle...[…] Pourtant, à y regarder de l'intérieur, ce constat ne traduit pas la réalité, il la déforme et entretient l'illusion du succès et de la capacité des institutions universitaires à affronter la concurrence européenne en matière d'équivalence des diplômes.
En vérité, on a affaire à une imposture qui peut s'énoncer ainsi : le LMD n'a rien changé, ni sur le plan des disciplines, ni sur celui des corporatismes existants et du mode de gestion bureaucratique, procédural, de l'enseignement et de la recherche ; enfin, ni sur les effectifs en ressources humaines et financières nécessaires pour mener à bien et dans de bonnes conditions une réforme : le changement dans la stabilité parfaite.
En effet, loin de susciter une réflexion sur les savoirs et leur réorganisation, sur la place de l'Université dans le tissu local, ses liens avec les collectivités environnantes et les entreprises publiques comme privées, le rôle de l'Université dans ses rapports avec les grandes écoles, la place de la recherche, la question de la professionnalisation et des débouchés, celle de la sélection des étudiants et de leurs orientations, la mise en œuvre de véritables formations européennes favorisant la mobilité des enseignants et des étudiants, la réforme conduite dans l'urgence et la précipitation n'a fait que reproduire, dans la majorité des cas, l'existant.[…]
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PRATIQUE
Quelle langue vivante choisir à l'entrée au collège ?


Les parents d'élèves de CM2 doivent décider avant les vacances de printemps quelle langue étudiera leur enfant en sixième à la rentrée prochaine. Les raisons de leur choix peuvent être affectives : origine familiale, attrait pour le pays. L'objectif peut aussi être utilitaire, soit qu'on estime telle langue indispensable pour l'avenir de l'élève, soit qu'on s'en serve pour déroger à la carte scolaire et orienter l'enfant vers "un bon établissement" ou "une bonne classe".
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Revue de presse du mercredi 16 fevrier 2005

Aaah ! Enfin un texte qui défend la vraie France contre l’antiFrance !(les amateurs de SuperDupont –BD de Loeb et Alexis dans Fluide Glacial- apprécieront, toute une époque…)
Il faut absolument lire le texte de Bernard Debré (médecin et député UMP de Paris) dans le Figaro. Quelqu’un qui sait parler aux jeunes… Voici un extrait de sa « lettre à un jeune manifestant » : « Toi qui n'as pas encore 20 ans et qui manifestes dans la rue, connais-tu véritablement cette réforme ? […] Toi qui n'as pas 20 ans, tu es une proie facile pour les syndicats politisés ; ils t'utilisent dans le but de ne jamais rien changer, ils sont les plus «ringards» d'Europe. Ils ont toujours refusé l'évolution, la modernisation, qu'elles viennent de droite ou de gauche. Tu as toujours marché pour eux et rien ne change. Que vas-tu répondre à ceux qui te disent avec raison que 50% des jeunes de ton âge ne savent pas écrire sans faute, ne lisent pas ou peu, ne parlent aucune langue étrangère ? Te crois-tu capable d'affronter un jour les jeunes Belges, Allemands, Italiens ou Espagnols ? […]
En refusant l'effort, tu te refuses à ton pays et à ta famille. En vérité, tu attends que d'autres puissent à l'avenir subvenir à tes besoins. Tu es contre l'élitisme affirmes-tu, mais tes copains, ceux qui le pourront, partiront aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs. Ils sont nombreux à l'avoir déjà fait, pour obtenir des diplômes, ceux qui vont compter dans l'avenir. Alors tu trouveras une France véritablement coupée en deux, entre ceux qui, comme toi, auront joué les révolutionnaires et qui se seront trompés d'époque et les autres qui auront accepté l'effort, la lutte, et qui dirigeront notre pays et occuperont les postes les plus importants.
»
Repos !, vous pouvez fumer…
Bonne Lecture...
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Libération du 16/02/05


Tableau noir pour François Fillon
Mobilisation lycéenne qui double en une semaine, débat houleux sur la loi à l'Assemblée: récit de la longue journée du ministre de l'Education nationale.
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Casses et interpellations à Paris
Une demi-douzaine de vitrines, de cabines téléphoniques et quelques Abribus cassés, des vols de portables et de portefeuilles au sein du cortège, quelques cassages de gueule : des débordements ont eu lieu hier lors de la manifestation lycéenne parisienne. Notamment dans une zone située entre la tête de cortège et un double cordon de CRS qui reculait en marche en arrière, précédé par de nombreux camions. «De la provoc», commente un prof.
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La réforme en échec scolaire
Et l'histoire se répète. Comme en 1986 avec la loi Devaquet, comme en 1995 avec le Smic jeune et la réforme des IUT avec déjà un certain Fillon, comme en 2003 avec l'autonomie des universités, la droite tente de réformer l'école après avoir juré qu'on ne l'y reprendrait pas, et une partie des lycéens et des étudiants descend dans la rue pour s'y opposer. Et comme toujours, le gouvernement est pris dans la nasse. Un mouvement lycéen, c'est de la nitroglycérine politique : pas de service d'ordre pour atténuer les débordements et faire tampon entre casseurs et CRS ; pas d'organisation capable de toper avec le ministre à un accord et de renvoyer les lycéens chez eux, du moins dans un premier temps.
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Editorial Panier dégarni
Commencée aux grandes orgues, la politique éducative de Chirac-Raffarin se termine à l'harmonica. Parler de «réforme» est d'ailleurs une appellation bien pompeuse. Ce panier garni passablement dégarni réussit le tour de force d'être à la fois inconsistant et intempestif. Cela est moins contradictoire qu'il peut paraître car le peu d'ambition réelle justifie a posteriori le manque de moyens engagés.[…] On a dit qu'un vrai réformateur n'a pas simplement de bonnes idées mais trouve aussi le moyen de les mettre dans la tête des autres. Fillon n'avait pas de bonnes idées et ne les a mises dans la tête de personne. Le résultat prévisible de cette non-réforme était hier dans la rue.
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Pour un service public enfantin Par Clémentine AUTAIN
L'accueil de la petite enfance doit être un objectif politique prioritaire de la gauche.

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Le Figaro du 16/02/05


Nouvelle démonstration de force des lycéens
Lycéens et enseignants étaient au rendez-vous hier pour marcher contre la loi Fillon à Bordeaux, mais surtout à Paris, où le défilé a été émaillé d'incidents. Huit personnes ont été placées en garde à vue pour «vols et agression contre les forces de l'ordre». Les manifestants étaient entre 30 500, selon la police, et 50 à 60 000, selon les syndicats (Fidl et UNL pour les lycéens, FSU pour les enseignants) à Paris. A Bordeaux, seule académie à ne pas être en vacances avec l'Ile-de-France, entre 14 et 15 000 personnes ont défilé. Ils étaient enfin 5 à 6 000 à la Réunion. Les cortèges ont donc rassemblé plus largement que la semaine dernière, lorsque la plupart des académies n'étaient pas en vacances. Il est vrai que, cette fois-ci, les enseignants étaient également de la partie. Si le projet de loi d'orientation sur l'école est au coeur des revendications, les questions budgétaires sont en passe de cristalliser la grogne. Côté enseignants, le prochain rendez-vous devrait avoir lieu le 12 mars. Les vacances seront achevées et la majorité des syndicats devraient appeler à manifester. Hier, seuls les sympathisants de la FSU se trouvaient dans la rue.
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François Fillon défend son «projet de justice» devant les députés
«Nous avons lâché ce que l'on pouvait lâcher», confiait François Fillon hier, avant l'ouverture des débats sur son projet de loi d'orientation sur l'école à l'Assemblée nationale, alors qu'il venait de déposer un amendement pour en retirer la réforme du bac. Un amendement adopté plus tard dans la soirée par la commission des affaires sociales de l'Assemblée. «Maintenant, on va passer. Je ne crois pas que les socialistes veuillent que la situation s'envenime durablement, sinon le référendum sera menacé», a encore expliqué le ministre, qui veut faire adopter sa réforme d'ici à la «fin mars», avant le début de la campagne référendaire.
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Le PS veut retrouver le soutien des enseignants
Ne pas oublier ses fondamentaux. Le PS n'en est qu'à l'ébauche d'un projet pour 2007, mais une chose est sûre : la place de l'éducation devra être bien visible pour s'assurer du soutien des profs. «Il ne faut pas laisser le lien se distendre», expliquait le 5 février le premier secrétaire du PS, François Hollande. L'éducation «est un domaine où nous avons obligation de résultat plus que de moyens», ajoutait-il avant de participer à des assises régionales de l'éducation organisée par le PS à Rennes. Bref, les socialistes redoublent d'efforts et de discours pour séduire leur électorat traditionnel.
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Lettre à un jeune manifestant PAR BERNARD DEBRE

Toi qui n'as pas encore 20 ans et qui manifestes dans la rue, connais-tu véritablement cette réforme ? Tu parles du bac comme s'il était l'examen le plus important de ta vie, certes il l'est ; mais déjà 80% des élèves le décrochent ; bientôt ils seront 100%. […]
Toi qui n'as pas 20 ans, tu es une proie facile pour les syndicats politisés ; ils t'utilisent dans le but de ne jamais rien changer, ils sont les plus «ringards» d'Europe. Ils ont toujours refusé l'évolution, la modernisation, qu'elles viennent de droite ou de gauche. Tu as toujours marché pour eux et rien ne change. Que vas-tu répondre à ceux qui te disent avec raison que 50% des jeunes de ton âge ne savent pas écrire sans faute, ne lisent pas ou peu, ne parlent aucune langue étrangère ? Te crois-tu capable d'affronter un jour les jeunes Belges, Allemands, Italiens ou Espagnols ?[…]
En refusant l'effort, tu te refuses à ton pays et à ta famille. En vérité, tu attends que d'autres puissent à l'avenir subvenir à tes besoins. Tu es contre l'élitisme affirmes-tu, mais tes copains, ceux qui le pourront, partiront aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs. Ils sont nombreux à l'avoir déjà fait, pour obtenir des diplômes, ceux qui vont compter dans l'avenir. Alors tu trouveras une France véritablement coupée en deux, entre ceux qui, comme toi, auront joué les révolutionnaires et qui se seront trompés d'époque et les autres qui auront accepté l'effort, la lutte, et qui dirigeront notre pays et occuperont les postes les plus importants.
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Ecole : tenir bon
Alexis Brézet


Fallait-il renoncer si vite à la réforme du bac ? En cédant d'entrée de jeu aux revendications des lycéens, François Fillon, avec l'accord de Jacques Chirac, espérait sauver l'essentiel : la réforme de l'école. La taille des cortèges ainsi que la virulence des slogans scandés hier dans les rues de Bordeaux ou de Paris témoignent, à tout le moins, que la partie n'ira pas sans difficulté. Quand ils ne réclament pas la tête du ministre, c'est de la totalité de sa loi que les représentants des lycéens et des enseignants, relayés par la gauche à l'Assemblée, demandent désormais le retrait. Fillon a retiré le bac, le voici sommé d'enlever le haut.
Reculer, une fois encore, face au mammouth, parce qu'il pousse devant lui la piétaille lycéenne ? On n'ose croire que ce gouvernement, qui, sur le dossier des retraites ou celui de l'assurance-maladie, a su faire la preuve que la fermeté face à la rue pouvait être payante, se résoudra à pareille extrémité. A la veille du référendum sur l'Europe, et alors que le pays va bientôt entrer dans une séquence électorale décisive, un retrait du texte serait un signal politique désastreux. Permettrait-t-il, au reste, de désamorcer la grogne «sociale» ? A considérer le caractère, au mieux irrationnel au pis purement idéologique, des critiques portées contre la loi Fillon, on est en droit d'en douter.[…]
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L'Humanité du 16/02/05


« Nous ne nous Fillon pas à ta réforme »
Il fallait en choisir un. Harry s’est creusé la tête. Et finalement a inscrit sur un gros carton tenu par deux ficelles : « Ta réforme, nous ne nous y Fillon pas »... Manière de dire au ministre de l’Éducation que sa reculade de circonstance sur la question du bac ne suffira pas à calmer la colère des lycéens. « Ce n’est pas que la question du contrôle continu, explique cet élève de 1re L au lycée Essouriau des Ulis (Essonne). On veut aussi garder nos options, on veut aussi garder nos TPE. » Bref, comme quelque 60 000 lycéens et enseignants d’Île-de-France (et quelques dizaines de casseurs, hélas), Harry est venu place de la République avec une requête claire et nette : le retrait de l’ensemble du texte.
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Les restrictions budgétaires s’incrustent dans le débat
Alors que la carte scolaire 2005 commence à être connue, la colère monte dans les établissements.
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Papis et mamies à la sortie des écoles
Comment remplacer les emplois-jeunes ? La question est toujours d’actualité dans les communes qui ont accueilli plus de 70 % du programme « Nouveaux services, emplois-jeunes » mis en oeuvre à partir de 1997. La Ville de Paris vient d’annoncer qu’elle transférera progressivement le travail de surveillance des 250 points d’école classés comme les plus dangereux par les 500 agents locaux de médiation sociale vers des emplois de vacataires assurés par des mères de famille, des retraités ou des étudiants habitant les quartiers à proximité des établissements qu’ils surveilleront. Ce « nouveau dispositif expérimental faisant appel à la participation des citoyens à la vie de la cité » devrait être mis en place dans les prochaines semaines, au fur et à mesure de la fin des contrats des emplois-jeunes.
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« Ni pigeons ni moutons »
« L’ignorance est l’intelligence », était l’un des mots d’ordre régissant le 1984 de George Orwell, en vertu de quoi le ministère de l’Éducation fut débaptisé au profit d’un nouveau ministère de l’Ignorance. La « novlangue », manifestement François Fillon sait la pratiquer à l’occasion. Interrogé hier à l’Assemblée nationale, l’homme a qualifié son texte de loi de « projet de justice », fort de « puissants leviers de transformation », opposés comme il se doit dans pareil exercice de rhétorique à « l’immobilisme actuel ». Il ferait, comme la plupart de ses égaux ultralibéraux, bonne figure dans un ministère « orwellien ». Sur le mode de « l’esclavage, c’est la liberté », on n’en finirait pas d’égrener les mêmes impératifs remis au goût du jour par la politique actuelle : « l’inégalité, c’est l’égalité », « la sélection par l’argent est la promotion sociale », « la régression, c’est l’innovation », sans oublier « l’esprit de réaction, c’est la réforme ».
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Le Parisien du 16/02/05


Les lycéens ne désarment pas
Même s'ils n'ont pas franchi le cap des 100 000, comme jeudi dernier, les lycéens restent fortement mobilisés contre la loi Fillon. Principalement à Paris, où des casseurs ont gâché l'ambiance. A l'Assemblée, les députés ont, comme prévu, enterré la réforme du bac.
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Hier soir, l'Assemblée a enterré la réforme du bac
COMME FRANÇOIS FILLON l'avait promis après la première grosse manifestation lycéenne jeudi dernier, un amendement du gouvernement supprimant les dispositions concernant la réforme du baccalauréat a bien été voté hier soir, en commission, à l'Assemblée nationale. La FIDL a immédiatement réagi. « Ce recul du gouvernement ne doit nullement masquer que le reste du projet est toujours un danger pour l'éducation », a indiqué le syndicat lycéen dans un communiqué
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A Paris, les casseurs gâchent la fête
CONTRAIREMENT à la semaine dernière, plus d'une centaine de casseurs sont venus perturber la manifestation parisienne. A l'issue d'une série d'interpellations, quinze d'entre eux ont été placés en garde à vue pour des faits de violence, de dégradations et de vols en réunion. Selon la préfecture de police de Paris, trente CRS ont été blessés et quatre policiers hospitalisés.
Quelques lycéens ont également été molestés, et certains se sont fait voler leur téléphone portable. Les dégâts, guère importants finalement, se sont concentrés au début du boulevard Arago où quatre vitrines et une vingtaine de voitures ont été endommagées par des casseurs. Contrairement à leur « tactique » habituelle, ils étaient cette fois en tête de cortège, à quelques mètres d'un imposant cordon de CRS.
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La Croix du 16/02/05


Les lycéens maintiennent la pression
Alors que les députés examinaient la loi sur l'école, mardi 15 février, lycéens et enseignants ont manifesté pour l'abandon de la réforme
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Si la plupart des élèves de prépa vont bien, il ne faut pas négliger ceux, peut-être plus fragiles, pour qui cette voie royale est source de mal-être, voire de déprime
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20 minutes du 16/02/05


Les lycéens veulent réformer autrement
On prend les mêmes et on recommence. Soixante mille lycéens et enseignants, selon la police, ont manifesté une nouvelle fois hier après-midi dans toute la France. Après le retrait de la réforme du bac par le ministre de l’Education, François Fillon, les manifestants réclamaient hier le retrait de l’intégralité de la réforme de l’éducation au profit d’un projet « plus ambitieux ». Paroles de manifestants parisiens.
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Le contre-feu de Fillon
Le vote est déjà prévu pour le 2 mars. Les députés ont entamé hier après-midi l’examen du projet de loi d’orientation sur l’école. Un texte amputé de son volet sur le bac, mais qui conserve ses autres dispositions : socle commun de connaissances, contrats individuels de réussite éducative, création d’un conseil pédagogique ou encore rénovation de la formation des enseignants.
En ouvrant les débats parlementaires hier, François Fillon a assumé son rôle. « Cette école, nous avons le devoir de l’adapter à notre temps », a indiqué le ministre de l’Education nationale. Celui-ci a relevé des contradictions dans les reproches faits à son projet : « Certains lui reprochent sa prudence, d’autres l’accusent de bouleverser les équilibres actuels. » Le ministre se dit ouvert à des amendements, même s’il estime être allé au bout des concessions.
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Ouest-France du 16/02/05


École : François Fillon justifie sa réforme
L'Assemblée nationale a commencé d'examiner, hier, le projet de loi réformant l'école au moment même où les lycéens qui y sont opposés battaient une nouvelle fois le pavé. François Fillon a réaffirmé que son projet était indispensable pour une école plus juste et plus égalitaire
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Le Monde daté du 17/02/05


M. Fillon défend son projet de loi sur l'avenir de l'école devant des députés peu enthousiastes
Le ministre de l'éducation, critiqué par les socialistes qui dénoncent "une copie bâclée", s'est exprimé, mardi, sur fond de manifestations lycéennes. Il espère faire voter son texte avant la fin mars.
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La coordination nationale lycéenne appelle à un rassemblement vendredi
Ne pas faiblir malgré les vacances. La coordination nationale lycéenne a appelé, au soir des manifestations du mardi 15 février, à un rassemblement, vendredi 18, devant l'Assemblée nationale. Elle a acté le principe d'une manifestation tous les mardis et a appelé les lycéens à se joindre au défilé enseignant, prévu courant mars à l'appel de l'interfédérale (FSU, SGEN-CFDT, FERC-CGT, FAEN, UNSA-Education).Toutefois, plus de 70 % des élèves seront en vacances à partir du 21 février. Il faudra attendre le lundi 7 mars pour que la reprise des cours soit générale.
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Université : l'échec programmé d'une réforme, par Bernard Kalaora
professeur de sociologie à l'Université Jules-Verne d'Amiens et chercheur au laboratoire d'anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAIOS-CNRS-EHESS).


Voilà déjà un an que la plupart des universités sont passées au LMD (système licence-master-doctorat : il s'agit de la mise en conformité avec les diplômes européens), sans bruit et sans passion. Rares sont les débats et les écrits suscités par ce passage contrairement à la recherche, qui a réussi ponctuellement à se mobiliser et à faire prendre conscience à l'opinion publique de la situation déplorable où elle se trouve.
Par opposition, une chape de silence pèse sur l'Université qui prend valeur d'acquiescement d'une réforme dont les craintes, a posteriori, paraissent injustifiées. Tout se serait donc bien passé comme l'ont laissé croire les quelques rares médias qui se sont penchés sur la question, les étudiants seraient même gagnants étant donné des formes de contrôle plus personnalisé et moins sélectif. Par un coup de baguette magique, l'Université se serait mise à l'harmonisation européenne des diplômes sans dommages et heurts, et cela à budget constant, ce qui relève d'un vrai miracle...[…] Pourtant, à y regarder de l'intérieur, ce constat ne traduit pas la réalité, il la déforme et entretient l'illusion du succès et de la capacité des institutions universitaires à affronter la concurrence européenne en matière d'équivalence des diplômes.
En vérité, on a affaire à une imposture qui peut s'énoncer ainsi : le LMD n'a rien changé, ni sur le plan des disciplines, ni sur celui des corporatismes existants et du mode de gestion bureaucratique, procédural, de l'enseignement et de la recherche ; enfin, ni sur les effectifs en ressources humaines et financières nécessaires pour mener à bien et dans de bonnes conditions une réforme : le changement dans la stabilité parfaite.
En effet, loin de susciter une réflexion sur les savoirs et leur réorganisation, sur la place de l'Université dans le tissu local, ses liens avec les collectivités environnantes et les entreprises publiques comme privées, le rôle de l'Université dans ses rapports avec les grandes écoles, la place de la recherche, la question de la professionnalisation et des débouchés, celle de la sélection des étudiants et de leurs orientations, la mise en œuvre de véritables formations européennes favorisant la mobilité des enseignants et des étudiants, la réforme conduite dans l'urgence et la précipitation n'a fait que reproduire, dans la majorité des cas, l'existant.[…]
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PRATIQUE
Quelle langue vivante choisir à l'entrée au collège ?


Les parents d'élèves de CM2 doivent décider avant les vacances de printemps quelle langue étudiera leur enfant en sixième à la rentrée prochaine. Les raisons de leur choix peuvent être affectives : origine familiale, attrait pour le pays. L'objectif peut aussi être utilitaire, soit qu'on estime telle langue indispensable pour l'avenir de l'élève, soit qu'on s'en serve pour déroger à la carte scolaire et orienter l'enfant vers "un bon établissement" ou "une bonne classe".
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