jeudi, mars 31, 2005

Revue de presse du jeudi 31 mars 2005

Sur une classe de sixième, autrement dit des enfants de 11 ans, 60% des garçons et 30% des filles déclaraient l'an dernier avoir déjà visionné un film X. Que penser de la vision des rapports entre hommes et femmes qu’ils pourront avoir ensuite… ? Ce chiffre inquiétant est donné dans Le Figaro qui consacre un dossier à ce sujet à l’occasion de la sortie du « Guide du respect » publié par l’association « Ni putes Ni soumises ». L’humanité évoque aussi ce guide.

A lire aussi l’interview dans 20 minutes d’un sociologue et d’une psychologue sur l’adolescence. Leur thèse : la crise de l’adolescence n’est pas une fatalité. Il y aurait même des adolescents heureux…
Bonne Lecture...
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Libération du 31/03/05


Le «mini-Mai 68» lycéen continue
Malgré le vote de la loi Fillon, les occupations d'établissements et la grève ne faiblissent pas.
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Bonnet d'âne pour la transmission du savoir
Par Emmanuel DAVIDENKOFF

Un essai de Natacha Poliny sur les errances d'une école qui n'est plus capable d'assurer sa mission.
Nos enfants gâchés. Petit traité sur la fracture générationnelle, par Natacha Polony. JC Lattès, 216 pages, 16€.
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Je d'enfants
En Angleterre, une exposition met en parallèle matériel pédagogique, psychanalyse et expériences artistiques.
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Le désarroi de lycéens méprisés
L'occupation d'un établissement est un mode d'action plutôt rare chez les lycéens. Difficile d'exprimer mieux que par ce fort symbole leur attachement à l'éducation qu'ils reçoivent. Que répondre au désarroi de ces élèves qui se sentent méprisés par le gouvernement, et tout autant par les médias qui n'ont quasiment rien dit de tels mouvements, lesquels touchent pas moins de neuf établissements dans une ville comme Rennes ? On a reproché à nos élèves d'être pétris d'individualisme, de trop jouer aux jeux vidéo et de massacrer le français sur leur téléphone portable, ce qui est sans doute vrai. Ils se mobilisent ici pour un combat qui n'est pas réductible à des affres de consommateurs, quoi qu'on en pense, et qui dépasse la «positive attitude» bête et méchante décrite par les analyses politiques. Ces jeunes filles et garçons ont 18 ans dans quelques mois, quelques années. La question est alors de savoir s'ils iront voter.
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Le Figaro du 31/03/05


Le porno, l'éducation sentimentale des ados ?
Sur une classe de sixième, autrement dit des enfants de 11 ans, 60% des garçons et 30% des filles déclaraient l'an dernier avoir déjà visionné un film X. C'est l'inquiétant constat qu'a fait Denise Stagnara, auteur de nombreux ouvrages d'éducation sexuelle pour enfants dans sa dernière étude. Une précédente enquête, réalisée en 1995 par cette spécialiste en sciences de l'éducation, avait déjà fait sensation : elle avait découvert que, sur une classe de CM2 dans une école de province, la moitié des garçons et le quart des filles avaient déjà regardé un film porno...
Non seulement le nombre d'adolescents regardant ces films ne cesse de croître, mais un autre phénomène est plus alarmant encore : la nature de leur «consom mation» change. De la simple curiosité de la première fois, beaucoup passeraient à un visionnage coutumier. Une autre étude, plus formelle, plus large (16 000 individus questionnés en France) et cette fois sur la population des 12-18 ans, révèle en effet qu'un tiers des garçons regardent de la pornographie «de manière habituelle». Chez les filles, la proportion est d'une sur cinquante.
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«On sait bien que ces films, c'est pas la réalité !»
Bruno, 14 ans, regarde des films X trois fois par semaine en moyenne. «Pas plus tard qu'hier soir encore, à l'hôtel», précise le collégien en voyage scolaire à Paris. «Si on regarde, c'est pas pour apprendre parce que ces trucs-là, ça s'apprend pas sur cassette, y'a une différence entre théorie et pratique ! C'est juste pour s'exciter et voir les positions qui existent.» Mathieu, Jérémy et Anthony, copains du même âge, dont les parents appartiennent aussi à la classe moyenne, avouent que «s'il y en avait tous les jours, on regarderait, même si c'est toujours la même chose».[…]
«On sait bien que ces films, c'est pas la réalité !, se défend Maxime, 13 ans, fils de bonne famille. On va pas s'amuser à faire ça dans la vie avec les vraies filles... enfin, sauf si elles sont d'accord !» […]
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Un guide pour le «respect»
«Le sexe, c'est un échange, ce n'est pas une histoire de dominant et de dominé» : voilà ce que dit le petit Guide du respect lancé hier par l'association Ni putes ni soumises (NPNS) pour lutter contre le sexisme, les violences et certaines traditions archaïques. Dans un langage parfois cru, mais proche du vécu des adolescents, le livret précise : «Ton apprentissage et ta curiosité ne se situent pas dans le cinéma pornographique ou dans les idées reçues.»
Au fil des pages, les témoignages et les a priori sont examinés, évalués. Désirs, pratiques sexuelles, homosexualité, violences, polygamie, excision, mariages forcés : la loi est chaque fois précisée et le credo du respect entonné. Le guide apprend au jeune que l'on peut être «respecté» sans user de la force, et à être «respectable» sans être soumise, et souligne que tout acte sexuel doit reposer sur le consentement mutuel.
Soutenue par Matignon, qui a financé l'impression et la distribution de 100 000 guides, et par Nicole Ameline, ministre de la Parité et de l'Egalité professionnelle, l'association n'a, semble-t-il, pas réussi à s'entendre avec l'Education nationale. «Nous avions demandé à vérifier le contenu, ce que NPNS a refusé, se défend-on au ministère. Dans ces conditions, nous ne pouvions pas valider le guide.» L'association pourra en revanche le distribuer dans les classes lors des conférences qu'elle donne à la demande des professeurs.
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Les mineurs clandestins régularisables à 18 ans
Les mineurs isolés arrivés clandestinement en France et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE) doivent pouvoir s'établir dans notre pays à leur majorité... Le ministère de l'Intérieur s'apprête à diffuser une circulaire aux préfets, dont Le Figaro a eu connaissance, les invitant à régulariser ces jeunes étrangers lorsqu'ils atteignent 18 ans.
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L'école face à l'impudeur télévisuelle
PAR ALAIN BENTOLILA


De même qu'elle affaiblit le courage de la quête intellectuelle, la télévision affadit considérablement le goût du beau, le goût du drôle en habituant ses affidés à n'apprécier que les chansons qu'ils ont mille fois entendues, à ne rire qu'aux gags qu'ils ont mille fois vu exécuter par les mêmes individus. Même les situations a priori déconcertantes comme des fous rires irrépressibles ou des chutes inopinées sont repassées à l'envi sous forme de palmarès afin de bien montrer que le «mille-fois-vu» ne perd rien de sa saveur ou mieux encore que seul le «mille-fois-vu» a vraiment de la saveur. «Je ne connais pas, donc je n'aime pas» ; telle est la leçon apprise auprès de la télévision qui risque d'empêcher les élèves de nos écoles de trouver beaux ou du moins intéressants des textes, des musiques, des peintures qu'ils n'ont encore jamais lus, entendus ou vus. La télé impose le goût des «fades retrouvailles», jamais – ou si rarement – celui d'étonnantes découvertes, d'audacieuses explorations. Elle est aussi le lieu de «l'intimité immédiate et débridée». Année après année, nous avons assisté à un déballage de plus en plus indécent : tout dire, ne rien cacher, ne rien garder pour soi, telles sont les règles du jeu télévisuel. La télévision invite chacun à mettre d'emblée à nu son intimité. Elle ne suggère pas, elle étale sans retenue les sentiments les plus personnels, les histoires les plus douloureuses ; chacun vient y faire ses confessions intimes : grande foire nauséabonde où chacun met ses tripes sur la table.
On nous habitue et on habitue nos enfants à l'indécence ; et on finit par trouver naturel de livrer en pâture à ces voyeurs anonymes les secrets que nous ne livrerions qu'avec peine à nos amis les plus proches.[…] Je tiens l'indécence télévisuelle – pas seulement télévisuelle ! mais qui peut rivaliser en influence avec ce médium – pour responsable de la progressive disparition de la «pudeur scolaire». Si bien des élèves sont incapables de tenir leur moi intérieur à distance respectueuse des objets d'études, s'ils sont prompts à la brutale déclaration d'opinion, si l'anecdote ponctuelle vient polluer intempestivement le débat d'idées, c'est beaucoup sans doute parce que leur médium favori leur montre à longueur d'émissions que toute chose intime est bonne à dire en tout lieu et à tout moment et que des intimités mêlées sont infiniment plus passionnantes que les paradigmes arides et froids des savoirs et des savoir-faire. Ainsi le papotage l'emporte-t-il sur l'argumentation, l'anecdote personnelle sur la construction prudente de la vérité et – chose plus inquié tante – la communion artificielle et immédiate sur la communication attentive.
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L'Humanité du 31/03/05


Dérapages policiers dans les lycées
Plusieurs témoins, qu’ils soient élèves, parents ou enseignants, dénoncent les interventions musclées des policiers pour déloger les lycéens occupant leurs établissements.
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Tous les garçons .... et les filles
« Le sexe d’une femme excisée, c’est comme une plaie qu’on aspergerait d’alcool. » « Elle allait juste voir une amie dans le quartier. Un mec en a profité pour la suivre... Depuis, je me sens coupable d’avoir pu penser que les filles cherchent toutes ça. » « On est tous partis en vacances cette année-là... Le lendemain, une fête se prépare... Mais l’impossible arrive. Mon père ouvre la porte de notre chambre et nous présente nos maris respectifs. »
Ces témoignages choc de garçons et de filles ponctuent les divers chapitres d’un Guide du respect qui se voudrait comme « un des antidotes aux violences physiques et psychologiques », souvent banalisées dans la vie quotidienne et trop courantes aujourd’hui à l’école, à la maison, dans la rue comme au travail... L’objectif de ce petit ouvrage, fond noir, logo rose fuchsia, tiré à 100 000 exemplaires et qui a commencé à être distribué dans les Centres d’information et de documentation pour les jeunes, les associations, les maisons de quartier, les lycées et les collèges, est de réapprendre à chacun à « retrouver sa place dans la société en se respectant et respectant l’autre ».
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Le Parisien du 31/03/05


« Il faut interdire les distributeurs automatiques à l'école »
Nos aliments sont-ils moins dangereux qu'avant ? Le meilleur spécialiste de cette question, Martin Hirsch, président de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) depuis six ans, quitte aujourd'hui son poste.
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La Croix du 31/03/05


Rien vu...


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20 minutes du 31/03/05


Lundi de Pentecôte travaillé: la grogne monte
A six semaines du week-end de Pentecôte, parents et syndicats d’enseignants sont montés au créneau hier contre le lundi de Pentecôte travaillé. D’un côté, la FCPE a appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école ce jour-là, et la FSU a demandé au Premier ministre qu’il revienne sur cette mesure. « Cette journée ne concerne pas les élèves, qui ne peuvent y contribuer financièrement car ils ne sont pas salariés », a affirmé la FCPE, hier, en évoquant la suppression d’un jour férié pour financer un plan en faveur des personnes âgées et dépendantes.
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«Les adolescents ont conscience de leur bonheur»
Entretien avec les chercheurs Michel Fize et Marie Cipriani-Crauste


I l n’y a pas de fatalité à ce qu’ils s’opposent aux parents, aux enseignants ou au ministre de l’Education nationale. Si tension il y a, c’est qu’il y a incompréhension et refus de modifier des relations qui doivent l’être parce que l’enfant n’en est plus un. Le vieux concept de « crise nécessaire » soutenue par certains psychanalystes ou pédopsychiatres paraît pour le moins excessif. Même si certains adolescents, c’est vrai, sont en crise, les psychologues eux-mêmes reconnaissent que 80 à 90 % d’entre eux se portent bien. L’adolescence est moins une affaire d’opposition que d’affirmation.[…]
Pourquoi stigmatiser les ados ? Leur vie est plus excitante qu’elle ne l’a jamais été. C’est l’âge où le développement des relations amicales est à son zénith. Etre adolescent aujourd’hui, c’est aussi faire partie d’un groupe qui est valorisé, qui a une image très positive dans les médias : celle de la jeunesse, de la beauté, de l’avenir, du rêve, de l’ailleurs... Le bonheur, cela veut dire ça aussi : toutes ces perspectives qui peuvent s’ouvrir.
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Ouest-France du 31/03/05


Le lundi de Pentecôte tourne à la farce
Pour avoir une petite idée de la confusion qui nous attend, il suffit de voir ce qui s'est passé le lundi de Pâques, choisi en certains endroits comme journée de solidarité. À Belfort, les enfants ne sont pas allés à l'école. À Nîmes, les employés municipaux se sont presque tous mis en RTT. Dans le Gard, un enseignant sur cinq est resté chez lui. Les bus urbains ont roulé à vide. Et les services publics ont attendu les usagers en vain... La FSU, qui envisage un mot d'ordre de grève, demande à Jean-Pierre Raffarin de « tirer les leçons de cette pagaille ».
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Le Monde daté du 01/04/05


Point de vue
Nouveau lumpenprolétariat et jeunes casseurs

Pour nous, parents de lycéens agressés le 8 mars, ce qui s'est passé ce jour-là nous laisse un goût amer. A la fois parce que ce sont nos enfants qui manifestaient et qui ont été blessés et traumatisés et parce que nous sommes depuis longtemps engagés dans le combat contre les politiques de relégation dont ces violences sont le résultat.
Mais ce désarroi est aussi redoublé par le silence gêné que l'on observe chez nombre de nos amis politiques, à gauche et à l'extrême gauche, comme si voir et penser cette situation nouvelle dérangeait le confort de leur représentation du monde. A la difficulté de faire partager l'expérience des victimes s'ajoute ainsi le déni de ceux qui devraient en être solidaires.
Nous sommes convaincus que refuser de penser cette réalité revient seulement à laisser les démagogues de tous bords s'en emparer, au risque de l'aggraver. […]
il nous faut nous interroger pour comprendre comment des jeunes exclus du système scolaire, pour la plupart issus de l'immigration, en sont arrivés à considérer comme leurs ennemis d'autres jeunes manifestant pour l'égalité des chances. Or, à de rares exceptions près, les analyses proposées par les commentateurs sont incapables d'appréhender la nouveauté de cette situation. Ainsi Esther Benbassa se demande, dans Libération des 26 et 27 mars, si "dans les violences commises à l'égard des manifestants lycéens, il n'y a pas plutôt l'ancienne opposition bourgeois-prolétaires".
Cette lecture est doublement erronée. D'abord parce que les lycéens qui manifestaient le 8 mars n'étaient pas des "bourgeois", mais venaient essentiellement des couches moyennes et des classes populaires. Les lycéens de banlieue étaient d'ailleurs fortement représentés durant la manifestation et ont eux aussi été victimes des violences. A l'inverse, les écoles d'élite, publiques ou privées, où se reproduit la bourgeoisie, étaient évidemment absentes de la mobilisation.
Les agresseurs ne sont pas plus proches du prolétariat que les agressés de la bourgeoisie. Ils appartiennent plutôt à cette couche d'exclus née de la délocalisation massive du travail ouvrier à partir des années 1970 et de l'éclatement des anciennes solidarités qui y étaient liées. Discriminés par leurs origines sociales et ethniques, relégués dans des ghettos, orientés malgré eux dans des filières sans avenir, certains de ces jeunes plongent dans les mirages de l'économie parallèle et assouvissent leur fantasme de toute-puissance dans l'hyperviolence à la Orange mécanique, dernier réceptacle d'un capital corporel qui ne trouve plus à s'employer.
Exclus du système éducatif, ils le sont aussi des combats pour sa transformation et n'entretiennent plus avec ceux qui luttent que ressentiment et jalousie sociale.
Loin de contester le système, les identités refuges qu'ils se fabriquent au sein de leur sous-culture de ghetto le reproduisent jusqu'à la caricature : conquête de territoires, consommation effrénée de marques, haine de la différence, machisme, cynisme, business, guerre de tous contre tous. Plus que les "prolétaires", ces exclus des exclus rappellent le lumpenprolétariat, cette "armée de réserve du capital" décrite par Marx, qui constituait la "phalange de l'ordre" de Bonaparte ou qui servait d'auxiliaire de choc aux troupes d'Hitler et de Mussolini.
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mercredi, mars 30, 2005

Revue de presse du mercredi 30 mars 2005

« On est foutus, on mange trop… »C’est la rengaine du jour puisque les journaux reviennent sur la proposition de loi de lutte contre l’obésité. Celle-ci prévoit une contribution de l’école sous la forme d’une éducation à la nutrition. Je croyais que ça se faisait déjà ?
Le Parisien fait sa Une sur l’absentéisme avec des articles intéressants… mais payants…
A lire aussi, un article sur l’écriture dans Libération et un point de vue sur la loi du 23 février 2005 relative à la «reconnaissance de la nation» et à la «contribution nationale en faveur des Français rapatriés» et ses conséquences sur la mise en place d’une « histoire officielle dans les manuels d’histoire.
Bonne Lecture...
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Libération du 30/03/05


En croisade contre les pattes de mouche
(oubli dans l’édition du 29/03)

Au tableau, des lignes de a, de b, de c méticuleusement dessinés, des f fins et aériens, des p parfaitement posés. Dans la salle, stylo en main, on débat de l'absurdité du t majuscule, de la nécessité de supprimer la boucle basse du f. C'était il y a quelques jours, à Rouen, un colloque sur l'écriture à l'école rassemblant graphistes et membres de l'éducation nationale. Un colloque alarmiste. […]On pourrait craindre le combat d'arrière-garde, la croisade dépassée d'adorateurs des pleins et déliés. On aurait tort. D'abord parce que les acteurs du colloque de Rouen militent pour une écriture moderne, simplifiée, facilitant la prise de notes rapide dès le lycée. Ensuite parce que leurs arguments sont convaincants. «Pour nous adultes, un a majuscule, minuscule, script ou italique, c'est la même chose. Pour l'enfant, c'est quatre signes différents, compliqués à intégrer», dit Jean-François Porchez. «Tracer un mot, c'est se l'approprier», complète une directrice d'école. «Au CP, on constate que beaucoup d'enfants viennent à la lecture par l'écriture.» L'écriture, «c'est aussi un élément de personnalité», poursuit Laurence Bedoin, graphiste et professeure d'arts appliqués. «Son apprentissage implique une position du corps, une respiration. Mais tout ce qui a trait au corps est banni de l'école.»[…]
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A la rentrée, un portable gratuit pour les étudiants du Centre
Mieux que l'ordinateur à 1 euro par jour, cette offre pourrait coûter cher en maintenance.

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Le colonialisme a la peau dure
Par Olivier LECOUR-GRANDMAISON enseignant en sciences politiques à l'université d'Evry-Val-d'Essonne.

Le 11 novembre 1996. Dans une déclaration solennelle qui engageait déjà le pays tout entier, en raison des fonctions de son auteur alors chef de l'Etat, Jacques Chirac affirmait : «Plus de trente ans après le retour en métropole de ces Français [d'Algérie], il convient de rappeler l'importance et la richesse de l'oeuvre que la France a accomplie là-bas et dont elle est fière
23 février 2005. Vote de la loi relative à la «reconnaissance de la nation» et à la «contribution nationale en faveur des Français rapatriés». L'article 4 de ce texte est ainsi rédigé: «Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.» Des dispositions voisines existent également pour «les programmes de recherche universitaire».[…]
au regard des principes qui doivent, théoriquement, régir une société démocratique où l'Etat ne saurait être le garant d'une interprétation particulière du passé: il s'agit de soumettre l'enseignement, à tous les niveaux _ et les enseignants par conséquent _ à cette lecture officielle et partisane. A la différence de l'opposition, dont la pusillanimité et les compromissions sont, sur ces questions, confondantes, les promoteurs de cette offensive révisionniste et autoritaire _ elle nous ramène aux pratiques de la IIIe République, lorsque celle-ci exigeait des instituteurs qu'ils vantent inlassablement les mérites de la colonisation _ savent qu'ils viennent de remporter une bataille politique importante. «Jamais, affirme le député de droite Michel Diefenbacher, le législateur n'avait pris position aussi clairement sur le sens à donner à l'histoire de la colonisation française, sur le rôle positif joué par la France outre-mer.»
Ces dispositions scélérates doivent être abrogées et l'actuelle opposition doit d'ores et déjà prendre l'engagement public qu'elle agira en ce sens en cas de victoire aux prochaines élections nationales.
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Le Figaro du 30/03/05


Une proposition de loi contre l'obésité
[…]Sur les quatre amendements déposés par les socialistes, un seul est passé, celui sur les distributeurs de boissons sucrées et de friandises dans les établissements scolaires, qui devraient en principe être supprimés à la rentrée prochaine. «En revanche, nous attendons toujours les décrets d'application à propos des messages d'éducation sanitaire qui doivent en principe accompagner les si nombreuses publicités à la télévision sur les friandises chocolatées et sucrées et autres sodas. J'espère que cette proposition de loi va aider le gouvernement à avoir la main ferme sur ce texte.» Un bambin de deux ans absorbe déjà en moyenne près de deux heures de télévision chaque jour entrecoupées de près d'un quart d'heure de pub pour ces produits à haute densité calorique. Sans aucune éducation ni aucune réflexion sur l'impact de ces publicités sur la santé des plus jeunes.[…]
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Une série de mesures concrètes
Un haut comité. Parmi les dix articles de la proposition de loi de Jean-Marie Le Guen, signée par plus de 80 députés socialistes, un haut comité de lutte contre l'obésité serait placé sous la responsabilité du ministre de la Santé. Ce dernier devrait s'assurer que les orientations du haut comité sont bien prises en compte notamment par les ministères de l'Education nationale mais aussi de l'Agriculture, qui exerce un rôle de tutelle sur l'industrie agroalimentaire.
ontaines d'eau à l'école. Une fontaine d'eau potable et gratuite minimum par établissement scolaire devrait être implantée à compter du 1er janvier 2006.
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L'Humanité du 30/03/05

Lycées en état de siège
Pour certains, c’est une suite ; pour d’autres, c’est un début. Pour tous, c’est, quoi qu’il en soit, un combat. Loin des caméras de télé, les lycéens continuent leurs actions contre la loi Fillon. Comme la semaine dernière, des dizaines, voire des centaines d’établissements étaient bloqués hier jusqu’en soirée et devraient le rester au moins jusqu’à samedi prochain
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RUn appel contre le racisme « anti-Blancs »

« Irresponsable. » Le mot revient dans la bouche de tous ses détracteurs. Depuis vendredi, un appel publié à l’initiative du mouvement sioniste Hachomer Hatzaïr et de Radio Shalom attise la polémique. Signé par des personnalités, dont le philosophe Alain Finkielkraut, le politologue Pierre-André Taguieff, le directeur délégué du Nouvel Observateur, Jacques Julliard, ou encore l’ancien ministre Bernard Kouchner, ce texte d’une vingtaine de lignes dénonce un racisme « anti-Blancs », en référence aux violentes agressions qui ont eu lieu lors des manifestations lycéennes des 15 février et 8 mars.[…]
En plus du soutien des personnalités, ce texte a été signé par un millier de lycéens, provoquant aussitôt la polémique. Qualifier de racistes ces jeunes Noirs des cités est « réducteur », s’agace Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l’homme (LDH). « Il existe une dimension raciste, mais elle s’explique par une haine sociale. Celle-ci n’est pas acceptable, mais en focalisant sur le racisme, on se ferme toute possibilité de comprendre, d’agir, y compris par la voie des sanctions. » Il reproche aux auteurs du texte de créer de nouvelles victimes - les Blancs - aggravant le communautarisme.
Un avis que partage Mouloud Aounit, président du MRAP. « On veut éteindre un incendie avec un bidon d’essence, dit-il. Je ne crois pas que ces manifestations soient animées exclusivement par la haine du Blanc. On ne peut donner une lecture ethnique à une violence sociale. »
Lors de la présentation de cette initiative, Alain Finkielkraut s’en était pris à plusieurs intellectuels de gauche, dont le sociologue Laurent Mucchielli, accusé de privilégier lui aussi une cause sociale à ces violences. Ce dernier n’est pas étonné par ces attaques. « C’est toujours le même processus de construction des "ennemis de la République". On diabolise les jeunes des cités et on refuse de s’interroger sur la ghettoïsation. »
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L’artillerie lourde est de sortie
Souvent, ça se passe plutôt bien. Et parfois ça se passe mal. Ainsi, à Paris, le bouillonnement lycéen semble échauffer la préfecture. À trois reprises, la police a été envoyée afin de déloger les lycéens qui occupaient Honoré-de-Balzac. Idem à Victor-Hugo, où parents et élèves se sont fait sortir manu militari.
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Le Parisien du 30/03/05


L'école se mobilise contre l'absentéisme.

La Seine-Saint-Denis lance ce matin un « Guide pour l'assiduité scolaire », une initiative inédite. Un peu partout en France, la mobilisation est décrétée contre le fléau de l'absentéisme : 275 000 élèves sèchent régulièrement...
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La principale ne laisse rien passer
ELLE DÉPOTE, la principale ! Avec ses ongles violets, sa montagne rousse de cheveux et son caractère bien trempé, Dominique Antonmattei, 49 ans, est une vraie figure au collège Clemenceau (Paris XVIII e ) où elle sévit depuis trois ans.
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« Je regrette tellement d'avoir séché »

CETTE SEMAINE, Samira, 17 ans, ira porter la bonne parole aux jeunes ouailles de l'Education nationale. Avec six autres élèves du lycée Blaise-Cendrars de Sevran (Seine-Saint-Denis), cette jeune fille gaie comme un pinson a été choisie[…]
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Les astuces pour débusquer ceux qui ne sont pas en cours
POUR LUTTER contre l'absentéisme, les établissements ne manquent pas d'idées. « C'est un de nos principaux objectifs, explique un principal d'un collège difficile du Val-de-Marne.
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Les règlements intérieurs peuvent interdire des vêtements
MEME SI LA QUESTION est revenue sur le devant de la scène pour cause de montée des communautarismes et retour de l'autorité, pas question en France de revenir à l'uniforme ou à la blouse,
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La Croix du 30/03/05


Mon copain, un autre moi-même
C’est un test facile à faire. Poser la question : «Qui était votre meilleur copain, votre meilleure copine quand vous aviez douze ans ?» En général, quelle que soit la personne interrogée, après quelques instants de réflexion, son visage s’éclaire et un nom «sort», remonté d’une époque de fous rires, de secrets partagés, de terribles disputes et d’amitié «pour toujours». Le meilleur copain, ou la meilleure copine des «années collège», chacun s’en souvient.
En revanche, rares sont les personnes qui l’ont gardé, et, en général, il s’agit de celles qui ont un vrai don pour l’amitié. «À partir de 12 ans, chacun se constitue un groupe d’amis, qu’il gardera quelquefois toute sa vie ; le nombre d’amis proches que l’on garde à l’âge adulte est strictement proportionnel à celui que l’on crée à l’adolescence !», écrivent les psychiatres dans leur livre consacré à l’adolescence
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Mieux accueillir les mineurs étrangers
Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), révélé par «La Croix», critique les conditions d’accueil des mineurs étrangers isolés. 3.000 d’entre eux sont pris en charge chaque année.
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20 minutes du 30/03/05


L’obésité attaquée dans sa globalité
C’est déjà le problème de société du xxie siècle. Le député socialiste Jean-Marie Le Guen a déposé hier à l’Assemblée nationale une proposition de loi pour stopper cette « épidémie » qui touche 5,4 millions de Français. L’Hexagone n’est plus une exception en la matière. Le retard par rapport aux Etats-Unis se comble un peu plus chaque année. Et les enfants sont de plus en plus touchés. Pour contrer cette avancée, Jean-Marie Le Guen veut s’attaquer à l’obésité « dans sa totalité et dans la continuité ». Fabricants agroalimentaires, familles et écoles sont concernés.
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Comédiens d’un soir contre la violence
Les lycéens vont brûler les planches du Théâtre du Rond-Point (8e) lundi prochain. Une première pour les élèves des lycées Claude-Monet (13e), Hector-Guimard (19e) et Paul-Poiret (11e). Depuis la rentrée, ils ont écrit les textes et conçu les costumes de leur spectacle, Violences à la barre. L’idée, c’est de mettre en scène deux procès : une tournante dans une cité et les déboires d’un père de famille alcoolique.
Une façon pour eux de parler de thèmes qui les touchent : les rapports filles/garçons, la sexualité, la vie dans une cité, la violence. Mais aussi de « dédramatiser les conflits, rire de ce qui dérange, réveiller les consciences assoupies », explique Chimel, la directrice artistique de la Compagnie à Bulles, qui a participé à la mise en scène.
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Ouest-France du 30/03/05


L'obésité est en pleine croissance
Près de cinq millions d'obèses en France. Un enfant sur dix touché. L'obésité progresse dans toute l'Europe. Le député Jean-Marie Le Guen (PS) propose une loi pour lutter contre cette « épidémie mondiale »
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« J'ai fait trois mois de prison, j'ai compris »
Le Guen, 19 ans, prépare son bac dans un lycée du Mans. Cet ancien président du conseil général jeunes de la Sarthe est devenu un escroc jusqu'à faire trois mois de détention provisoire dans le cadre d'une instruction en cours. Il raconte son passage à la maison d'arrêt de Rennes. Édifiant.
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Le Monde daté du 31/03/05


Rien vu...


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mardi, mars 29, 2005

Revue de presse du mardi 29 mars 2005

Le "relâchement" des examens, en 1968, a permis, selon une étude, l'ascension sociale des bacheliers de cette année-là, diplômés de l'université par la suite, plus souvent cadres, mieux rémunérés. Cette faveur de départ a aussi eu des conséquences positives pour leurs enfants. C’est le résultat d’une étude d’Éric Maurin dont le Monde se fait l’écho aujourd’hui. Cet épisode de l'histoire peut apparaître anecdotique. Mais il fournit aux économistes le cadre d'une expérience "grandeur nature" sur un sujet éminemment politique : quels sont les effets sur la société de l'ouverture, en l'occurrence accidentelle, de l'enseignement supérieur ?
Autre question, mais moins sérieuse : quels sont les effets de la suppression d’un jour férié sur l’économie et sur la société. Réponse : le gaspillage et la désorganisation… A lire dans vos journaux.
Bonne Lecture...
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Libération du 29/03/05


Sept lycées fermés à Paris (édition du 26/03)
Les occupations de lycées se poursuivaient vendredi à Besançon, Le Mans, Toulouse, en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique. En région parisienne, une trentaine d'établissements sont «bloqués». Et seize dans la capitale (sur 109 lycées). Sept lycées parisiens ont été fermés d'autorité par les chefs d'établissement jusqu'à mardi. Deux sont occupés jour et nuit. Les autres sont «assiégés», mais des cours s'y tiennent quand même, explique le rectorat de Paris, qui voit rouge. Si le principal syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN) réprouve l'occupation des lycées comme mode d'action, le rectorat s'inquiète, lui, d'une «situation politique de prérévolte». Et met à la disposition des proviseurs une cellule téléphonique de conseil et de soutien. Alors que le texte de loi de François Fillon a été définitivement adopté jeudi, députés et sénateurs socialistes devraient déposer mardi un recours devant le Conseil constitutionnel, estimant qu'il contient des dispositions «contraires à la Constitution».
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«Occuper un bahut de nuit, c'est une première»
Récit de la nuit de jeudi à vendredi avec les élèves qui campaient devant le lycée Victor-Hugo, à Paris. Avant l'évacuation par les CRS.
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Le Figaro du 29/03/05


Polémique autour de la suppression des premiers jours fériés
Destinée à financer l'aide aux personnes âgées et handicapées, la «journée de solidarité» est entrée en vigueur ce week-end dans certaines régions

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Bilan mitigé pour le lundi de Pâque travaillé

Le Gard, le Territoire-de-Belfort et la petite ville de Vic-Fezensac dans le Gers se sont distingués aujourd'hui du reste de la France en ouvrant leurs écoles et une partie de leurs administrations pour conserver férié le lundi de Pentecôte, mais de nombreux élèves ont préféré rester à la maison.[…] dans le Gard, 80% étaient absents dans les écoles primaires, 72% au collège et 60% au lycée, selon l'inspection d'académie. Dans le Territoire-de-Belfort, ces chiffres étaient respectivement de 50 à 70% dans les écoles, un peu moins de 50% au collège et 25% au lycée.
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«QUELLE EUROPE VOULONS-NOUS ?» Une série du «Figaro»
Bronislaw Geremek : «Culture et éducation d'abord»

[…]Notre communauté doit avoir confiance en son expérience, et donc en son histoire pour mieux la faire vivre. L'Europe a toujours occupé le premier rang au plan culturel, et si nous constatons au jourd'hui un certain déclin sur ce point, c'est qu'il est temps d'oeuvrer pour trouver des solutions au niveau scolaire. Que faire pour que nos écoles soient parmi les meilleures du monde ? Que faire pour que la culture européenne se développe vers plus d'inventivité et devienne transnationale ? Faire de la culture et de l'éducation les pôles d'avenir de l'Union : ce défi premier et capital doit être pris à bras-le-corps par l'Europe tout entière. Car l'avenir de notre communauté tout entière en dépend.
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L'Humanité du 29/03/05


L’Esquive
Si on peut vous donner un seul conseil : ne ratez sous aucun prétexte ce film d’Abdellatif Kechiche.
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Le Parisien du 29/03/05


Un député en appelle à la loi pour lutter contre l'obésité
Le socialiste Jean-Marie Le Guen dépose ce matin à l'Assemblée une proposition de loi « pour agir contre l'épidémie de l'obésité ». Un texte qui déclare la guerre à ce « fléau sanitaire » : un enfant sur dix est obèse avant l'âge de 10 ans
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La Croix du 29/03/05


Rien vu...


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20 minutes du 29/03/05


Jour férié : le Gard travaille mais au ralenti
Résultat mitigé, notamment dans les administrations et les écoles. Les établissements scolaires ont tourné au ralenti en raison du fort taux d’absentéisme des élèves : selon l’inspection d’académie, ce taux était de 80 % dans les écoles, 72 % dans les collèges et 60 % dans les lycées. Et environ 15 % des professeurs étaient absents. La FSU, principal syndicat enseignant, avait appelé à une grève « contre une journée de travail gratuit ». Les principaux services de l’Etat ouverts (préfecture, sous-préfectures, direction du travail et de l’agriculture) ont été peu fréquentés. Les mairies de Nîmes et d’Alès observaient en revanche le jour férié, tout comme le conseil général, à l’exception des agents affectés au transport scolaire.
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Ouest-France du 29/03/05


Rien vu...


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Le Monde daté du 30/03/05


Le destin inespéré des "miraculés" de Mai 68
Une note rédigée par les économistes Eric Maurin et Sandra McNally sur "les bénéfices de long terme de 1968" démontre que la simplification et la désorganisation des examens après la crise ont permis à un nombre important de jeunes d'intégrer l'Université, alors qu'ils n'y seraient jamais parvenus dans des conditions normales. Ces miraculés de Mai ont eu une carrière professionnelle et des revenus largement supérieurs à ce qu'ils pouvaient attendre. Et, près de quarante ans plus tard, il apparaît que leurs enfants ont moins redoublé à l'école.[…] Etudiant en particulier le devenir des générations nées en 1948 et 1949, c'est-à-dire les élèves qui avaient 20 ans et 19 ans en 1968, Eric Maurin et Sandra McNally chiffrent précisément le gain obtenu. Ils constatent, en s'appuyant sur les enquêtes emploi réalisées par l'Insee dans les années 1990, que "chaque année supplémentaire passée à l'Université a eu pour effet causal d'augmenter le salaire d'environ 14 %". Dans le même temps, la probabilité de devenir cadre s'est accrue de 10 % par année d'études validée. Les deux auteurs parlent de "destin économique et social inespéré" pour ces jeunes passés à travers les mailles de la sélection habituelle.
Plus étonnant, la note montre que le bénéfice acquis a été transmis aux enfants. Les auteurs se sont penchés sur le niveau scolaire des élèves dont les pères ont passé leur baccalauréat en 1968 et l'ont comparé avec celui des enfants des générations précédentes et suivantes. Conclusion : les fils et filles des bacheliers de Mai 68 ont beaucoup moins redoublé que leurs camarades des autres années.
Ils estiment que chaque année de formation supérieure suivie par les pères se traduit mécaniquement par une diminution de 30 % du risque de redoublement pour les enfants, un résultat bien supérieur à des études antérieures. Cette constatation autorise les auteurs à parler de transmission du "capital humain" entre les générations.
Les économistes tirent de leur étude une analyse plus générale. "Le fait que cet impact soit aussi particulièrement élevé et persistant à travers les générations est un argument de poids pour ceux qui aujourd'hui militent pour une expansion nouvelle de notre enseignement supérieur", affirment Eric Maurin et Sandra McNally.
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Alain Geismar, universitaire, l'un des acteurs de Mai 68
"Nous avons bénéficié de tout, et cela a produit une grande ouverture d'esprit"

En 1968, vous étiez maître-assistant de physique à la faculté de sciences de Jussieu, à Paris. Le baccalauréat était-il un point de fixation de la contestation lycéenne ?
Il y a eu une très large participation des lycéens à la contestation. Les lycées étaient devenus de vastes lieux de discussion, de "parole", comme on disait à l'époque. Et ces discussions portaient notamment sur la façon dont on apprenait dans ces établissements, et sur la façon dont les lycées fonctionnaient.
Intuitivement, les lycéens avaient un sentiment d'injustice devant cet examen couperet qu'était le baccalauréat. A cette époque, d'ailleurs, le bac était une réelle coupure entre les individus, entre ceux qui pouvaient ensuite être formés et prétendre à une promotion sociale, et les autres. Evidemment, une partie du corps professoral était effarée. Mais de nombreux professeurs ont été inspirés par le mouvement lycéen et ses contestations, alors qu'aujourd'hui le mouvement lycéen est aspiré par le discours revendicatif du syndicalisme enseignant.[…]
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vendredi, mars 25, 2005

Revue de presse du vendredi 25 mars 2005

Toujours la loi Fillon… Les lycéens ne désarment pas et continuent à occuper un certain nombre de lycées. François Fillon parle d’une réforme « juste et nécessaire » et considère que La mobilisation des lycéens n'a jamais été majoritaire, Et elle s'appuyait sur une vision mensongère de la réforme. ». Sympa pour les lycéens…
Toujours les blogs adolescents, un sociologue livre dans Le Monde une analyse intéressante de ce phénomène qui prend de l’ampleur. Une petite visite sur le site de Skyblog par exemple est très instructive. Faites l’expérience.
Bon week-end pascal (et même à ceux qui ne s’appellent pas Pascal…)et…
Bonne Lecture...
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Libération du 25/03/05


Les lycéens délaissent la rue pour mieux occuper leur bahut
Contrairement aux apparences, les lycéens ne désarment pas. Sur le pavé parisien, ils n'étaient que 2 500 hier, selon la police, pour une manifestation que nombre d'entre eux jugeaient «avant tout symbolique», le jour de l'adoption définitive de la loi Fillon. Mais à Paris comme en province _ ils étaient 10 000 au total _ le nombre de manifestants ne reflète pas l'état réel de la mobilisation.
Premièrement, parce que les deux principales organisations (UNL et Fidl) n'ont pas appelé à défiler. Ensuite, parce que c'est à l'intérieur ou devant leurs établissements qu'ils sont peut-être en train de donner un nouveau souffle au mouvement. Ou, au moins, de s'offrir un baroud d'honneur à la mesure du mécontentement suscité par la réforme Fillon : selon le ministère, vingt-cinq lycées ont été occupés toute la journée d'hier et cinquante-cinq autres partiellement bloqués. L'appel à l'occupation des lycées lancé par la coordination nationale a touché, hier, près de quatre pour cent des lycées de France.
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La loi Fillon plaît aux parlementaires
Plus rien ou presque ne s'oppose à la réforme Fillon. Le texte de la commission mixte paritaire sur le «projet de loi d'orientation et de programmation pour l'école» a été adopté hier par les députés. PCF et PS ont voté contre, le groupe UDF s'est abstenu. Après le vote des sénateurs dans la soirée, seule une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel pourrait l'empêcher d'entrer en application, pour partie, dès la rentrée 2005.[…]

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Petit pirate du Net, reste cool !
Après l'envoi de pirates adultes devant les tribunaux, le gouvernement va débusquer les jeunes pirates jusque dans les collèges. Le résultat, c'est un guide de 16 pages baptisé Musique et film... Adopte la Net attitude ! déjà disponible en ligne et qui sera distribué à 450 000 exemplaires à partir de début avril. Un vade-mecum bourré de tutoiements et de points d'exclamation, destiné à éclairer «les ados, pas toujours au fait de l'Etat de droit» selon le ministre de l'Industrie, Patrick Devedjian.
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La mariée sera majeure
L'âge légal du mariage des filles pourrait passer de 15 à 18 ans et s'aligner ainsi sur celui des garçons. Le ministre de la Justice, Dominique Perben, soutiendra mardi un amendement en ce sens au Sénat dans le cadre de la discussion d'une proposition de loi PS et PCF sur les violences conjugales. Il s'agit ainsi de «lutter contre les mariages forcés».
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Le Figaro du 25/03/05


Le Parlement adopte définitivement la loi Fillon sur l'école
Entre 2 400 et 5 000 lycéens à Paris, 1 500 à Clermont-Ferrand et à Toulouse, 700 à Poitiers... Les défilés contre la loi Fillon étaient réduits, hier, à leur plus simple expression. Les autres formes de mobilisation n'ont pas vraiment réussi à prendre le relais : les occupations d'établissements ont perturbé une quinzaine de lycées à Paris, cinq à Rennes comme en Seine-Saint-Denis, une dizaine dans les Hauts-de-Seine et à Toulouse, six dans le Val-d'Oise... Au Mans, 600 élèves ont tenté de perturber le congrès de la FNSEA pendant la visite de Jean-Pierre Raffarin. Pourtant la Fidl n'en démord pas : selon le syndicat lycéen qui aurait interrogé 500 000 lycéens, 93% d'entre eux seraient favorables aux revendications du mouvement.
Cette journée nationale d'action lycéenne avait donc des airs de baroud d'honneur. Il est vrai que la loi Fillon sur l'école a achevé hier son parcours parlementaire. Le projet de réforme a fait l'objet d'un ultime compromis mardi, lors d'une commission mixte paritaire (CMP) rassemblant députés et sénateurs. La mouture finale a été votée définitivement hier à l'Assemblée – avec les seules voix de l'UMP – puis dans la soirée au Sénat.
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L'Humanité du 25/03/05


La rue du Lycée occupée
À l’angle de la rue Girod-de-Chantrans, à Besançon, la porte du lycée Pasteur a été solidement cadenassée dès 7 h 30 du matin par les lycéens. « L’occupation du bahut nous aurait été refusée par le proviseur, nous avons donc choisi de ne laisser entrer personne au lycée et d’occuper la rue », reprennent en choeur les potaches chargés de surveiller cette porte.
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Mobilisation. Des dizaines d’établissements bloqués en France
Des dizaines de lycées étaient occupés ou bloqués, hier, un peu partout en France, notamment en région parisienne, à Toulouse et à Rennes, où des manifestations ont eu lieu, par des lycéens hostiles à la loi sur l’école qui devait être adoptée dans l’après-midi par les parlementaires. À Montreuil (93), les élèves de Jean-Jaurès ont passé leur quatrième nuit à la belle étoile. Joliot-Curie, à Nanterre (92), était toujours occupé. Le fonctionnement d’une dizaine de lycées parisiens était gêné, voire empêché, par des barrages filtrants, selon le rectorat.
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« La loi est adoptée, mais pas encore promulguée »
Le dernier mot n’est pas dit. C’est, en substance, le message qu’a fait passer la FSU lors d’une conférence qu’elle tenait hier, désireuse de faire le point sur le texte de loi tel qu’il ressort du débat parlementaire. Voire du non-débat, relève en premier lieu la fédération syndicale, dont le secrétaire général, Gérard Aschieri, rappelle le passage en force du texte par le gouvernement. « Lorsqu’il a lancé le grand débat sur l’école, Jacques Chirac s’affichait désireux que la nation s’empare de cette question, souligne-t-il. Or, non seulement les idées qui se sont exprimées au moment des rencontres n’ont pas du tout été prises en compte. Mais en plus, aucun vrai débat parlementaire n’a pu avoir lieu », faisant référence à la déclaration d’urgence imposée par le gouvernement.
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Le Parisien (payant) du 25/03/05


Blogs : La mère du collégien exclu fait appel au rectorat
L'exclusion définitive d'un élève de troisième du collège Theilhard-de-Chardin de Chamalières (Puy-de-Dôme) continue d'agiter cette banlieue bourgeoise de Clermont-Ferrand.
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La Croix du 25/03/05


Les jeunes s’arrachent les jobs d’été
Le Salon du job d'été, ces jours-ci, a confirmé l'engouement des étudiants pour l'expérience professionnelle. Des jobs rémunérateurs et formateurs
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20 minutes du 25/03/05


Réforme : les élèves occupent les lycées
Après la manifestation, l’occupation. Des dizaines de lycées ont été bloqués ou occupés hier partout en France par des élèves opposés à la loi Fillon sur l’Education, qui devait être définitivement adoptée par les parlementaires. Dans plusieurs établissements, les lycéens avaient installé des barrages filtrants à l’entrée des cours. Des manifestations ont aussi eu lieu dans plusieurs villes.
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A Paris, la lutte des classes ne faiblit pas
Réunis au sein d’un « collectif interécoles », les parents d’élèves de vingt-cinq écoles parisiennes menacées de fermetures de classes à la rentrée ont demandé le soutien de Bertrand Delanoë lors de leur manifestation, prévue le 2 avril. Dans une lettre adressée au maire de Paris et publiée hier, ils expliquent vouloir « obtenir l’annulation des 65 fermetures » prévues par l’académie de Paris.
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Ouest-France du 25/03/05


École : une réforme « juste » pour Fillon
Le ministre de l'Éducation nationale peut être satisfait. Son projet de loi sur l'école a été définitivement adopté, hier, après un long « parcours du combattant ». François Fillon parle d'une réforme « juste et nécessaire »
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Le Monde daté du 25/03/05


"Les blogs adolescents, espaces d'affirmation de soi et de découverte de l'autre"
Olivier Trédan est chercheur en sciences sociales au Marsouin, laboratoire d'étude sur la société de l'information et les usages d'Internet. Il vient de terminer, pour le ministère de la recherche, une étude portant sur 400 blogs dont les auteurs résident en Bretagne
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Polémique sur les distributeurs alimentaires à l'école
Les fabricants de distributeurs automatiques de boissons et produits alimentaires ne désarment pas. Ils veulent obtenir une révision de la loi de santé publique d'août 2004 qui interdit leurs machines dans les établissements scolaires à compter du 1er septembre 2005 afin de lutter contre l'obésité chez les enfants.
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Colonisation : non à l'enseignement d'une histoire officielle
Ce texte est cosigné par Claude Liauzu, professeur émérite à l'université Denis-Diderot - Paris VII ; Gilbert meynier, professeur émérite à l'université de Nancy ; Gérard Noiriel, directeur d'études à l'EHESS ; Frédéric Régent, professeur à l'université des Antilles et de Guyane ; Trinh Van Thao, professeur à l'université d'Aix-en-Provence ; Lucette Valensi, directrice d'études à l'EHESS.


Nous sommes historiens. La loi du 23 février 2005 "portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" a des implications sur l'exercice de notre métier et engage les aspects pédagogiques, scientifiques et civiques de notre discipline.
Son article 4 dispose :"Les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit"...
Il faut abroger d'urgence cette loi : - parce qu'elle impose une histoire officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité ;[…]
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jeudi, mars 24, 2005

Revue de presse du jeudi 24 mars 2005

Il y a des adolescents qui blaguent et qui « débloguent »… Huit collègiens ont été exclus de leurs collèges pour avoir tenu sur des blogs des propos difamatoires envers des professeurs. Les journaux reviennent encore aujourd’hui sur cette affaire.
Autre sujet du jour, la mobilisation des lycéens. Après huit semaines de mobilisation, celle-ci semble s’essouffler (d’après vos quotidiens) d’autant que la loi est votée ce jeudi 24 mars.
Bonne Lecture...
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Libération du 24/03/05


Mouvement lycéen : journée d'action

Alors que le texte de loi de François Fillon sera définitivement adopté cet après-midi par une commission mixte Assemblée-Sénat, les lycéens entendent multiplier toute la journée les occupations d'établissements, les sit-in et les manifestations locales «pour maintenir la pression». Après huit semaines de mobilisation, le mouvement arrive en bout de course.
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Les dangereuses fuites de gros mots des blogs
Au départ, il voulait faire comme les copains : monter son blog, y mettre les photos d'un voyage scolaire à Versailles et raconter des anecdotes. «C'était comme un journal intime dont on ne donne l'adresse qu'aux proches. Je n'avais pas conscience qu'un prof pouvait tomber dessus», reconnaît Julien, 14 ans, récemment expulsé de son collège pour abus de blog (journal diffusé sur l'Internet). Quasiment impossible en théorie, selon les lycéens, de dénicher l'adresse d'un blog particulier dans les méandres du million et demi de skyblogs (les blogs de la radio Skyrock) qui font un tabac chez les collégiens et lycéens. Selon la délégation interministérielle aux usages de l'Internet (Libération d'hier), plus de la moitié d'entre eux animeraient ou participeraient à un blog. Mais une élève a donné l'adresse du blog à la direction du lycée. Laquelle s'est offusquée des propos offensants publiés sur cette page personnelle. L'adolescent préfère parler de phrases sans arrière-pensées pour accompagner des photos volées : «J'ai raconté que quelqu'un avait entendu une prof péter dans les toilettes, qu'une autre était une imbécile heureuse ou qu'elle se faisait tripoter les fesses.»[…]
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La «cognerie» n'a pas d'excuse
Par Didier PEYRAT, magistrat dans le Val-d'Oise

En dépit des moyens humains, matériels et financiers sans précédent alloués à la police nationale depuis plusieurs années, quelques centaines d'individus avaient pu, le 8 mars, lors du défilé lycéen, «descendre» à Paris, s'incruster dans une manifestation pacifique, puis parvenir à la disperser en brutalisant ses jeunes participants, filles ou garçons. Le tout sous les yeux de «forces de l'ordre», installées à proximité, affairées à compter avec un matériel ad hoc le nombre de manifestants ; capables de garder les édifices publics, mais incapables, semble-t-il, de protéger les lycéens contre de flagrantes infractions. Une enquête devrait être organisée pour comprendre le pourquoi de tels dysfonctionnements... En tout cas, il sera difficile d'invoquer la surprise. Le 15 février, lors d'une première manifestation, des violences identiques avaient déjà eu lieu, dans une moindre proportion. Mais surtout : en 1993, puis encore en 1998, des «casseurs» avaient déjà réussi à briser, plus efficacement qu'une compagnie de CRS, des manifestations de lycéens. Depuis quinze ans, à chaque mobilisation étudiante ou lycéenne, le même problème revient.
Une précision : ils ne «cassent» pas, ils cognent. C'est différent. Sommes-nous d'accord pour dire que c'est plus grave ? Ensuite, ils ne cognent pas sur le système, l'Etat, l'échec scolaire ou les injustices. Ils ne bousculent pas des généralités : ils brutalisent des personnes. Des lycéens, des lycéennes, qui, comme ils l'ont remarqué, «ne savent pas se battre».[…]
La solidarité, la fraternité, la liberté de bouger (maintenant de manifester), voilà ce qui est piétiné par les cogneurs. La délinquance violente mine l'être en société, ici, tout de suite. Mais c'est aussi l'avenir qui est en cause, car tout démontre que l'insécurité freine, quand elle ne le détruit pas, le changement social. Agressions et prédations sont dirigées, non contre l'Etat, mais contre des gens. Il ne s'agit pas d'une collision entre «deux mondes», mais de violences exercées par certains individus sur d'autres. Violence qui déchire leur monde commun, et qui créée une fracture à l'intérieur de la jeunesse. Avant de constituer un «trouble à l'ordre public», le vol avec violence, dans l'existence concrète, est un rapport entre un voleur et un volé. Un rapport de domination, choisi par le cogneur, subi par sa victime. Ici aussi, il n'y a pas d'équivalence entre dominant et dominé, ni de honte à manifester clairement ses préférences, y compris par une répression intelligente et conforme au droit.
Il est urgent que les acteurs du mouvement social, y compris les syndicats, se donnent les moyens d'arracher la sécurité aux griffes des sécuritaires. Au pouvoir depuis bientôt trois ans, ces derniers ont réussi à faire baisser «le sentiment d'insécurité» (pour combien de temps ?), pas les atteintes aux personnes, qui ont continué de progresser. Mais il faut également en terminer avec les angélismes grossiers qui traînent encore, empêchant la gauche de construire sa doctrine de sécurité. La férocité des cogneurs n'est pas l'alliée, juste un peu excessive, d'un projet de transformation sociale, mais un adversaire redoutable sur sa route. Sans se confondre, lutte contre l'insécurité civile et lutte contre l'insécurité sociale devront se mener de front. Pas l'une après l'autre.
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Le Figaro du 24/03/05


La violence scolaire se banalise

Contrairement aux idées reçues, la violence dans les établissements scolaires n'est pas cantonnée aux collèges et lycées dits «sensibles», classés en zone d'éducation prioritaire (ZEP).
Selon une enquête effectuée par trois chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 1999 et en 2003 auprès de 16 500 collégiens et lycéens, soit 400 établissements publics et privés, les agressions s'étendraient désormais à tous les établissements, même ceux considérés comme privilégiés.
Une analyse qui s'éloigne de celle de l'Éducation nationale dont les statistiques tendent à montrer que la violence se concentre sur certains établissements (10% des 7 900 établissements du second degré signalant à eux seuls la moitié des 81 000 incidents graves recensés l'an dernier).
Selon l'Inserm, dont les travaux ont été dévoilés hier par La Croix, le nivellement des différences entre établissements s'explique par une augmentation importante de la violence «ordinaire» dans des collèges et lycées autrefois préservés. Si les actes les plus graves, telles que les agressions de professeurs, les utilisations d'armes ou les pratiques incendiaires ont plutôt stagné de 1999 à 2003, les dégradations de biens ont augmenté de 40% et les vols d'objets de 20%.
Première leçon du rapport, les collégiens de ZEP ne seraient pas plus violents que les autres. Les violences physiques entre jeunes tout comme les actes racistes n'y sont pas plus fréquents, affirment les chercheurs. Et si la violence a peu évolué en ZEP entre 1999 et 2003, elle a en revanche tendance à augmenter dans les autres collèges notamment avec des bagarres, de menus vols et des dégradations en hausse.
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L'Humanité du 24/03/05


Mama la lycéenne évite l’expulsion
La jeune fille a obtenu un titre de séjour étudiant. Une étape décisive vers la régularisation.
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Occupation Nuit tranquille à Victor-Hugo
Une heure du matin, le silence s’installe peu à peu dans le gymnase du lycée Victor-Hugo à Paris. L’occupation, votée en assemblée générale dans l’après-midi, se poursuit tranquillement. Après les discussions de la journée, ces lycéens toujours mobilisés contre la loi Fillon - ils étaient une quarantaine vers 21 heures - s’endorment sur les tapis de gym pendant que les plus courageux finissent de mettre au point les affiches à scotcher le lendemain et le tract à diffuser. Si des parents sont là, pour soutenir les lycéens et/ou assurer à l’administration que tout se passera bien, les élèves ont quand même un petit regret : ne pas avoir reçu une participation plus active des professeurs. Quoi qu’il en soit, Léa, Julie, Alix, Louis, Canelle, Pierre, Laure et les autres sont bien décidés à se mobiliser jusqu’au bout contre la réforme.[…]
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Les révoltés d’Albert-Camus
Un mur tapissé de « non ». Non à l’endroit, non à l’envers, non en noir, en bleu, en vert, résultats du référendum que les lycéens ont organisé sur le texte. Celui de François Fillon, bien sûr, projet de loi d’orientation sur l’école que les parlementaires devraient définitivement adopter aujourd’hui. Les élèves d’Albert-Camus, à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, savent bien que les chances sont minimes qu’il en soit autrement. Et craignent, à contrecoeur, que ce 24 mars ne soit celui de leur baroud d’honneur. Aussi veulent-ils faire du barouf. « Pour montrer que le gouvernement ne tient pas compte de notre avis. Que la façon dont il agit, ce n’est pas la démocratie », explique Antoine, grand gars aux boucles brunes, tee-shirt noir et pantalon baggy.
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Le Parisien du 24/03/05


C'est leur dernière manif (payant)
Bon nombre de jeunes du lycée des Pierres-Vives à Carrières-sur-Seine vont sans doute mener aujourd'hui leur dernière manifestation contre le projet Fillon. Les opposants sont un peu amers et désenchantés. La loi sera votée aujourd'hui.
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Blogs : Protestations après l'exclusion de huit lycéens (payant)
PARENTS et jeunes sont outrés après l'exclusion de huit collégiens, ces derniers jours, pour avoir critiqué des professeurs sur leurs blogs (journaux intimes sur Internet).
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La loi Fillon s'appliquera dès septembre (payant)
IL Y AVAIT EU LE DÉBAT sur l'école, la commission Thélot, la phase de concertation lancée par le ministre de l'Education François Fillon, l'annonce de son projet, la fronde enseignante et surtout lycéenne, l'examen du texte par l'Assemblée et le Sénat......
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L es jeunes moins accros à l'alcool, davantage au cannabis (payant)
SOMMES NOUS tous « accros » à quelque chose ? Qui, en France, consomme régulièrement de l'alcool, du tabac, des tranquillisants et des drogues de toutes sortes ? Dans quel contexte, à quel coût et pour quelles conséquences ?
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La Croix du 24/03/05


Rien vu...


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20 minutes du 24/03/05


Quand des collégiens « débloguent »
Pas le droit de tout dire sur son blog. Ces derniers jours, huit collégiens du Val-d’Oise, du Puy-de-Dôme ou de la Somme ont été définitivement exclus pour avoir critiqué leurs profs sur leurs weblogs (journaux intimes sur Internet), provoquant la colère des parents d’élèves et d’un syndicat de lycéens qui dénoncent une mesure « disproportionnée».
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Points clés et points de tension de la réforme scolaire
La loi d’orientation de 1989 engagée par Lionel Jospin laisse sa place au millésime de François Fillon. Le Parlement doit adopter définitivement aujourd’hui, malgré l’hostilité des enseignants et lycéens, la nouvelle loi d’orientation pour l’école. Ces mesures entreront en application pour partie à la rentrée 2005, puis à la rentrée 2006. Voici les points clés.
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La révolution du bac reste au milieu du gué
On verra ça après le référendum sur la Constitution européenne. Juste avant que le projet de loi d’orientation soit examiné par l’Assemblée nationale, le ministre de l’Education a décidé de repousser les discussions sur la réforme du bac. Cette refonte prévoit un renforcement du contrôle continu et un examen final ramené à six épreuves au lieu de douze. Au début de l’année, François Fillon avait constitué un groupe de travail composé de représentants des enseignants, des parents d’élèves et des syndicats de lycéens, avec pour mission de remettre ses conclusions avant le 15 avril. Très vite, les membres du groupe de travail ont dénoncé la précipitation avec laquelle le ministre voulait appliquer la réforme. Depuis, la remise des conclusions a été repoussée au 31 mai.
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Ouest-France du 24/03/05


Rien vu...


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Le Monde daté du 25/03/05


Des élèves exclus pour diffamation sur des blogs
Huit collégiens ont été exclus ces derniers jours pour avoir critiqué des professeurs sur leurs blogs (pages Web personnelles sur Internet), mesures jugées "disproportionnées" par les parents d'élèves et un syndicat lycéen, et peu représentatives pour l'éducation nationale.
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Pour freiner l'essoufflement de la mobilisation, des lycéens occupent leurs établissements
Cela ressemble à un baroud d'honneur. Faute de pouvoir mobiliser des dizaines de milliers de manifestants, les syndicats lycéens ont appelé leurs sympathisants à multiplier les opérations ponctuelles, jeudi 24 mars, pour protester contre l'adoption définitive de la loi Fillon, qui doit être votée par l'Assemblée nationale et le Sénat le même jour. Pour tenter de faire pression sur le gouvernement, ces syndicats, notamment l'UNL (Union nationale lycéenne), le plus important d'entre eux, ont demandé à leurs troupes de diversifier les formes d'action, en proposant l'organisation de sit-in, de référendums et de rassemblements, voire en bloquant des établissements.
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mercredi, mars 23, 2005

Revue de presse du mercredi 23 mars 2005

« La violence s’étend dans les collèges et les lycées » c’est le titre de La Croix. Ce journal consacre un long article à ce sujet en s’appuyant sur une enquête de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) où trois chercheurs ont décortiqué les résultats de l’enquête « Espad » réalisée à l’échelon européen en 1999 et 2003.
Autre danger traité par vos journaux : les sectes. Un autre rapport publié aujourd’hui met l’accent sur les dérives sectaires de mouvement de modes tels que les « gothiques » et aussi sur l’enseignement à domicile qui peut masquer un endoctrinement sectaire.
Enfin, on trouvera plusieurs articles sur le mouvement des lycéens. La dernière forme d’action est l’occupation des locaux. Mais comme le rapporte Libération «Bloquer le lycée, c'est presque un geste de désespoir», dit une lycéenne On nous pousse à nous radicaliser. Pendant ce temps la loi d’orientation finit son parcours parlementaire avec l’adoption d’une version définitive par la Commission mixte paritaire (CMP), qui réunit des députés et des sénateurs. Elle sera proposée au vote de l'Assemblée et du Sénat le 24 mars. La CMP aurait conservé la plupart des amendements adoptés par le Sénat.

Bonne Lecture...
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Libération du 23/03/05


Où les lycéens campent sur leurs positions
Il y a des couvertures sous le préau, une ambiance plutôt festive et un léger parfum d'interdit. Depuis jeudi, des dizaines de lycéens dorment à la belle étoile dans la cour du lycée Jean-Jaurès de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Tous les soirs, le proviseur demande aux élèves de lever le camp. «Pas question», répondent-ils. De l'autre côté du portail, leurs parents se relaient, fournissant nourriture et boisson aux occupants.
Dormir sur place, c'est la forme la plus radicale du «blocage». Votée lors de la dernière assemblée générale de la coordination nationale des lycéens, l'occupation des établissements se veut un relais aux manifestations. A la huitième semaine de mobilisation, le mouvement s'essouffle. Seulement 50 000 à 60 000 manifestants mardi 15 mars pour l'ensemble de la France, contre 165 000 le 8 mars. Et pendant ce temps, le texte de loi du ministre de l'Education franchit les étapes législatives, «sans tenir compte de nous», dénoncent les lycéens. «Bloquer le lycée, c'est presque un geste de désespoir», note une Parisienne. On nous pousse à nous radicaliser.»
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Les blogs lycéens dans la mire des chefs d'établissement.
La guerre aux blogs menace dans les collèges et lycées. Depuis le début du mois, les exclusions définitives se multiplient à l'encontre de jeunes blogueurs de plus en plus nombreux à cogner sur leurs cibles préférées : professeurs et camarades de classe.
Lundi, le collège Teilhard-de-Chardin à Chamalières (Puy-de-Dôme) a décidé le renvoi «d'un élève brillant» mais qui a oublié le langage châtié en évoquant, sur l'Internet, les «petits péteux» et autres «brochettes de poulets» qui l'entourent (dixit le principal). Le tout agrémenté de photos de professeurs accompagnées de propos franchement injurieux. Le cas n'est pas isolé : le 10 mars dernier, trois élèves du collège Henri-Matisse de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) ont été exclus définitivement pour avoir insulté des professeurs sur leur blog. Jeudi dernier, c'est dans un collège privé d'Amiens que trois renvois ont été prononcés.
Loin d'être marginal, le phénomène blog devient contagieux : selon la délégation interministérielle aux usages de l'Internet (DUI), plus d'un élève sur deux dans les collèges et lycées anime ou participe à un blog. Rien de plus facile que de prendre des photos avec son portable et de les publier ensuite avec des légendes au vitriol.
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Enfants et ados cibles des sectes.
Des manifestations de dérives sectaires moins apparentes en 2004, mais qui ont gagné en diversité et en complexité. C'est ce qui ressort du rapport annuel de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) rendu public hier. «Sans être à l'abri de poussées délirantes imprévisibles, notre société paraît mieux protégée que d'autres des débordements», a estimé le président de la Miviludes, Jean-Louis Langlais. Pour autant, la mission pointe des dangers nouveaux. En particulier les pratiques sectaires qui menacent les adolescents, comme les groupes d'inspiration satanique
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Le satanisme, marchepied de l'extrême droite.
Des jeunes un peu paumés en quête d'identité se laissent séduire par une forme de folklore.
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Le Figaro du 23/03/05

Des lycéens irréductibles occupent leurs établissements
Alors que le projet de loi Fillon était examiné hier par la commission mixte paritaire au Sénat, dernière étape avant son adoption définitive demain, la mobilisation des lycéens a pris une forme minoritaire mais radicale depuis la fin de la semaine dernière : le blocage ou l'occupation de lycées. Une ultime tentative de raviver les braises du mouvement. Deux établissements des Hauts-de-Seine ont ainsi été bloqués hier tandis qu'une centaine d'adolescents d'un lycée de Seine-Saint-Denis ont passé leur troisième nuit dans la cour de récréation. D'autres encore ont bloqué l'entrée du lycée Montesquieu de Bordeaux ou celle d'un établissement de Rennes.
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L'Humanité du 23/03/05

La colère lycéenne toujours vive
Éteinte, la colère lycéenne ? Pas complètement. Comme une traînée de poudre, les échos remontent des établissements, qui font entendre une mobilisation toujours vive. En dépit de l’adoption par le Sénat, samedi, du projet d’orientation sur l’école et d’une mobilisation moins forte qu’espérée mardi dernier (moins de 60 000 manifestants contre 162 000 la semaine précédente), des foyers d’opposants au projet Fillon résistent fermement. À Perpignan, près de 500 lycéens se sont retrouvés, hier, pour une manifestation surprise. Idem à Maison-Alfort, dans le Val-de-Marne, où ceux du lycée Eugène-Delacroix étaient près de 150, lundi, à se diriger vers le rectorat. Le Comité d’action lycéenne (CAL), enfin, appelait hier à manifester à Paris.

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Lire un journal, ça s’apprend
La semaine dernière 14 000 établissements scolaires ont bousculé leurs programmes habituels. Et pour cause, du 14 au 19 mars avait lieu la semaine de la presse et des médias dans l’école. Pour cette 16e édition, le groupe de pilotage national (organismes de presse, ministère de l’Éducation nationale et ministère de la Culture) avait choisi pour thème « Diversité des médias, pluralisme des opinions ». Ainsi plus de quatre millions d’élèves, de la maternelle au lycée, ont pu débattre avec des journalistes venus faire partager leur goût pour l’information.
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Le Parisien du 23/03/05

Rien vu… (et en plus c’est payant…)


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La Croix du 23/03/05

Violence ordinaire dans le secondaire
La violence scolaire n’explose pas mais se banalise. Les agressions de la vie quotidienne, dégradations des biens et vols d’objets augmentent beaucoup plus que les actes spectaculaires, comme les agressions de professeurs ou l’utilisation d’armes. Mieux canalisée dans les collèges et lycées réputés sensibles des cités, cette violence que l’on pourrait dire «ordinaire» progresse en revanche sur tous les terrains, des établissements de milieu rural à ceux des centres-villes.
Une enquête que révèle aujourd’hui La Croix apporte un complément d’information extrêmement précieux sur l’augmentation, attestée mais mal identifiée, de la délinquance dite juvénile. Trois chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Marie Choquet, Christine Hassler et Delphine Morin, ont décortiqué les résultats de l’enquête « Espad » réalisée à l’échelon européen en 1999 et 2003. Les résultats avaient déjà été exploités et rendus publics en ce qui concerne les volets toxicomanie ou suicide des adolescents (lire La Croix du 5 novembre 2004). En revanche, les questions portant sur les violences n’avaient pas encore livré leurs secrets. Alors que les analyses du ministère portent sur les actes graves déclarés par l’administration (lire Repères ci-contre), le rapport de l’Inserm, lui, présente pour la première fois un état des lieux à partir des réponses fournies par 16 500 collégiens et lycéens – dont 18 % scolarisés dans le privé – dans 400 établissements publics et privés.
Première leçon de l’enquête : la violence scolaire a certes augmenté entre 1999 et 2003, mais cette évolution est variable selon les types de violence. Près de la moitié des types de comportement étudiés (5 sur 11) connaissent une augmentation et, parmi eux, les dégradations de biens publics ou privés se hissent largement en tête : 22 % des jeunes déclarent en 2003 avoir « abîmé exprès » des biens contre 16 % quatre ans plus tôt. Soit une augmentation de 40 %. Arrivent ensuite les vols d’objets d’une valeur supérieure à 15 ? : la proportion de jeunes avouant cette conduite progresse de deux points, passant de 11 % à 13 %, soit une augmentation de 20 %. Le développement d’équipements tels que les téléphones portables ou les lecteurs de musique explique certainement ce résultat, commentent les auteurs de l’enquête.
En revanche, les violences les plus graves comme l’agression d’un professeur, l’utilisation d’armes, les pratiques incendiaires ou la revente d’objets volés ne progressent pas ou faiblement. Les faits divers tragiques et les récits spectaculaires qu’en font certains médias exacerbent la sensibilité de l’opinion publique à la délinquance juvénile.
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Les jeunes aménagent leur au-delà
S’ils sont de plus en plus nombreux à croire à la vie après la mort, les jeunes imaginent l’au-delà hors des sentiers traditionnels de la religion
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20 minutes du 23/03/05

Inquiétudes sur le satanisme et ses dérives
Le phénomène satanique prend de l’ampleur en France, s’inquiète la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) dans son rapport 2004 dévoilé hier. Sans chiffrer le phénomène, elle souligne que les satanistes « s’exposent à une dérive sectaire ». Habillés et maquillés de noir, ils se retrouvent autour de « références antichrétiennes et antirépublicaines, de goûts musicaux » et d’« un goût prononcé pour la magie et le vampirisme ». Evalués à 4 000, selon Paul Ariès, auteur de Satanisme et vampirisme, le livre noir (Ed. Golias), ils ont profané vingt-trois tombes en France l’an dernier. Le gothisme, mouvement culturel plus modéré et plus répandu chez les jeunes, est une passerelle vers le satanisme, souligne le rapport.
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Les lycéens refusent de rentrer dans le rang
A la veille du vote définitif du projet de loi d’orientation sur l’école, les lycéens ont continué hier de mettre la pression un peu partout en France, à travers de nouvelles formes d’actions destinées à obtenir le retrait de la réforme.
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A Montaigne, ultime souffle d’un mouvement
« C’est une mobilisation symbolique », admet Karl Stoeckel, secrétaire général de l’Union nationale lycéenne (UNL). Devant le lycée Montaigne (6e), un bras de fer désespéré s’est engagé entre les élèves et l’administration. Il est 16 heures hier lorsque la direction du lycée décide d’annuler tous les cours et de ne plus laisser personne entrer dans l’établissement. Furieux, une cinquantaine d’élèves escaladent alors les grilles, pénètrent par la fenêtre dans une salle de classe, et menacent de passer une deuxième nuit sur place. « A cause des casseurs, les manifestations ne motivent plus grand monde, alors on a choisi l’occupation », constate Lucas. « Mais il ne faut pas se leurrer, le mouvement est en train de mourir», ajoute Anouar. Il est en effet trop tard : la loi d’orientation sur l’école a été adoptée au Sénat ce week-end.

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Ouest-France daté du 23/03/05

Les jeunes sont les cibles des sectes
Le phénomène des sectes, en France, ne progresse plus, estime la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Toutefois, la Miviludes met en garde contre certaines dérives dont les premières victimes sont les jeunes.
L'an dernier, 1 200 enfants en âge scolaire étaient, en fait, « instruits » dans leur famille. Depuis 1998, l'Éducation nationale doit évaluer l'enseignement qui leur est donné et veiller à ce qu'ils ne subissent pas un endoctrinement sectaire. 677 contrôles ont été réalisés. Chiffre non négligeable : 10 à 20 % de ces enfants étaient sous « influence sectaire ».
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Le Monde daté du 23/03/05

La mobilisation lycéenne se poursuit pour "maintenir la pression"
La mobilisation lycéenne s'est poursuivie, lundi 21 et mardi 22 mars, avec des fortunes diverses mais aussi une nouvelle forme d'action, le blocage des lycées, alors que l'adoption définitive de la loi Fillon par la commission mixte Assemblée-Sénat devrait avoir lieu jeudi.
La mobilisation n'est pas comparable aux grandes journées nationales de manifestations de février ou de début mars qui ont vu jusqu'à 165 000 lycéens battre le pavé à travers la France. Toutefois, malgré le vote inéluctable de la loi, dont certains points ont même été renforcés par les sénateurs, le noyau dur des opposants continue à demander son abandon, tandis que les organisations lycéennes entendent "maintenir la pression".
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La Mission contre les dérives sectaires s'inquiète de la "progression sensible" du satanisme en France
L.a vague de profanations de cimetières en France a attiré l'attention de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Cet organisme, rattaché aux services du premier ministre, a choisi de consacrer un chapitre de son rapport annuel, rendu public mardi 22 mars, au développement du satanisme en France.
La Miviludes s'inquiète d'une "progression sensible du phénomène". La mode favorise cette évolution : la "vague gothique" est devenue une attitude esthétique "très tendance" chez certains adolescents. La mouvance sataniste serait constituée de "micro-groupes hybrides aux attaches multiples et aux obédiences mal affirmées".
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mardi, mars 22, 2005

Revue de presse du mardi 22 mars 2005

Le Figaro s’intéresse aux blogs des ados et s’inquiète des dérapages de ce nouveau média, entre insultes publiques contre les profs et défoulement mal maîtrisé… Le Parisien s’intéresse à la réforme de l’orthographe et consacre tout un dossier à ce thème. Mais il vous faudra payer pour lire ces articles sur Internet.

Il devient en effet de plus en plus difficile de faire cette revue de presse. Les quotidiens ont entrepris de rénover leurs sites web dans le sens d’une logique marchande. Pour certains les articles ne restent que quelques jours en consultation libre, c’est le cas du Figaro depuis longtemps. Ensuite les archives deviennent payantes. Le Monde semble prendre la même voie. Pour le Parisien, c’est pratiquement toute l'édition électronique qui devient payante à partir d’aujourd’hui. Notons toutefois que 20 minutes avait fait la même tentative, il y a quelque temps et avait dû renoncer devant le mécontentement. Alors n’hésitez pas à vous exprimer auprès des journaux concernés…

Bonne Lecture...
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Libération du 22/03/05


Loi Fillon: le lycée parisien Montaigne occupé.
100 à 200 élèves du lycée Montaigne à Paris occupent leur établissement depuis hier après-midi, pour protester contre la loi Fillon. La tenue des cours n'est pas empêchée.
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Le Figaro du 22/03/05

Sur leurs blogs, les collégiens se déchaînent contre les profs .
La photo d'une femme brune de profil apparaît sur une page Internet, manifestement prise par surprise : «C'est la morue du bahut. Elle est affreuse et conne, cette prof», a commenté un garçon du collège du nord de la France. Ailleurs, sur un autre site, une collégienne arbore un large sourire en gros plan. «Je la hai tro cette fille c trop une petasse», éructe un internaute. Un professeur d'un collège de Gironde a plus de chance : il est «trop super», il «déchire grave, c'est le meilleur prof de géo», s'enthousiasment les élèves.
Depuis quelques mois, le phénomène des blogs, ces journaux intimes mis en ligne sur Internet, illustrés de photos souvent prises à l'insu des «victimes», explose chez les collégiens et les lycéens. Et si certains débordent d'imagination positive, les dérapages sont de plus en plus nombreux.
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Déjà 100 000 étudiants séduits par le PC à un euro par jour.
Malgré de petits ratés au démarrage, le gouvernement se félicite de son initiative pour équiper des étudiants en ordinateurs portables. Entre le lancement du programme «Mon micro-ordinateur WiFi à 1 euro par jour», fin septembre et début janvier, les étudiants ont acheté 100 000 machines, contre 13 000 un an plus tôt, souligne Benoît Sillard, délégué général aux usages de l'Internet. Le chiffre de 150 000 micro-ordinateurs vendus pour les étudiants pour la période universitaire 2004-2005 sera atteint, assure-t-il. Cet objectif sera renouvelé chaque année jusqu'en 2007. L'initiative a été lancée en coopération avec neuf fabricants d'ordinateurs et six banques. Au total, 32 000 prêts, sans frais de dossier, ont été accordés par les banques partenaires.
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L'Humanité du 22/03/05

tribune libre L’après-loi Fillon a commencé
Par Éric Ferrand,adjoint au maire de Paris chargé de la vie scolaire.
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L’adoption par l’Assemblée nationale du « socle commun de connaissances et de compétences » constitue pour notre démocratie un dangereux tournant.
En quelques semaines, du rapport Thélot à la loi Fillon, l’école se retrouve défaite d’une des ambitions les plus ancrées au coeur de notre démocratie : faire accéder le plus grand nombre aux savoirs et à la réussite scolaire.
Qu’il ait pu y avoir, durant un temps, l’esquisse d’un consensus sur cette disposition révèle combien, en matière éducative aussi, le libéralisme triomphant a gagné bien largement les esprits.[…]
Le socle commun des connaissances est le symbole d’un système éducatif tiré vers le bas, qui renonce à l’égalité des chances face au savoir, mais aussi l’habillage conceptuel destiné à maquiller la purge budgétaire à l’oeuvre depuis trois années.
Car d’une certaine manière, avant d’être votée, la loi Fillon est déjà appliquée.Pendant que la commission Thélot inventait les syntagmes et les paradigmes d’une école réduite aux indispensables, le gouvernement Raffarin, lui, supprimait déjà, couperet rectoral en main, les postes d’enseignants et les heures d’enseignement par milliers. […]
il fait peu de doutes que l’objectif poursuivi ne se réalise : réduire le périmètre de l’école, encourager la fuite vers l’enseignement privé, créer les conditions d’une école à plusieurs vitesses, et demain d’une école livrée au commerce.
C’est dire si, de la directive Bolkestein sur la libéralisation des services, à la loi Fillon, la cohérence d’une politique destinée à privatiser le service public de l’éducation paraît évidente.
Et si certains supplient les Français de ne pas « se tromper de colère », comment ces derniers ne pourraient-ils pas faire ce lien, chaque jour plus éclatant, entre une construction européenne d’abord libérale et un système éducatif toujours plus affaibli !
Face à l’obsession qui anime les libéraux de réduire l’école à une peau de chagrin, la gauche doit construire une alternative, en se défaisant de ses vieilles querelles et en replaçant l’égalité d’accès et l’égalité des chances au coeur de son projet éducatif.
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Le Parisien du 22/03/05

Attention ! Le Parisien (comme Le Monde) vient de réformer son site web et propose maintenant un accès payant à la plupart de ses articles. C’est déplorable et c’est le cas du dossier ci-dessous…



Doit-on vraiment réformer l'orthographe ? (articles payants).
Depuis la récente étude révélée par notre journal sur le faible niveau d'orthographe des élèves, la question d'une réforme, douce ou radicale, est plus que jamais d'actualité. Enseignants, linguistes, écrivains, chanteurs : le débat...

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La Croix du 22/03/05

Rien vu… .


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20 minutes du 22/03/05

Rien vu… .


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Ouest-France du 22/03/05

Rien vu… .


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Le Monde daté du 23/03/05

Rien vu… .


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